05 novembre 2009
Air France céde à ses pilotes... MAIS FÂCHE LES AUTRES SALARIES!!
La direction de la compagnie lance une vaste réforme de la sécurité des vols. Les syndicats de pilote ont également obtenu le départ de Gibert Rovetto, directeur général adjoint Opérations aériennes, c'est-à-dire le numéro 3 de la compagnie et patron de la sécurité des vols.
Les pilotes d'Air France ont remporté un round. Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général de la compagnie leur a adressé mercredi soir une lettre d'engagement. Critiqué en interne pour son immobilisme depuis l'accident du vol AF 447 en juin dernier, le patron de la compagnie a accepté d'entériner les demandes des pilotes en matière de sécurité des vols et de tirer les enseignements du drame du vol Rio-Paris.
«La terrible tragédie du vol AF 447 et l'incertitude sur ses causes, en l'absence des enregistreurs est pour beaucoup dans l'émotion qui s'est manifestée ces derniers jours, écrit-il. (…) Rien ne laisse penser qu'il y ait faute de l'équipage, c'est en tout cas mon intime conviction». Pierre-Henri Gourgeon appelle ses pilotes «à réexaminer sans tabou ni exclusive, tout ce qui fait notre sécurité aérienne dans son organisation et dans ses pratiques».
Cette lettre a été écrite pour apaiser les troupes chez Air France. L'ensemble des syndicats de pilotes se sont regroupés en effet pour une sorte d'union sacrée inédite. Motif ? Peser sur la direction de la compagnie. Ils ont même menacé de se tourner vers l'Élysée s'ils n'étaient pas écoutés. Ils ont également été reçus par Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports qui reçoit lui jeudi les familles des victimes de l'AF 447.
Il y avait urgence à discuter. Car Air France a enregistré plusieurs incidents flight ops, c'est-à-dire en vol, ces dernières semaines du fait du non respect des procédures de sécurité par ses pilotes. La rupture de confiance était telle que nos pilotes ne faisaient plus confiance aux instructions de la compagnie», explique un cadre d'Air France.
Dans sa lettre, Pierre-Henri Gourgeon s'engage donc à prendre plusieurs mesures rapidement. Les syndicats de pilotes ont obtenu la création d'une «mission» de suivi de l'audit sur la sécurité que la direction de l'entreprise comptait lancer dans les prochaines semaines. «Cette mission aura un droit de veto sur les personnes qui composeront cet audit, explique Erick Derivry, porte-parole du syndicat national des pilotes de ligne, majoritaire chez Air France. Elle garantira également la transparence et la rigueur de l'audit».
«Rupture de confiance»
Les syndicats de pilote ont également obtenu le départ de Gilbert Rovetto, directeur général adjoint Opérations aériennes, c'est à dire le numéro 3 de la compagnie et patron de la sécurité des vols. Pour pallier son départ, un groupe d'experts, composés de cinq à sept pilotes sera mis en place «dans les prochains jours». Ce comité sera placé directement sous l'autorité de Pierre-Henri Gourgeon et aura pour mission de «prendre toutes les décisions urgentes qui s'imposent pour rétablir un climat de confiance». Le pilote chargé d'animer cette équipe restreinte succédera à Gilbert Rovetto au sein du comité exécutif d'Air France. Aucun nom n'a encore été communiqué.
Officiellement, la direction d'Air France évoque le départ en retraite de Gilbert Rovetto, «programmé depuis le mois de mai». «Mais personne n'est vraiment dupe, commente un cadre de la compagnie. Nous avons constaté une rupture de confiance. Elle devait être symbolisée par le départ des gens qui symbolisent cette rupture».
Selon nos informations, les syndicats de pilotes auraient également demandé le départ de deux autres cadres de la compagnie placés directement sous l'autorité de Gilbert Rovetto: Pierre-Marie Gautron, directeur des opérations aériennes, et Étienne Lichtenberger, directeur de la sécurité de la compagnie. Les deux cadres ont envoyé une lettre fin octobre aux pilotes pour les avertir de cas de non-respect des procédures de sécurité qui auraient entraîné des incidents. Le courrier allait jusqu'à mettre en avant «la surconfiance» des pilotes et «l'impression de bien connaître son avion au point de s'accorder des déviations grossières en pensant maîtriser les risques».
