09 avril 2008
PENIBILITE au TRAVAIL
Jean Louis Malys, chef de file de la délégation CFDT, revient avec nous sur la séance de négociation du 25 mars.
Y a-t-il eu un changement de position du patronat dans la dernière séance ?
Nous avons trouvé en début de séance un consensus sur les critères de pénibilité, désormais regroupés en trois groupes (contraintes physiques, environnement et rythmes de travail). Nous attendions de voir si le patronat allait faire des propositions sur la réparation qui iraient dans la bonne direction. Mais malgré une ouverture patronale limitée sur les conditions d’accès au dispositif, le texte patronal discuté en séance reste largement insuffisant.
Qu’en est il de la question du financement du dispositif ?
Au cours de la séance, la CFDT a longuement interpellé le patronat sur son absence de volonté affichée de financer, même pour partie, le dispositif de réparation. Or ce refus, si il devait persister, aurait pour conséquence de vider de son sens la prochaine séance de négociation (21 avril) et d’indisposer les pouvoirs publics.
Comment s’annonce la prochaine séance, supposée être conclusive ?
À ce stade de la négociation, nous n'avons plus plus le droit d’être optimiste. Les divergences sont telles sur la question de la réparation que l’issue de la négociation demeure très incertaine. Mais nous continuerons jusqu’au bout à chercher un terrain d’entente, avec entêtement et volontarisme. Certaines organisations syndicales ont d’ores et déjà laissé entendre qu’elles ne participeraient pas à la séance du 21 avril. Mais ce genre d’attitude ne fera pas disparaître le problème. Et si on ne le règle pas maintenant, il pèsera à terme sur les comptes sociaux du pays et ressurgira. Personne ne peut prétendre, maintenant ou demain, enterrer la question de la pénibilité.
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