31 octobre 2008

PNC à 65 ans , JAMAIS !!!!

 

 

 


Roissy CDG, le 31 octobre 2008

 

Communiqué de presse

 

 

 

La FGTE CFDT dépose un préavis de grève national pour l’ensemble des personnels de cabine du transport aérien français pour les 4  5 6 7 et  8 novembre.

 

Un amendement (220) et son sous amendement à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 sont à la source de ce conflit à venir.

 

Sans concertation et malgré les demandes répétées de notre organisation syndicale à ouvrir des négociations sur les modalités de la fin de carrière des personnels de cabine, s’appuyant notamment sur les critères de pénibilité et la spécificité du ce métier ; Les législateurs veulent passer en force pour reculer de 10 années l’âge légal du départ à la retraite,

 

Une dizaine de députés, sous l’influence de groupes de pression,  semblent vouloir imposer à l’ensemble des salariés navigants du transport aérien des modalités de fin de carrière ignorant tout des réalités du terrain.

 

La FGTE CFDT rappelle :

·        que la future législation européenne sur la discrimination par l’âge ne s’imposerait en France qu’à compter de 2012.

·        que des études sur la santé des personnels navigants sont encore en cours au niveau de l’EASA (agence européenne de sécurité aérienne).

·        que les dispositions de reclassement évoquées dans ce texte existent déjà dans les dispositions de départ fixées par le code de l’aviation civile et le code du travail.

 

La FGTE CFDT appelle à la négociation et au retrait de cet  amendement en préalable afin d’établir un dialogue social apaisé autour d’un sujet aussi délicat que l’influence de l’âge sur les compétences en matière de sécurité aérienne, tant pour les passagers que pour la santé des personnels de cabine.

 

La reforme de 2003 sur les retraites introduisait une obligation de négociation intégrant la problématique de  la pénibilité au travail.

La CFDT demande le respect des engagements pris, tant par le gouvernement que par les organisations patronales.

 

 

Thibaut LAVIGNE   Chef de Cabine Principal    

Secrétaire National                                                                                                            

Gérard PETASSE 

Secrétaire Général Union Fédérale Aérien

30 octobre 2008

Travail: Pilotes et hôtesses jusqu'à 65 ans?

Société 29/10/2008 - 18:04

Les personnels navigants commerciaux de l'aviation civile française - pilotes, hôtesses de l'air et stewards - pourront travailler s'ils le souhaitent jusqu'à 65 ans. La commission des Affaires sociales de l'Assemblée a adopté mercredi, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, une série d'amendements UMP en ce sens. Un des amendements stipule que, dans le cas des vols en équipage avec plus d'un pilote, la limite d'âge pour exercer une activité en qualité de pilote ou de copilote du transport aérien public est fixée à 65 ans à la condition qu'un seul des pilotes soit âgé de plus de 60 ans. Un autre amendement prévoit de porter à 65 ans l'âge limite d'activité des hôtesses et stewards qui le souhaitent et leur ouvre un droit à un reclassement au sol à partir de 60 ans. Le code de l'aviation civile fixe par décret l'âge de départ à la retraite à 55 ans pour les hôtesses et stewards et 60 ans pour les pilotes.

25 octobre 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

CFDT Groupe AIR France-SPASAF

 

 

Le 23 octobre 2008

 

 

Le 22 octobre s’est tenu un comité central d’Entreprise. Lors de ce CCE, le Président a exposé la situation générale de l’entreprise. Il a annoncé une croissance nulle, voire négative dans les 3 prochaines années. Dans ce contexte, le Président SPINETTA annoncé 3 pistes d’efforts :

 

  • Identifiée des économies reconductibles
  • Identifier des nouvelles synergies entre AF et KLM
  • L’emploi : 1% de croissance correspond à 600 emplois. La baisse de la croissance de 3% sur 3 ans à Air France, équivaut à la perte de 1800 postes (en plus des 1150 déjà programmés) sans licenciement.

 

Notre syndicat tient a réaffirmer sa fierté d’avoir négocié et signé depuis 6 ans des accords (Accord Triennal de Gestion Prévisionnelle des Emplois ATGPE) qui garanti l’emploi aux salariés d’Air France, même quand l’entreprise a traversé les crises successives du 11 septembre 2001, du SRAS… et que la plupart des autres compagnies aériennes licenciaient voire disparaissaient.

 

Nous prenons acte de l’engagement du Président Spinetta, de respecter scrupuleusement  les engagements de l’ATGPE (Accord Triennal de Gestion Prévisionnelle des Emplois)  jusqu’à son terme, en juillet 2009.

 

Pas de plan de licenciement donc, dans les annonces qui nous ont été faites et qui sont basées sur les hypothèses économiques et sociales connues.

 

Le gouvernement, s’il persiste à vouloir remettre en cause la législation sur les retraites, sur les carrières longues, sur l’âge légal de départ en retraite, sur la cessation d’activité des Hôtesses et Stewards…, va assombrir encore un peu plus les perspectives d’emploi dans les entreprises, dont Air France.

 

La CFDT attend du gouvernement qu’il déploie la même énergie pour traiter les questions économiques et sociales qu’il ne l’a fait pour sauver le système financier.

 

La CFDT a d’ores et déjà obtenu la création d’une commission de veille stratégique, dans le cadre du CCE.

 

L’objectif de la CFDT reste la garantie de l’emploi pour tous les personnels.

 

Pour Le secrétariat National CFDT Groupe Air France

 

Vous trouverez grâce au lien suivant le tract de la CFDT réagissant aux propos du Président en cce 22 octobre.pdf.

23 octobre 2008

Lettre de notre administrateur AF.

 

 

Christian Magne, Administrateur

 

Infos du président Spinetta au CCE du 22 octobre

Mercredi matin, le président Spinetta a fait le point sur l'actualité de notre entreprise devant le Comité Central d'Entreprise. Voici un résumé des points forts sur lesquels je reviendrai dans mon prochain Bulletin. L'article publié à la une des Echos ce matin fait des extrapolations à partir de cette séance d'information d'hier et contient des approximations et des erreurs.

La marge d'exploitation dégagée cette année par Air France sera faible, comparable à celle des années 2001/2002. Les résultats de KLM seront supérieurs aux nôtres, même s'ils s'érodent eux aussi.

Une crise pétrolière, immédiatement suivie d'une crise financière sévère va générer une crise économique qui risque de durer jusqu'en 2010. Avec le resserrement du crédit; les entreprises ne pourront plus financer leurs investissements. L'activité économie générale va en pâtir. Par ricochet, cette situation laisse à penser que la croissance d'Air-France sera nulle, et négative pour d'autres compagnies. Certains indicateurs, dont les réservations font partie, en donnent un avant-goût.

Cependant, dans ce contexte qui concerne toutes les compagnies aériennes et bien que nos tarifs de base augmentent (malgré l'abandon progressif des surcharges carburant), nous continuons à gagner des parts de marché.

Dans une situation de croissance nulle, nos coûts unitaires continuent de croître de 3% par an, c'est pourquoi l'entreprise devra stabiliser ses coûts. Sans cette volonté, les pertes s'accumuleraient rapidement pour devenir un danger dans un ou deux ans.

Les efforts seront conduits dans trois directions :

  • La compagnie a déjà identifié 104 millions d'euros d'économie. 60 à 70 de plus devraient être annoncés prochainement par PH Gourgeon dont une partie seront des économies reconduites d'année en année.