Rendu public, ce courrier a été vécu comme un véritable casus belli par les pilotes d'Air France. Pour l'instant, la direction de la compagnie assure que ses deux cadres «sont toujours en poste».
Cette série de décisions prises dans l'urgence pourrait marquer la fin des turbulences qui agitent Air France depuis plusieurs semaines. Elle souligne une nouvelle fois le poids politique des pilotes au sein de la compagnie. En juin dernier, suite à l'accident du vol AF 447, ce sont eux déjà qui avaient poussé la direction à accélérer le changement des sondes Pitot suspectées d'être à l'origine du drame.
22:13 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 novembre 2009
Air France veut désamorcer le malaise avec ses pilotes, mais pas avec le reste du personnel!!!
Mercredi 4 novembre, Gilbert Rovetto, directeur général adjoint chargé des opérations aériennes et de la sécurité des vols chez Air France, doit rencontrer les organisations syndicales de pilotes de la compagnie. Une réunion destinée avant tout à "pacifier" les relations. "Le malaise ne date pas d'aujourd'hui", déplore Christophe Pesenti, responsable du syndicat Alter, l'un des syndicats de pilotes d'Air France, "mais il s'est amplifié depuis l'accident du Paris-Rio", confirme-t-il.
Pis : au cours des dernières semaines, le débat interne s'est déplacé sur la place publique, par le biais de lettres ouvertes ou transmises aux médias. Deux syndicats minoritaires, SPAF et Alter - qui, depuis la catastrophe, ont fait de la sécurité un axe prioritaire et un outil de communication -, ont envoyé un courrier, le 15 octobre, à Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France.
Dans cette lettre, les deux organisations syndicales menacent de faire grève si la direction d'Air France ne prend pas en compte leurs propositions sur la sécurité des vols. "Nous ne comprenons pas, expliquent-elles, pourquoi, au plus haut niveau de l'entreprise, on ne voit pas la réalité de notre situation."
"Notre organisation est déficiente (...). Les hommes en place aujourd'hui n'ont pas su accompagner le développement de notre entreprise", poursuivent-elles.
Cette accusation n'est pas restée longtemps sans réponse. Le 20 octobre, dans un courrier intitulé "Assez de polémiques et de faux débats sur la sécurité des vols", Pierre-Marie Gautron et Etienne Lichtenberger, respectivement directeur des opérations aériennes et directeur de la sécurité, répondaient aux pilotes sur un ton qu'eux-mêmes qualifiaient d'"inhabituel".
Dans cette lettre, les deux auteurs fustigent en effet les "spécialistes autoproclamés "en sécurité des vols" qui ne cessent de se répandre dans les médias et les casiers des PNT (personnels navigants techniques, c'est-à-dire les pilotes) pour donner leur explication de l'accident alors que les éléments sur lesquels ils s'appuient sont partiels, insuffisants voire totalement erronés".
Ils dressent aussi la liste d'une série d'incidents qui n'ont pas eu de conséquences graves mais auraient pu en avoir, comme par exemple une remise de gaz inappropriée ou une interdiction de décollage non respectée...
Dans ce courrier, il y a surtout une phrase qui, sortie de son contexte, semble faire référence à l'accident du Rio-Paris : "La simple application des procédures prévues aurait permis d'éviter l'événement. Il n'y a pas de procédure à corriger, ni de nouvelle procédure à créer", peut-on lire. La direction dément formellement le lien avec l'accident du vol AF 447. Mais pour de nombreux pilotes, c'est la phrase de trop, celle qui les met implicitement en cause.
"C'est une lettre de management et je l'assume, concède Gilbert Rovetto, même si je ne l'aurais pas rédigée dans ces termes." De ce courrier est née une sorte d'union syndicale. Le SNPL, premier syndicat d'Air France, qui était discret sur le dossier de la sécurité et qui n'appelait pas à la grève, a pris une position très ferme sur ce courrier "inacceptable", qui "cristallise la perte de confiance des pilotes dans la direction de leur entreprise".
