« ACCORD COLLECTIF GLOBAL | Page d'accueil | FLASH INFO sur les TAXES « GP » »

25 septembre 2007

AIR LIB... LA SUITE

L'ancien P-DG d'Air Lib, Jean-Charles Corbet, a été condamné mardi à quatre ans de prison, dont deux et demi avec sursis, et 300.000 euros d'amende pour des détournements de fonds avant la faillite de cette compagnie aérienne en 2003.

Les juges ont ainsi largement suivi le procureur Marie-Aimée Gaspari, qui l'avait qualifié le 18 juin à l'audience devant le tribunal correctionnel de Paris, de "pillard", avait requis contre lui quatre ans de prison dont deux avec sursis et 300.000 euros d'amende.

Le tribunal a décidé en outre d'interdire à l'ex-PDG d'Air Lib, qui encourait jusqu'à cinq ans de prison pour "abus de biens sociaux et abus de confiance", de diriger une entreprise pendant cinq ans.de90e864fb4166e0345c54235d2a5878.jpg

Jean-Charles Corbet devra en outre payer solidairement avec l'avocat Yves Leonzi, autre prévenu, une partie des 14 millions de dommages et intérêts dus aux liquidateurs de l'ancienne maison-mère d'Air Lib, AOM-Air Liberté, et qui n'avaient pas été déjà mis sous séquestre, soit trois millions d'euros.

"Il est vraisemblable que Jean-Charles Corbet fera appel", a déclaré à la presse Me Xavier Flécheux, avocat de l'ancien dirigeant qui a quitté le tribunal sans faire de déclaration.

"C'est beaucoup d'argent, il n'a certainement pas les moyens de faire face à tout ça", a-t-il ajouté.

Le tribunal a condamné Me Leonzi à 3 ans d'emprisonnement, dont 18 mois fermes, et à une interdiction d'exercer durant deux ans, pour complicité d'abus de confiance, complicité d'abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux, notamment. L'avocat devra également payer une amende de 300.000 euros.

Air Lib, à l'époque la deuxième compagnie aérienne française, a été mise en liquidation en février 2003, ce qui a entraîné la suppression de 3.200 emplois.

Ancien pilote de ligne d'Air France et syndicaliste, le prévenu, 54 ans, avait repris la société en août 2001 avec l'appui du ministre des Transports communiste de l'époque, Jean-Claude Gayssot. La société a fait faillite après avoir reçu 130 millions d'euros de fonds publics.

Le montant des sommes détournées ou abusivement utilisées a été évalué par l'accusation à 24,3 millions d'euros.

Le dossier a montré que le P-DG avait vidé la caisse en montant des sociétés off-shore à l'étranger, qu'il s'était accordé dès son arrivée une prime de "bienvenue" de 785.000 euros (762.000 net) et avait acheté à son épouse une bague d'une valeur de 153.470 euros avec l'argent de la société.

Les commentaires sont fermés.