  • De nouvelles synergies sont en cours d'identification et de programmation entre Air France et KLM.

  • Les embauches prévues jusque là seront réduites d'environ 600 par an pendant trois ans.

Nous disposons à ce jour d'un accord triennal direction/syndicats qui protège l'emploi jusqu'en juillet 2009. Il sera scrupuleusement respecté. Le président pense qu'il ne sera pas possible de renouveler une garantie "d'obligation de résultat" dans le futur. Il ne pourrait s'agir, selon lui, que "d'une obligation de moyens". Qui est capable aujourd'hui de mesurer la durée ainsi que la profondeur de la crise et ses conséquences sur nos emplois ? L'équipe dirigeante recalcule actuellement les prévisions avec de nouveaux paramètres.

Austrian Airlines : Air France/KLM ne fera pas d'offre de rachat. L'examen de la compagnie autrichienne très endettée ne présente pas un intérêt manifeste pour notre groupe. Mais toute collaboration n'est pas écartée. D'autre part, J.C Spinetta suppose que Lufthansa n'a pas fait d'offre de rachat d'Austrian Airlines avec un prix ferme.

Alitalia : La CAI, nouvelle compagnie allégée des dettes d'Alitalia, bénéficierait d'un accord entre les syndicats et le gouvernement italiens. Si l'Europe donne son feu vert le 12 novembre, elle pourrait démarrer le 1er décembre. Le président pense qu'il y aurait alors de bonnes chance de devenir son partenaire et prendre une participation dans son capital.

La concurrence de Lufthansa : J.C. Spinetta a rappelé que la compagnie Lufthansa et Swiss réunies sont à peine plus importantes qu'Air France seule. Sur les liaisons Europe-international, elles réalisent 8,9% de part de marché quand nous en faisons 13,8%. La reprise de Brussels Airlines semble au président de faible portée. Quand bien même Lufthansa prendrait-elle un leadership, ce qui n'est pas le cas, son opinion peut se résumer par "mieux vaut être second et gagner de l'argent que vouloir à toutes fins être premier au point d'en perdre."

 

Mon commentaire : Austrian : Air France-KLM a fait un bon choix en ne déposant pas, après étude, une offre sur Austrian Airlines.

Alitalia : Le projet d'une nouvelle Alitalia progresse lentement. Lufthansa fait du forcing pour devenir le partenaire industriel et financier au détriment d'Air France-KLM. Nous avons l'avantage des liens étroits tissés avec Alitalia (dans le cas d'Austrian, c'est Lufthansa qui dispose de cet avantage...).

Lufthansa : Indépendamment de ces deux dossiers, je ne partage pas à 100% la sérénité du président vis à vis du risque de leadership de Lufthansa. D'abord, dans les domaines de l'entretien aéronautique et du cargo, Lufthansa est solide. Elle va renforcer ses liaisons avec l'Afrique grâce à Brussels Airlines. Il y a quelques incertitudes quant au devenir des compagnies SAS et BMI (GB). Seront-elles agrégées un jour à Lufthansa ? Dans ce contexte, il est important de ne pas perdre les liens étroits avec Alitalia.

Crise : Le trafic passager fléchit sous les coups de boutoir de la crise. Ne pas vouloir s'adapter à cette réalité serait une aberration suicidaire. Pour autant, il serait scandaleux que les salariés du groupe paient le prix fort d'une crise qui trouve sa source dans les errements financiers et abus de toutes sortes d'un libéralisme débridé. Un accord en vigueur jusqu'à l'été prochain nous protège de licenciements à caractère économique. Il m'apparait tout à fait regrettable de renoncer, pour le futur, à conserver un accord de ce type.

Emploi : des embauches devaient avoir lieu au cours des trois prochaines années. Ainsi, les mesures d'ajustement évaluées par le président à environ 1800 emplois "en moins", pourraient n'être que le renoncement aux "embauches" prévues. Mais ces chiffres sont liés au nombre de départs en retraites. Or, la visibilité manque sur ces départs. En effet, le droit pourrait évoluer vers une date de départ en retraite "quand le salarié le souhaite", ce qui rend les prévisions de l'entreprise aléatoires et complique la "gestion prévisionnelle des emplois". On peut craindre, par ailleurs qu'il n'y ait pas adéquation concernant la qualification des postes des départs en retraite et les besoins de l'entreprise. D'où une problématique de mobilité qui peut se compliquer de variables géographiques... Bref, si la crise s'installe, voire s'aggrave, l'avenir n'est pas rose. Mais la solidité du groupe et les réserves accumulées lors des années de vaches grasses devraient nous protéger du pire.

 

Revue de Presse... Revue de Presse... Revue de Presse...

 

Air France prévoit une croissance nulle et une baisse des effectifs d'ici à 2011

 

(source Les Echos) jeudi 23 octobre - Le PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, a annoncé hier en comité central d'entreprise une nouvelle révision à la baisse des perspectives de développement des deux compagnies, en prévision d'un ralentissement profond et durable du transport aérien. Le groupe, qui tablait sur 4 % de croissance annuelle pour les prochaines années, prévoit désormais une croissance zéro pour l'exercice en cours, clos le 31 mars prochain, ainsi que pour les deux exercices suivants. Avec à la clef une diminution des effectifs d'Air France, qui pourrait atteindre 3,1 % d'ici à mars 2011.

Le groupe a en effet divisé par deux ses prévisions d'embauches sur trois ans, ramenées à 2.355 recrutements, qui ne couvriront donc plus les départs naturels. Par ailleurs, de nouvelles mesures de réduction des coûts devraient également être annoncées dans les prochaines semaines, qui passeraient notamment par une accélération des synergies entre Air France et KLM. Ces annonces font suite à la brusque détérioration du trafic d'Air France-KLM en septembre, qui se serait encore accentuée début octobre, avec des baisses de l'ordre de 10 % du trafic affaires sur l'Amérique du Nord et l'Asie. Jean-Cyril Spinetta n'a pas caché son pessimisme concernant l'évolution de la situation économique. Le PDG d'Air France-KLM s'est néanmoins dit déterminé à poursuivre le dossier Alitalia. Le groupe pourrait y investir quelque 200 millions d'euros pour une prise de participation de l'ordre de 20 %, si sa candidature était préférée à celle de Lufthansa.

Mon commentaire : Voilà les premiers commentaires de presse concernant l'intervention du président, hier, au CCE. Vous ne devriez en retenir que la tonalité, à peu près juste, car beaucoup des chiffres cités dans l'article sont approximatifs ou erronés.

 

L'heure est à la recomposition dans le secteur aérien européen

 

FRANCFORT (source Reuters, Maria Sheahan) mercredi 22 octobre - Pour les compagnies aériennes européennes, l'heure est aux grandes manœuvres et le monde du transport aérien s'est une nouvelle fois agité mercredi lorsqu'Air France-KLM a laissé passer la date limite pour le dépôt d'une offre sur Austrian Airlines, tandis que Lufthansa s'est retirée des discussions sur le rachat de TUIfly.

Avec British Airways, Air France-KLM et Lufthansa font figure d'ogres dans un marché européen en voie de recomposition, leurs homologues de plus petite envergure n'ayant souvent d'autre choix que d'être rachetés ou disparaître.

Les incertitudes planant sur le rachat d'Austrian ont fait plonger le titre de la compagnie autrichienne, qui a clôturé mardi sur une chute de 30,15%.