Pour Gilbert Rovetto, "l'idéal, lors de cette réunion du 4 novembre, serait de pouvoir calmer le jeu et de ramener le débat en interne".
Commission de veille
La direction s'apprête à faire un certain nombre de propositions, comme la création d'un comité de suivi sur l'audit indépendant sur la sécurité qui devrait bientôt débuter au sein de la compagnie. Cet audit, demandé par le SNPL, devrait commencer dans les semaines qui viennent. Sa durée est estimée à un an.
Mais il n'est pas sûr qu'une telle annonce soit suffisante. Le syndicat Alter, minoritaire chez les pilotes, joue la surenchère et compte bien satisfaire deux revendications prioritaires : la création d'un comité paritaire de réforme chargé de formuler des propositions d'amélioration de la sécurité des vols, ainsi que la création d'une commission permanente et paritaire de veille sur la sécurité des vols.
A la veille de la réunion, ce syndicat affiche son scepticisme. Selon lui, l'annonce de la création d'un comité de suivi sur l'audit est loin de tout régler. "Il y a un problème structurel et culturel dans l'entreprise, affirme M. Pesenti. Un audit convoqué et rémunéré par la direction pourra-t-il arriver à la conclusion que cette direction ne joue pas son rôle, et préconiser un changement ? On en doute fortement."
Suite à cet article de presse la CFDT déplore une nouvelle fois que celà se répande dans la presse, de plus nous n'acceptons plus que TOUTES les organisations syndicales représentants l'ensemble des salariés, ne puissent parler de la sécurité des vols.
Les PNC sont tout autant concernés!!!
Nous rappelons que la CFDT a déjà saisi, sur cette question de la sécurité des vols, le Directeur Général Executif .
21:48 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
CCE EXCEPTIONNEL DU 3 NOVEMBRE 2009
Ce CCE exceptionnel, a été convoqué en application de l’article L.2327-13 du code du travail.
Le point principal à l’ordre du jour était la révocation de l’équipe dirigeante actuelle du CCE, issue des élections de Mars 2007, et l’élection d’un nouveau bureau.
L’équipe dirigeante était constituée, depuis mars 2007, autour d’élu(e)s CFDT sur un projet commun, qui regroupait également des élus FO et CGC. L’objectif était la modernisation du CCE afin qu’il réponde mieux aux attentes des salariés dans le cadre de la solidarité, si importante dans la situation économique actuelle, point essentiel pour la CFDT.
Il y a quelques mois, les syndicats FO et CGC ont décidé de rompre ce pacte de gestion. Ce reniement, selon leur dire, ne remettait pas en cause leur position politique commune à celle de la CFDT !!!
Aujourd’hui avec l’élection d’un Secrétaire Général Pilote d’Air France, les PNT prennent les commandes. Cette coalition hétéroclite, CGC/FO/CGT/SNPL (Syndicat de pilotes) n’a pas présenté de projet commun sur le devenir du CCE.
La CFDT Air France, est inquiète et estime que ce revirement ne doit pas remettre en cause la modernisation déjà engagée. Les élu(e)s CFDT avaient déjà voté un audit financier du CCE, afin de faire toute la transparence sur la réalité de la situation, bien que les comptes soient certifiés par un commissaire aux comptes et un expert comptable. D’ailleurs le cabinet INA, retenu pour cet audit, a déjà commencé son expertise. Il doit rendre ses conclusions en décembre.
Par ailleurs, la CFDT Air France s’interroge sur le fait qu’en pleine situation économique inquiétante pour la compagnie, et entre 2 consultations du CCE sur un Plan de Sauvegarde de l’Emploi pour les personnels au sol, ces syndicats affaiblissent le CCE dont le rôle est essentiel dans la mise en place de ce plan, important pour les salariés du sol et historique pour la compagnie.
La CFDT Air France prendra toutes ses responsabilités, afin que les salariés ne souffrent pas de l’irresponsabilité de certains syndicats, dans le cadre de ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
12:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La crise est profonde
On mesure mal à quel point elle a profondément affecté notre secteur", martèle Jean-Cyril Spinetta, président du conseil d'administration d'Air France et d'Air France-KLM dans le vol de convoyage de l'A380 en direction de Paris, vendredi 30 octobre. Pour M. Spinetta, il n'y a aucun doute : "Non seulement les pertes ne sont pas liées à des erreurs de management mais le fait qu'elles soient limitées démontre (qu'on) a su bâtir un modèle économique robuste."