Mardi, Air France-KLM a invoqué le contexte économique et financier pour justifier l'absence d'offre ferme, mais n'a pas dit pour autant qu'elle renonçait à un rachat d'Austrian.

Selon une source proche du dossier, Lufthansa a fait une offre sur Austrian mais Die Presse rapporte que la compagnie allemande aurait demandé du temps pour consulter des documents auxquels elle n'aurait pas eu accès.

Par ailleurs, Lufthansa a décidé de ne pas fusionner sa filiale Germanwings avec la compagnie à bas coûts TUIfly, propriété de TUI.

PARTIE D'ÉCHECS

Si Air France-KLM faisait une offre de dernière minute sur Austrian Airlines ou jetait son dévolu sur Alitalia, Lufthansa pourrait répliquer en se développant à l'Est ou sur les lignes italiennes afin de contrer les efforts déployés par le franco-néerlandais.

"Si Lufthansa laisse Alitalia tomber dans les mains d'Air France, Air France récupérera les problèmes d'Alitalia et Lufthansa sera en bonne position pour poursuivre son propre développement, en particulier sur le hub milanais de Malpensa", commente Per-Ola Hellgrenn, analyste de LBBW.

Les deux groupes risquent de devoir jouer une partie d'échecs dans laquelle chaque prise de décision doit tenir compte des mouvements hypothétiques de l'adversaire.

"Il faut accepter que si on prend une décision X, le concurrent choisira la voie Y. Cela donne un certain nombre de combinaisons possibles", poursuit Hellgren.

Selon certains analystes, Air France et Lufthansa pourraient privilégier la piste Austrian Airlines parce qu'elle offre l'avantage de leur assurer immédiatement le contrôle d'une compagnie aérienne.

"Austrian Airlines n'est pas un cas désespéré, ils ont juste échoué dans leur positionnement ces deux dernières années", explique Christopher Kummer, président d'un institut zurichois qui s'occupe de fusion-acquisitions.

British Airways pourrait en revanche passer du statut de prédateur potentiel à celui de proie. Mercredi, l'action de la compagnie britannique a clôturé en hausse de 4,3%, dans un contexte boursier largement baissier, sur des rumeurs faisant état d'un intérêt de Cathay Pacific, un transporteur Hong-Kongais.

 

Austrian Airlines - Cotation suspendue en attendant une annonce

 

VIENNE, 23 octobre (source Reuters) jeudi 23 octobre 09:30 - La Bourse de Vienne a annoncé jeudi avoir suspendu la cotation de la compagnie aérienne Austrian Airlines , en expliquant qu'un important communiqué devrait être publié prochainement concernant la société. Une porte-parole d'Austrian Airlines a déclaré ne pas être au courant d'un tel communiqué.

Le gouvernement de Vienne a lancé le processus de vente des parts de l'Etat dans la compagnie, déficitaire et lourdement endettée.

Mardi, Air France-KLM a déclaré ne pas avoir soumis d'offre de reprise mais rester intéressé. Lufthansa et la compagnie russe S7 passent pour les deux autres possibles repreneurs.

 

Alitalia : "très probable" que l'alliance avec Air France-KLM soit confirmée, selon la presse italienne

 

(source Les echos) jeudi 23 octobre 09:48 - La compagnie aérienne Air France-KLM est la mieux placée pour devenir le partenaire étranger de la nouvelle Alitalia et "il est très probable que leur alliance soit confirmée", affirme jeudi le principal quotidien économique italien, Il Sole-24 Ore.
"Le choix du partenaire étranger n'a pas encore été fait par la Compagnie aérienne italienne (Cai)" qui va reprendre Alitalia. "Cependant, selon des sources politiques fiables, il est très probable que soit confirmée l'alliance avec les franco-hollandais", écrit Il Sole, sans citer ses sources.

Air France-KLM "devrait rentrer avec une participation pouvant atteindre les 20% dans la Cai", affirme le journal.

Quant à Lufthansa, Il Sole-24 Ore indique que le bras de fer entre la compagnie allemande et Air France-KLM pour l'entrée dans la future Alitalia "n'est pas terminé".

Mais les Allemands seraient "pénalisés par leur penchant à bénéficier immédiatement d'un rôle de direction lié à leur souhait d'une forte participation", des "ingrédients qui se concilient mal avec le souhait d'+italianité+ sur lequel se base le plan de reprise de la Cai, voulu par Silvio Berlusconi", estime le journal.

"Les Français se contenteraient de ce qu'un de leur consultant définit comme une +entente cordiale+. Une alliance souple qui, avec le temps, deviendrait de plus en plus forte", selon Il Sole.

Le quotidien affirme également que le plan en discussion "prévoirait qu'Air France devienne acquéreur à 100% de la nouvelle Alitalia après cinq années, voire avant".

Les actionnaires de la Cai se verraient alors offrir non pas de l'argent mais un échange d'actions: "Ce qui donnerait aux 'Italiens' environ 15% de l'énorme groupe Air France-KLM-Nouvelle Alitalia", selon Il Sole-24 Ore.

La Cai a repoussé à fin octobre la validité de son offre préliminaire de reprise des activités de transport de passagers d'Alitalia.

Les actionnaires de la Cai doivent se réunir le 28 octobre afin de changer les statuts de la société et approuver l'augmentation de capital lui permettant de procéder au rachat d'Alitalia, avant de déposer une offre formelle de reprise.

 

La CE accepterait la reprise d'Alitalia, pas le prêt relais

 

MILAN (source Reuters) jeudi 23 octobre - La Commission européenne va approuver le plan de reprise d'Alitalia présenté par un consortium d'investisseurs italiens, mais pas le prêt de 300 millions d'euros accordé par l'Etat, rapporte jeudi le quotidien la Repubblica.

L'organe exécutif de l'Union devrait donner son accord à la mi-novembre au plan de reprise proposé par le groupe CAI tout en imposant certaines conditions, écrit le journal qui cite des sources proches du dossier.

Parmi les exigences de la Commission figure la désignation d'un administrateur indépendant, choisi d'un commun accord avec le gouvernement, chargé de lui faire part à intervalle régulier des progrès de la privatisation de la compagnie aérienne.

Elle devrait également exiger d'Augusto Fantozzi, l'administrateur judiciaire désigné par l'Etat, qu'il vende Alitalia au prix du marché.

La Commission souhaite que le nouveau groupe constitué des actifs rentables vendus à CAI soit séparé de l'ancienne Alitalia, qui restera quant à elle dans le giron de l'Etat.

Elle estime en revanche que le prêt relais de 300 millions d'euros accordé par le gouvernement de Silvio Berlusconi n'est pas conforme aux dispositions du droit européen et le qualifie d'aide d'Etat.

Par ailleurs, selon les données transmises par l'Association européenne des transporteurs aériens, le nombre de passagers ayant emprunté les appareils de la compagnie transalpine a chuté de 28% en septembre en rythme annuel.

 

18 octobre 2008

NOTRE SYSTEME SAUVEGARDE

La démarche de nos 15 syndicats (CFDT, CFTC, CGT, UGICT-CGT, CFE-CGC, FO, CIFO, SNMSAC, SNPL-AF ALPA, SNPNAC, SNPNC, SPAF, UNAC, UNSA, UNSA AERIEN) unis représentant les personnels Sol (Cadres et Employés), PNC, PNT et soutenue par une Pétition qui dépasse aujourd’hui 30 000 signatures, a réussi à sauvegarder le système actuel.

Cette démarche est exemplaire et historique ! La détermination et le sang-froid de l'Intersyndicale nous ont ouvert les portes des ministères concernés (le Cabinet du 1er  ministre, le Budget et les Transports). Au terme de 4 mois de travail collectif, nous avons obtenu la pérennité de cet acquis social.

Tous les personnels du transport aérien français vont bénéficier de ces dispositions. Celles-ci seront traduites dans une nouvelle Circulaire de la Direction de la Sécurité Sociale qui s'imposera aux URSSAF, dés janvier 2009.

Ces  conditions s'appliqueront à tous les billets, avec et sans réservation.

Pour les billets réservés, l'offre tarifaire que la Direction voulait nous imposer le 18 juin dernier est abandonnée et la quasi-totalité des tarifs actuellement en vigueur est maintenue

Pour les billets non réservés, le système actuel est également maintenu. Seules 2 lignes verront leurs tarifs augmenter afin d’éviter une taxation - fiscalisation de l’URSSAF ( Dubaï : +14€ et La Havane : +13€).

Une lettre de cadrage des ministères du Budget et des Transports reçue le 15 octobre détaille le dispositif. La notion d’ « Ayant droits » (famille, partenaires) n’y est pas mentionnée. Si pour la famille et les retraités le problème ne se pose pas, les « Partenaires de voyage » qui ne sont pas reconnus par l’administration fiscale mais qui sont inscrits dans la Convention d’Entreprise imposent à la Direction d’engager prochainement des négociations spécifiques.

L'esprit de responsabilité de nos 15 organisations syndicales unies a permis de faire barrage à la menace que faisait peser le contrôle de l'URSSAF.

Notre action démontre l'importance fondamentale des syndicats pour défendre les intérêts des salariés.

C'est dans ce même état d'esprit, unis et déterminés que nous aborderons les prochaines négociations sur le sujet.

Des informations plus détaillées seront communiquées prochainement.

14 octobre 2008

PRUD'HOMMES 2008

L’intensification et la mauvaise organisation du travail sont à l’origine d’atteintes à la santé d’un grand nombre de salariés. La CFDT agit pour combattre les troubles musculo-squelettiques (TMS) et le stress, mais également pour faire reconnaitre la pénibilité au travail.vie_au_travail.gif
Ce sujet est porté par Jean-Louis MALYS dans le cadre des négociations avec le gouvernement et le MEDEF. Il sera d'ailleurs présent toute la journée du 15 octobre sur la plate-forme de Roissy dans le cadre de la campagne PRUD'HOMMALE 2008.
 
Retrouvez les revendications de la CFDT en téléchargeant le tract ci-contre. 

13 octobre 2008

PROJET PNC: LE VERNIS CRAQUE!

 

Le conflit d’octobre 2007 est encore dans toutes les mémoires : il a révélé, aux yeux de tous, le malaise de l’ensemble du PNC.

Ce conflit fut, sans conteste, un véritable électrochoc pour la Direction d’Air France, qui n’imaginait pas le « dernier maillon de la chaîne » lui claquer ainsi entre les doigts.

L’incompréhension de la situation par l’entreprise révélait son peu de clairvoyance. Air France a dû corriger ses manquements en mettant en place un questionnaire envoyé à l’ensemble des PNC : Le rapport Altédia.

L’objectif avoué de la Direction Générale était de comprendre les raisons qui ont poussé le PNC à faire grève aussi massivement. De ce rapport, et de son analyse, est né le projet PNC.

Sous cette appellation rassurante, sensée prendre en compte tous les « irritants » de notre quotidien afin de les corriger, se cache en réalité un tout autre discours managérial : la notation, l’évaluation par la maîtrise. Et ce sans consultation des organisations syndicales !

En effet, la Direction Générale n’a toujours pas accepté que le PNC se soit rebellé aussi violemment : Elle a donc élaboré une stratégie, afin de mater le PNC récalcitrant : Sous couvert d’une écoute, via le projet PNC, se cache la méthode forte.

Preuve en est, le discours de M. SPINETTA du 30 juillet 2008 (en vidéo sous IPN) sidérant de violence à l’égard de notre population. Nous vous le communiquons en partie au dos de ce tract, mot pour mot.

La traduction rapide de ce flot de propos blessants est que le PNC doit être « surveillé », afin de ne pas tenir des propos, dans les galleys, qu’on entend « tous les jours, tous les matins, tous les soirs ! » : SI TU NE VIENS PAS TRAVAILLER, C’EST PAS GRAVE, Y A LA RESERVE !

En d’autres termes, le PNC est irresponsable et peu enclin au travail ! Ceci nous rappelle les propos tenus, en son temps, par Mme BIDEGAIN : PNC UN METIER LUDIQUE !

La CFDT-PNC ne peut concevoir les rapports sociaux, entre l’entreprise et les organisations syndicales, que dans le cadre d’un respect mutuel. Tel n’est pas le cas !

L’entreprise a décidé d’utiliser la manière forte. Nous en prenons acte et déclenchons sine die la veille sociale, prémisse d’un éventuel conflit. Nous souhaitons dire à la Direction que la notation, c’est d’ores et déjà NON !

DISCOURS DE M. SPINETTA DU 30 JUILLET 2008.

À la question numéro 7 : Responsabilité individuelle, notre Président Directeur Général répond à l’assemblée, mot pour mot :

« …Vous savez, je lis souvent les tracts, j’entends les conversations, on est entre nous, on peut se parler un peu franchement.

Quand il se dit, ici ou là, ben c’est pas grave si tu peux pas venir, viens pas ! Y a une réserve qui est prévue ! C’est pas un sujet ! Bien sûr, que c’est un sujet, c’est un sujet de coûts considérables pour l’entreprise !

Hein ! Alors, ça se dit dans l’entreprise tous les jours ! Tous les matins ! Tous les matins ! Tous les soirs, ça se dit ! Hein !...Si t’as un problème ne viens pas, y a une réserve ! C’est organisé ! Pff… Ça coûte rien à l’entreprise !

Bien sûr que ça coûte ! Bien sûr que ça coûte ! Bien sûr que ça coûte, hein !

Donc, y a aussi les problèmes de comportement personnel ! Hein ! Responsabilité individuelle !

Lorsqu’on veut un destin collectif où l’entreprise, collectivement, assume, je veux dire… On fera pas de licenciement, on se battra pour ça ! On se battra pour maintenir des salaires, et les salaires en progression !

Y a, ensuite, une responsabilité individuelle de chaque salarié, de dire, à partir du moment où y a un espèce de contrat de cette sorte avec l’entreprise, moi en tant que salarié, je dois faire le maximum pour respecter ma partie de contrat ! Et cette logique-là, y a que vous qui pouvez en être le porteur !

Moi, je peux le dire ce matin, mais si c’est pas vous dans les cockpits, quand vous entendez des âneries du type, dans les galleys, : « Ben, viens pas ! C’est pas grave, y a une réserve ! ». Si vous dites pas, attendez, on a pas le droit de dire des choses pareilles, c’est un mensonge ! C’est un mensonge considérable ! C’est raconter aux jeunes et aux moins jeunes, des choses fausses… Les emmener sur une voie sans issue, qui condamne les entreprises !

Si on dit… Ben.. Les absences, prends toutes tes absences, t’as le droit ! C’est mauvais pour l’entreprise, c’est catastrophique !