Ce modèle sera-t-il suffisant pour supporter encore plusieurs mois de baisse d'activité ? Pour l'instant, les derniers chiffres connus de la compagnie franco-néerlandaise ne prêtent pas à l'optimisme. Pour le premier trimestre 2009/2010, le revenu (par siège et par kilomètre) a diminué de 8,1 % en classe économique et de 18,2 % en classe affaires. Sur la même période, Air France-KLM a dégagé une perte nette de 426 millions d'euros. Les analystes tablent désormais sur une perte annuelle de 850 millions d'euros.
Depuis le début de la crise, la compagnie a dû jouer sur certains leviers pour éviter le pire. L'un des premiers a consisté à réduire les capacités : plus l'offre se réduit, mieux la compagnie remplit ses avions.
Cela ne suffit plus aujourd'hui. Des mesures plus structurelles sont nécessaires. A son plan de départ volontaire qui concerne 1 680 salariés, Air France va ajouter la réorganisation de son réseau court et moyen courrier. Un choix qui s'imposait face à la concurrence sur le réseau domestique du TGV et, dans une moindre mesure, des compagnies à bas coût. Air France va aussi supprimer plusieurs liaisons non rentables. Les vols de début et de fin de journée devraient être annulés (au total, une quinzaine de fréquences d'ici à l'été 2010). Ce qui évitera d'immobiliser pour une nuit les avions et fera économiser une nuit d'hôtel à l'équipage.
Progressivement, le service à bord devrait être aussi simplifié. Plusieurs prestations vont devenir payantes, comme le second bagage en classe économique à destination des Etats-Unis ou la restauration. Un modèle économique qui ressemble fort à celui des compagnies à bas coût.
12:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 novembre 2009
AIR France: Gourgeon pourrait être débarqué
Turbulences à Air France où le directeur général exécutif, Pierre-Henri Gourgeon, pourrait être débarqué. Le dossier est entre les mains de l'Élysée.
Pierre-Henri Gourgeon est seul aux commandes d'Air France KLM depuis janvier 2009. Aujourd'hui, il doit affronter la défiance d'une grande partie de son management et des syndicats de pilotes et du personnel navigant.
Maladresses après le crash Rio-Paris
Pierre-Henri Gourgeon n'est paradoxalement pas critiqué sur les difficultés financières d'Air France KLM (ndlr: plombé par la hausse du pétrole, le groupe aérien franco-néerlandais a publié un bénéfice en chute de 59,4% sur le premier trimestre 2008/2009). Le directeur général n'a pas davantage d'opposition sur l'ensemble des mesures conservatoires et de rationalisation annoncées qui font l'objet d'un consensus technique.
En revanche, le crash de l'Airbus A330 entre Rio et Paris (228morts le 1erjuin dernier) a, en quelque sorte, cristallisé les difficiles rapports entre Pierre-Henri Gourgeon et une partie de la direction de la compagnie aérienne. L'ex-numéro2 de Jean-Cyril Spinetta a voulu assumer seul la communication d'après le drame, s'efforçant notamment de protéger Airbus. Il a multiplié les maladresses à l'encontre de son entourage jusqu'à susciter de très fortes réactions contre une méthode de management et un exercice personnalisé du pouvoir.
L'Élysée tenté de remplacer Gourgeon
Vrai patron exécutif d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon s'est toujours refusé de s'adjoindre un numéro2 depuis le départ de Jean-Cyril Spinetta. Conséquence: en l'absence de «fusible», toutes les difficultés et l'irascibilité qui se font jour dans la compagnie se reportent aujourd'hui uniquement sur Gourgeon. Les Néerlandais de KLM observent cette fragilisation du management français à toutes fins utiles.