… Y a des choses, j’espère ne plus entendre dans les galleys ! Hein ! Je veux plus entendre ! Les gens n’oseront plus le dire ! Parce que c’est des mensonges ! Des mensonges éhontés ! Éhontés !... »

-OUI, Monsieur SPINETTA ce sont des mensonges éhontés que de dire des âneries de ce type!

-NON, Monsieur SPINETTA le PNC n’est pas irresponsable !

-NON, Monsieur SPINETTA il ne se dit pas tous les matins, tous les soirs, tous les jours les propos calomnieux que vous tenez !

Le PNC doit être respecté !

06 octobre 2008

Le projet PNC selon Mr SPINETTA!

Nous vous invitons à vous connecter à IPN. Cliquez sous l'onglet dépêches:"archives". Puis  "Discours du Président du 30 juillet 2008" (daté du 5 août 2008). De là allez vers le "lien vidéo". Rendez-vous à la question numéro 7 responsabilité individuelle.

Ouvrez grandes vos oreilles, et écoutez le message fort de notre Président faisant suite au conflit d'octobre 2007. Un discours éloquent décrivant ce qui s'entend dans les galleys: le PNC ne vient pas bosser, parcequ'il y a des réserves!!!

Un discours surréaliste, insultant, qui n'est que le prémice à la mise en place de l'évaluation du PNC par les CCP et C/C.

La CFDT PNC s'est d'ores et déjà manifestée auprès de la Direction pour lui signifier qu'elle refuse catégoriquement toute notation du PNC!!!

Nous vous communiquons notre déclaration communiquée à la Direction, ce jour:

ROISSY le 06/10/08


CFDT-PNC

En préliminaire à la présentation du projet PNC, pour sa partie managériale, la CFDT PNC exprime son incompréhension totale sur la manière dont l’entreprise travaille avec les partenaires sociaux : Elle les a tout bonnement ignorés.

Pire, l’Entreprise profite de l’enquête Altédia de Décembre 2007 pour justifier la mise en œuvre d’un principe de notation qui ne répond en rien aux attentes des PNC. À la question posée « qu’attendez-vous des CC/CCP » : Majoritairement les PNC se sont exprimés sur la nécessité de créer un climat de confiance.

De plus, 84% des 8837 PNC consultés ne sont pas favorables à « l’appréciation des résultats au travail ».

L’appréciation globale de la situation, issue du conflit d’octobre 2007, nous amène à penser que l’entreprise veut tenir ses « troupes » par la force.

D’ailleurs, les propos tenus par Mr Jean-Cyril SPINETTA, lors de son intervention devant les PNC le 30 juillet dernier, sont éloquents :

Concernant la responsabilisation individuelle, nous citons  : « ... je lis souvent les tracts, j’entends les conversations. On est entre nous, on peut se parler franchement. Ça se dit tous les jours, tous les matins, tous les soirs. Si tu as un problème, ne viens pas, y a une réserve, c’est organisé… Il y a des problèmes de comportements personnels… Quand vous entendez des âneries du type, dans les galleys :ne viens pas c’est pas grave, y a une réserve…Si vous ne dites pas :on n’ a pas le droit de dire çà, c’est un mensonge… »

Dans ces conditions la CFDT PNC ne peut que s’opposer fermement à l’évaluation des HST par des CCP ou C/C, alors même que l’entreprise ignore et vilipende ostensiblement l’ensemble des organisations syndicales, et au delà de celles-ci, l’ensemble du PNC.

Nous alertons la Direction, ce jour, afin que celle-ci prenne toute la mesure de la tournure des évènements, qui socialement pourrait s’avérer bien dangereuse.

05 octobre 2008

LETTRE DE L'ADMINISTRATEUR

LETTRE DE L'ADMINISTRATEUR

AIR FRANCE-KLM REPRÉSENTANT

LES SALARIÉS ACTIONNAIRES

Christian MagneAdministrateur 5 octobre 2008

 

 

Mon point de vue sur l'évolution du cours de l'action Air France-KLM

 

Notre action est à 15.075 € vendredi 3 octobre à la clôture.

La moyenne des objectifs de cours des douze principaux analystes est à 17.67 € pour notre action.

Le cours du pétrole est à 93 $.

Le monde des marchés financiers est en ébullition. La crise du subprime continue de faire des ravages et de grandes institutions financières ou para-financières s'écroulent. Chaque jour apporte son lot de catastrophes ou de sauvetages "de justesse". Le gouvernement libéral US nationalise les "mourants", défiant les règles de concurrence loyale qu'il a édictées. Les investisseurs ne savent plus comment réagir et continuent de fuir les marchés actions. Cette crise aura, bien sûr, une fin mais il ne semble pas qu'elle se profile à un horizon visible. Les spécialistes se demandent si le "point bas" des marchés est atteint et beaucoup pensent qu'il ne l'est pas encore.

Les commentaires négatifs des observateurs sur l'activité du transport aérien ne permettent pas d'espérer une remontée significative du cours de notre action, sauf si une baisse sensible et durable du prix du pétrole se confirmait. Aujourd'hui, personne n'est capable de prédire le prix du carburant. Sur le long terme, il sera obligatoirement élevé, mais sous quelques semaines, les évolutions sont imprévisibles.

Une récession aux USA, en Europe et au Japon s'installe en 2008 (récession = deux trimestres successifs de croissance négative). La croissance des pays émergents ralentit (Chine, Inde...).

Quels éléments entrainent une hausse de l'action :

Bons résultats généraux d'Air France-KLM.

Effets à long terme de l'accord UE/USA sur le transatlantique.

Plan triennal d'économies en cours.

Effets favorables sur Air France-KLM de la fusion Delta/Northwest

Quels éléments entrainent une baisse de l'action :

Doutes des analystes financiers sur les perspectives du secteur du transport aérien

Crise de l'immobilier aux USA (effet subprime) et la contamination au secteur financier mondial, dont les marchés actions.

Publication de mauvais résultats ou prévisions économiques.

Tensions géopolitiques.

Événements terroristes ou sanitaires.

Un facteur de hausse ou de baisse sur les marchés actions :

Impact pétrole :

Risques à moyen et long terme :

Résultat des enquêtes sur d'éventuelles ententes tarifaires entre compagnies aériennes sur les lignes Europe/Japon.

Conséquences des démarches de développement durable sur l'économie et le développement du transport aérien.

Effets de la concurrence low cost sur le secteur Moyen-courrier. Développement du hub d'Emirates.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

A bientôt.

Vous pouvez réagir à cette "lettre" ou me poser, par retour, toute question de mon domaine de compétence...

Avertissement : A chaque envoi de cette lettre, plusieurs messages de distribution infructueuse me reviennent. Généralement pour cause de "messagerie pleine".

Si vous êtes de ceux qui n'ont pas reçu ces dernières lettres, un "clic" sur les liens ci-après vous permettra de les retrouver...

Lettre N°146 du

9 septembre 2008

cliquez ici

Lettre N°147 du

17 septembre 2008

cliquez ici

Lettre N°148 du

19 septembre 2008

cliquez ici

Leur contenu, selon le sujet, peut "dater" un peu... merci d'en tenir compte

D'autres infos sur le site www.actionnaireAFsalarie.com

 

Idée :

Cette lettre peut intéresser l'un ou l'autre de vos collègues. Faites-la circuler ? Ceux-ci pourront s'y inscrire pour la recevoir directement en m'envoyant un mail à chmagne@actionnaireAFsalarie.com

Idée encore :

Rappel du numéro vert gratuit "actionnariat salarié Air France-KLM" : 0800 04 2000

C'est à ce numéro qu'une aide pourra vous être apportée si vous rencontrez des difficultés dans la gestion de vos actions Air France-KLM ou de votre épargne salariale. La mise en relation avec HSBC et/ou la Société Générale passe par ce numéro.

Vous pourrez encore obtenir de l'aide par le mail : info.ors.esa@airfrance.fr

Je suis, dans tous les cas, à votre disposition au +33 (0)1 41 56 04 95 (répondeur en cas d'absence).

 

Christian Magne

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

si un jour, vous changez d'adresse e-mail (ex : départ à la retraite), merci de me la transmettre, sinon vous ne recevrez plus ces lettres.

 

Généralement, la hausse du cours du pétrole pousse l'action AF-KLM à la baisse, et vice-versa.Une décision des banques centrales de hausse des taux directeurs a généralement un effet négatif sur les marchés actions et vice-versa.

Revue de Presse...

Revue de Presse... Revue de Presse...  

Spinetta va prendre du recul, Gourgeon futur DG d'Air France-KLM

 

(source Reuters) jeudi 25 septembre - Air France-KLM annonce la dissociation des fonctions de président et de directeur général du groupe, Jean-Cyril Spinetta cédant à partir du 1er janvier 2009 la conduite opérationnelle de la première compagnie aérienne européenne à son actuel directeur général exécutif, Pierre-Henri Gourgeon.

A cette date, Jean-Cyril Spinetta conservera seulement la présidence du conseil d'administration de la holding Air France-KLM et celui de la compagnie Air France tandis que Pierre-Henri Gourgeon deviendra directeur général d'Air France-KLM et directeur général d'Air France.

"Après avoir exercé depuis onze ans cette responsabilité exécutive à la tête d Air France, puis d'Air France-KLM, il m'est apparu nécessaire, alors que nous sommes confrontés à une conjoncture difficile, de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance", déclare Jean-Cyril Spinetta dans un communiqué.

Chez KLM, Peter Hartman reste président du directoire de la compagnie.

Pierre-Henri Gourgeon, 62 ans, est entré dans le groupe Air France en 1993 à la tête de la filiale de restauration en vol Servair avant d'être nommé conseiller à la présidence en 1996, puis d'accéder au poste de directeur général délégué en 1998.

DES DÉFIS CONSIDÉRABLES

Jean-Cyril Spinetta restera dans les mémoires comme le chef d'orchestre du rapprochement d'Air France et de KLM en 2004, une fusion jugée très risquée à l'époque.

Le schéma, qui a maintenu l'indépendance des marques Air France et KLM ainsi que leurs hubs (plates-formes de correspondances) de Roissy et Schipol, est aujourd'hui considéré comme un modèle de réussite par ses concurrentes.

Air France-KLM est aujourd'hui la première compagnie européenne, dispose de la flotte la plus jeune du Vieux continent, et dirige l'alliance Skyteam avec son partenaire américain Delta.

Pierre-Henri Gourgeon arrivera néanmoins aux commandes de l'entreprise dans un contexte particulièrement détérioré, au moment où les prix du pétrole se maintiennent à des niveaux préoccupants et où la crise financière fait craindre un ralentissement économique durable. Sur l'exercice 2007-2008, le bénéfice opérationnel de la société a reculé de 16%.

Le nouveau dirigeant a devant lui des défis considérables : maintenir la place d'Air France-KLM dans un jeu européen orchestré par une vague de restructuration manifeste, résister à la flambée des cours du pétrole à l'heure où les systèmes de couvertures sont de moins en moins efficaces et apporter des réponses concrètes à la concurrence du train à grande vitesse.

Air France-KLM, qui a échoué cette année à prendre le contrôle de son partenaire italien Alitalia, voit par ailleurs sa grande concurrente Lufthansa se positionner sur l'ensemble des grands dossiers du fusions-acquisitions du moment dans le secteur.

La compagnie allemande, en passe de prendre le contrôle de la britannique BMI, a été sollicitée pour étudier un rôle dans le redressement d'Alitalia par un consortium d'investisseur privé. Lufthansa a également présenté une proposition financière pour la participation de 43% que détient l'Etat autrichien dans Austrian Airlines, une opération sur laquelle s'est également manifestée Air France-KLM.

Dans une interview au Nouvel Observateur publiée jeudi, Jean-Cyril Spinetta se déclare convaincu que le paysage du transport aérien sera "profondément différent" fin 2009 de ce qu'il est aujourd'hui. Son successeur est prévenu.

 

Le testament de Spinetta

 

(source Le Nouvel Observateur, Jean-Gabriel Fredet) jeudi 25 septembre - A 65 ans, le PDG d'Air France-KLM passe la main. Il explique comment la compagnie est devenue un leader mondial. Son successeur devrait être son directeur général, Pierre-Henri Gourgeon

Le Nouvel Observateur. - Vous êtes sur le point de quitter votre poste à la tête d'Air France-KLM... Comment envisagez-vous votre succession ?

Jean-Cyril Spinetta. - Après avoir exercé depuis onze ans les responsabilités exécutives à la tête d'Air France puis d'Air France- KLM, je crois sage de prendre du recul tout en restant disponible pour assurer des responsabilités moins opérationnelles. L'une des raisons du bon parcours d'Air France depuis septembre 1997 est certainement la stabilité de la stratégie et de l'action.

Elle est encore plus nécessaire dans une conjoncture mondiale très difficile qui risque de durer. Je crois donc souhaitable de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance. J'ai toujours pensé qu'il ne fallait pas que mon départ soit une rupture. Il appartiendra au conseil d'administration d'en juger mais il me semble que le choix d'un dirigeant de la maison connaissant tous les enjeux du transport aérien et donc immédiatement opérationnel s'impose.

N. O. - L'Etat a-t-il tenté de vous imposer un candidat ?

J.-C. Spinetta. - Cette époque est révolue. Bien sûr, l'Etat ne peut se désintéresser d'une compagnie nationale, surtout dans un secteur aussi stratégique. Les commentateurs seraient surpris s'ils savaient le temps que passent mes homologues, pourtant à la tête de compagnies 100% privées, avec leur gouvernement

N. O. - Les dirigeants de KLM n'auraient-ils pas souhaité une alternance à la tête du groupe ?

J.-C. Spinetta. - Dans le texte que nous avons signé en 2004, il est clairement indiqué que c'est un dirigeant d'Air France qui doit diriger l'entreprise.

N. O. - Entre le prix du pétrole et le choc financier, vous lâchez le manche en pleines turbulences ?

J.-C. Spinetta. - Nous subissons une triple crise : financière, monétaire, énergétique. La flambée du pétrole représente un défi sans précédent. En juin, l'IATA (association des compagnies aériennes) estimait qu'à 130 dollars le baril la facture supplémentaire serait de 70 milliards d'euros pour les compagnies aériennes ! Depuis le baril a baissé, mais il reste à un niveau supérieur de 40% à celui de l'an passé. Ce n'est pas tout : depuis un an, les conditions de financement ont complètement changé. On trouvait encore du crédit autour de 5% il y a un an, aujourd'hui c'est plutôt entre 7% et 8%. En même temps, la demande ralentit... Quand vous cumulez une augmentation brutale des coûts, une demande qui fléchit avec des tarifs revus à la baisse et des restrictions dans l'accès au crédit, la situation est évidemment difficile. Mais AF-KLM aborde cette crise en excellente santé. Le chiffre d'affaires a été multiplié par trois en dix ans. Notre part de marché en Europe est passée de 13% à 26%. Notre endettement est très faible, et notre situation financière est très bonne.