En France, le dossier est remonté jusqu'à l'Élysée. Selon nos informations, la Présidence de la République serait très tentée par un remplacement de Gourgeon par un tiers extérieur à la compagnie. Un quitte ou double pour ramener de la sérénité et de l'autorité chez Air France KLM, à l'heure où les compagnies aériennes doivent, à nouveau, affronter une probable hausse du pétrole et ceci sans bénéficier des effets d'une reprise économique qui fait encore question.
16:42 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 octobre 2009
HEBERGEMENT LC:
Nous vous informons du changement d'hébergement à Miami à partir du 1er janvier 2010. Le contrat est signé pour 2 ans avec l'Hôtel
Intercontinental.
Vous avez été également nombreux, à nous interpeller sur vos inquiétudes à propos d'un changement d'hébergement à RIO. Nous vous confirmons le maintien de l'hébergement des équipages à l'hôtel Sofitel de Rio. Le contrat est renouvelé jusqu'en mars 2011.
10:48 Publié dans infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 octobre 2009
Cher(e)s collègues Navigants techniques,
La CFDT vous écrit pour vous faire part du profond malaise de l’ensemble des autres salariés de l’entreprise, notamment les PNC, face au déballage médiatique qui fait suite à la catastrophe du vol Rio Paris.
Dans ce genre de situation, passé le choc et le devoir de mémoire, des interrogations légitimes se posent. Aujourd’hui, loin du retour à la sérénité, les sentiments qui se développent pour beaucoup de PNC sont la crainte, l’incompréhension, et le doute.
1. La crainte car toute la lumière n’a pas été faite dans le cadre de l’enquête du BEA.
2. L’incompréhension car cet accident remet en cause tous les fondamentaux évoqués dans nos différentes formations depuis des années,
3. Le doute, car le manque flagrant de transparence dans la communication de la direction, comme l’excès d’information contradictoire, par voie de presse interposée, amènent à inquiéter profondément le PNC.
Vous devez comprendre que le PNC, en vol, s’en remet pleinement à vos connaissances et vos compétences.
Il n’a pas d’autre choix que vous faire confiance, faire confiance à la fiabilité de l’appareil et la qualité de son entretien.
De même, le PNC doit avoir confiance dans la Direction, responsable de l’élaboration des procédures de sécurité des vols.
Si l’un de ces éléments est rompu, le doute s’installe. Malheureusement, les PNC ont le sentiment que ces trois éléments ne sont plus réunis.
Depuis des semaines, suite aux erreurs de communication de la Direction et de certains de vos syndicats, ils se sentent pris en otage.
La perte de confiance des PNC envers tous les acteurs de la chaîne de sécurité des vols se fait sentir de manière flagrante. Elle pourrait aboutir à une crise sans précédent.
Le crédit accordé à la Direction dans sa volonté d’améliorer constamment la sécurité des vols, tout comme la confiance accordée aux compétences de nos pilotes, doit être la pierre angulaire de la cohésion d’équipage, révélatrice de l’esprit de famille, unique à Air France. Malheureusement, les doutes véhiculés dans la presse, finissent par entacher cette conviction.
Il n’est aucunement question par ce courrier d’alimenter les polémiques et de remettre en cause vos compétences et vos formations. Nous n’avons d’ailleurs aucune légitimité à le faire.
L’objectif de cette lettre est de vous faire partager un sentiment, qui peut vous paraître subjectif, mais qui est pourtant bien réel et largement partagé.
La CFDT demande la transparence. L’Entreprise la doit à tous ses salariés qui continuent à travailler dans l’intérêt d’Air France et à assurer la continuité de l’activité.
Nous souhaitons pleinement, dans l’intérêt de la compagnie et de la sécurité des vols, pouvoir réunir autour de la table les représentants syndicaux des deux populations et la Direction, afin de parvenir à surmonter l’épreuve.
La CFDT compte aussi sur vous pour nous expliquer vos positions et participer à ce débat DANS l’Entreprise, sans préjugés ni faux fuyants et dans le respect de chacun.
Toutes les épreuves sont surmontables par le courage, l’ambition et la détermination de tous. Ensemble, recherchons les solutions permettant de renforcer la sécurité, restaurer la confiance commune et réaffirmer la cohésion d’équipage.
.
Vos collègues PNC CFDT
22:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