N. O. - Vous avez hérité d'un groupe restructuré, recapitalisé, et d'une conjoncture plutôt favorable !

J.-C. Spinetta. - Pas du tout ! Entre 1998 et 2003, le secteur a connu des chocs majeurs : crise asiatique en 1998, retournement de cycle américain en 2000, crise de l'après- 11-Septembre, épidémie de sras qui a paralysé toute l'Asie au printemps 2003, guerre en Irak... Mais depuis mon arrivée en 1997 jusqu'à aujourd'hui, la seule compagnie aérienne constamment rentable, c'est Air France ! Toutes les autres, sans exception, ont eu des pertes lourdes. Nous avons été plus réactifs pour redéployer nos moyens, nous avons fait des économies, des réductions de coûts importantes, des gains de productivité de l'ordre de 5% à 6% chaque année. Et nous avons également massivement investi : notre flotte, avec des avions qui ont huit ans d'âge moyen, est jeune et sobre en carburant. Nous avons bâti SkyTeam, l'une des deux grandes alliances au monde, faisant jeu égal avec Star Alliance. Et clairement, Air France-KLM y joue, au même titre que Delta Air Lines, un rôle de leader.

N. O. - Les déboires d'Alitalia marquent-ils les débuts de la restructuration profonde du secteur ?

J.-C. Spinetta. - La consolidation du secteur - par disparitions, rapprochements ou fusions - va être rapide, violente. Mais le transport aérien en a besoin. L'existence de compagnies nationales n'a plus de pertinence depuis que les Etats européens ont décidé de construire un grand marché unique. Il faut des grands acteurs européens. C'est la démarche que nous avons suivie avec KLM en 2003; d'autres vont suivre. Il peut y avoir des réticences politiques ou psychologiques à renoncer à sa compagnie porte-drapeau, elles seront balayées par la crise. Je suis convaincu que le paysage du transport aérien en Europe à la fin 2009 sera profondément différent.

N. 0. - A quoi va ressembler cette nouvelle carte du ciel ?

J.-C. Spinetta. - L'Europe, c'est 27 pays et encore plus de compagnies aériennes. Elles vont se rapprocher au sein d'une mosaïque qui n'est pas encore complètement dessinée. British Mdland, le troisième opérateur britannique a déjà conclu un accord pour se vendre à Lufthansa. Iberia se rapproche de British Airways. Finnair vient d'annoncer un plan social, SAS a de grandes difficultés et serait en discussion avec Lufthansa. Fin 2009, il restera trois grands groupes, pas forcément de taille égale, au sein desquels coexisteront plusieurs compagnies ayant aligné leurs stratégies et unifié leur résultat économique.

N. 0. - La place d'Air France-KLM ?

J.-C. Spinetta. - Ce sera certainement l'un des piliers de cette consolidation. Nous avons l'avantage d'avoir anticipé le mouvement en fusionnant il y a cinq ans. Les autres ont préféré attendre, ils vont agir dans la précipitation. Nous avons d'ailleurs créé la référence dans le secteur : Air France-KLM est une entreprise fusionnée, mais KLM existe toujours, avec son nom, sa marque, son dynamisme. Ce modèle est rassurant pour les autres compagnies qui voient qu'il est possible de s'adosser à un grand groupe tout en gardant sa culture et son autonomie.

N. 0. - Comment votre modèle fonctionne-t-il ?

J.-C. Spinetta. - Deux règles simples. D'abord, même si c'est Air France qui a racheté KLM, entre nous, pas de dominant ni de dominé, mais un leader européen et mondial. Investissements, flotte, réseaux, tarifs, alliances : toutes les décisions importantes sont prises de manière concertée. Mais il y a aussi une grande décentralisation pour les problèmes opérationnels, comme l'organisation de Roissy ou de Schiphol.

N. 0. - Tandis qu'Air France a peut-être raté Alitalia, Lufthansa rafle toutes les entreprises qui passent.

J.-C. Spinetta. - Jusqu'où faut-il aller pour racheter des actifs ou des entreprises, dans un contexte aussi rude ? Il va y avoir des occasions, des demandes de rapprochement. Mais le jeu de la consolidation n'est pas un Monopoly. Il faudra être prudent et sélectif, construire des regroupements rentables, et regarder la dot de la mariée : importance du marché national, dette de l'entreprise, climat social, âge de la flotte... Il y a des prétendants qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi...

N. 0. - Vous pensez à Alitalia ?

J.-C. Spinetta. - Certainement pas. D'ailleurs, Alitalia ne souhaite pas une fusion, mais des liens commerciaux forts avec un grand acteur. L'idée est de faire émerger une solution nationale avec un groupe d'investisseurs italiens. Pour l'instant, cette solution achoppe. Le dossier Austrian Airlines est très différent. Le gouvernement autrichien veut vendre sa participation, nous avons fait connaître notre intérêt. Entre nous, il y a une vraie logique de réseaux. Une des faiblesses d'Air France- KLM, c'est sa faiblesse en Europe centrale et orientale, une zone en fort développement où Lufthansa a une position dominante. L'Autriche y a bâti un réseau extrêmement dense et puissant... Bien entendu, nous étudions plusieurs dossiers en même temps. Tous ceux qui sont dans les affaires savent que pour réussir une opération, il faut en étudier dix !

N. 0. - Quand le trafic baisse, est-ce le moment d'accroître son périmètre ?

J.-C. Spinetta. - Je ne crois pas à une baisse durable du trafic. Entre 2001 et 2003 déjà, il n'y a eu aucune croissance du transport aérien. Elle a redémarré fortement en 2004. Je pense que l'on va connaître une stagnation identique, qui va durer aussi quelques années et qu'ensuite le transport aérien retrouvera sa pente de croissance, de l'ordre de 5% par an...

N. 0. - Quelle que soit l'évolution du prix du baril ?

J.-C. Spinetta. - Non, évidemment. Mais je le répète, nos gains de productivité sont élevés. Sur une période longue, de cinq à dix ans, ils compensent l'augmentation du prix du pétrole. Les avions sont de plus en plus performants, de moins en moins gourmands... L'idée selon laquelle les gens pourraient ne plus bouger et prendre leurs vacances là où ils habitent, je n'y crois pas. Peut-être dans les pays développés les gens voyageront-ils un peu moins... Mais il y a de tels relais de croissance : 2,5 milliards de clients potentiels dans les pays émergents vont accéder au voyage... Les échanges vont se multiplier entre ces pays et l'Europe. Bref, le transport aérien va continuer de progresser.

N. 0. - Pour quelles raisons vous lancez-vous dans le ferroviaire ?

J.-C. Spinetta. - Le train à grande vitesse nous oblige à fermer un certain nombre de lignes. Or nous voulons garder le contact avec les clients de ces destinations, continuer à pouvoir faire des offres intégrées Air France à l'ensemble de nos clients qui s'intéressent au Paris-Lyon, par exemple. Perdre le contact représenterait une grave menace. La SNCF le sait bien : si son réseau s'ouvre, il y aura forcément de la concurrence. J'ajoute qu'il n'est jamais mauvais pour une entreprise d'avoir un compétiteur déclaré et identifié ! Il vaut mieux que celui-ci connaisse bien les réalités du marché et ne fasse pas n'importe quoi.

Mon commentaire : JC Spinetta, qui devra quitter l'entreprise au plus tard à 70 ans, dans cinq ans, prépare sa succession. Il laisse à PH Gourgeon le pilotage quotidien de la société et reste le président du Conseil d'Administration d'Air France-KLM et d'Air France. Le binôme Spinetta/Gourgeon fonctionnera désormais avec "un centre de gravité" déplacé mais dans une continuité de management. Cette transition, avalisée par le Conseil d'Administration du 25 septembre auquel j'ai participé, réduit les risques liés aux passages de témoin trop rapides.
Il fournit aussi un modèle, au sein de l'entreprise, de renouvellement en douceur de ses dirigeants.

 

Olympic mise aux enchères

 

(source Aerocontact) jeudi 2 octobre - La Grèce tente une nouvelle fois de vendre sa compagnie aérienne. Le gouvernement a lancé un appel d’offres sur Olympic Airlines le 30 septembre. Celui-ci est valable un mois : les candidats potentiels au rachat ont jusqu’au 31 octobre pour manifester leur intérêt.

Les investisseurs auront ensuite accès aux données de la compagnie grecque afin de préparer une offre contraignante. L’Etat espère que le processus de vente s’achèvera d’ici la fin de l’année. Olympic Airlines sera alors dissoute.

Le transporteur grec a été divisé en trois unités : les services aériens, les services au sol et la maintenance. La partie « opérations aériennes » aura le droit d’utiliser le nom et le logo de la compagnie, récupèrera certains de ses slots et aura la possibilité d’acquérir d’autres biens comme les appareils et les systèmes IT.

Le gouvernement grec va à présent se pencher sur le sort des employés. Ceux-ci ont déjà fait grève pour protester contre la privatisation d’Olympic lorsque l’Union Européenne a approuvé le plan présenté par le gouvernement et ont de nouveau manifesté hier.

Mais la privatisation ne va encore une fois pas être facile. Olympic Airlines cumule deux milliards d’euros de dettes et doit toujours 850 millions d’euros à l’UE, en remboursement d’aides illégales perçues du gouvernement. Elle n’est pas non plus la seule compagnie européenne à chercher un repreneur : Austrian Airlines, SAS et Iberia lui font concurrence

 

Air France : coopération renforcée avec Air Mauritius

 

(source CercleFinance.com) vendredi 3 octobre - Air France annonce avoir signé ce vendredi un nouvel accord portant sur une période initiale de cinq ans et visant à renforcer sa coopération avec la compagnie Air Mauritius.

Ce nouvel accord succède à celui conclu le 21 octobre 1998 et qui portait plus particulièrement sur la desserte entre Paris et Maurice, les deux compagnies exploitant ensemble jusqu'à 17 vols hebdomadaires sans escale entre Maurice et Paris.

Depuis le 1er octobre 2008, l'accord s'étend progressivement à de nouvelles destinations desservies par les deux compagnies. Air Mauritius pourra apposer son code sur les vols Air France en correspondance à Paris-CDG vers l'Europe, Israël et l'Afrique du Nord et, réciproquement, Air France pourra ainsi apposer son code sur les vols Air Mauritius en correspondance à Maurice.

Dans son communiqué, Air France indique qu' " en plus des 24 destinations déjà desservies en propre, Air Mauritius est, dans un premier temps, en mesure de proposer à ses clients des vols quotidiens en partage de code via le hub de Paris-CDG entre Maurice et plus de 35 nouvelles destinations en France, Grande Bretagne, Espagne, Allemagne, Russie, Autriche et Italie. Dans un second temps, d'autres destinations viendront étoffer l'offre d'Air Mauritius alors qu'Air France devrait proposer à ses clients des vols via le hub Maurice sur le réseau d'Air Mauritius dans l'Océan Indien ".

L'accord prévoit également le développement commun et l'harmonisation des différentes gammes de produits et services proposés aux clients des deux compagnies, en vol et au sol, notamment aux aéroports Sir Seewoosagur Ramgoolam - Maurice et de Paris-Charles de Gaulle.

 

British Airways s'inquiète pour ses résultats annuels

 

LONDRES (source Reuters) vendredi 3 octobre - British Airways a prévenu vendredi que ses objectif de résultats annuels risquaient d'être mis à mal par une baisse de fréquentation des classes affaires et Première sur ses vols long-courriers en raison du ralentissement économique.

Cette annonce a fait plonger le titre de la compagnie aérienne britannique de 7,13% à 165 pence.

Dans un communiqué, le transporteur a précisé que son trafic long-courrier, dont la liaison Londres-New York, avait diminué depuis le début de l'été et que les réservations pour les vols à venir souffraient des effets du ralentissement économique et de la crise financière.

La compagnie britannique a indiqué qu'elle visait toujours la rentabilité pour l'année qui s'achèvera en mais 2009.

En septembre, le trafic mesuré en passagers-kilomètres a baissé de 4,8% en rythme annuel. Le coefficient d'occupation a quant à lui baissé de 4,3% tombant à 74%.

 

Alitalia : les pilotes acceptent à leur tour le plan de reprise

(source AFP) samedi 27 septembre - Les pilotes d'Alitalia ont finalement accepté dans la nuit de vendredi à samedi le plan de relance que leur proposaient les repreneurs italiens et le spectre de la faillite de la compagnie aérienne italienne parait désormais conjuré.

Le gouvernement de Silvio Berlusconi qui a pesé de tout son poids sur les négociations a fait part dans un communiqué de sa "pleine satisfaction" pour l'accord obtenu et de sa "gratitude" envers les repreneurs réunis au sein de la Cai (Compagnie Aérienne Italienne).

La CAI, les syndicats confédéraux et les représentants des pilotes (Anpac et Up) ont signé un document en quatre points à l'issue d'une session marathon de négociations de près de quinze heures au siège de la présidence du conseil italien.

Selon cet accord, les 900 commandants de bord d'Alitalia obtiennent d'avoir un contrat de travail de dirigeant, plus avantageux que celui du reste du personnel.

Les pilotes auront le même contrat de travail que les autres catégories de salariés de la nouvelle Alitalia. 1.550 d'entre eux seront employés à plein temps tandis que la Cai a finalement accepté d'en employer 139 autres à temps partiel, ont précisé les syndicats.

L'ancienneté des pilotes leur sera reconnue et les pilotes licenciés (860 au total) seront prioritaires à l'embauche dans la future compagnie.

Seuls désormais les hôtesses et stewards n'ont pas encore accepté les offres des repreneurs mais une réunion avec cette catégorie de personnel est prévue dés lundi.

Après l'accord des pilotes, Alitalia parait quasi-certaine d'être tirée d'affaire.

"Je suis satisfait. C'était le dernier élément important. Finalement la Cai peut démarrer" a commenté Renata Polverini, secrétaire-général de l'UGL, l'un des quatre syndicats confédéraux après la signature de l'accord avec les pilotes.

Parallèlement, les tractations sur une alliance avec une compagnie étrangère ont été également relancées vendredi.

Air France-KLM et sa rivale Lufthansa se livrent à une vive compétition pour entrer dans le capital de la nouvelle compagnie comme actionnaire minoritaire. Le patron de la compagnie aérienne allemande, Wolfgang Mayrhuber, est venu vendredi à Rome à l'invitation du gouvernement italien pour y rencontrer les syndicats.

Lufthansa séduit les entrepreneurs du nord de l'Italie grâce à son organisation en plusieurs "hubs" (plate-forme de transit). Ce type d'organisation leur apparaît comme plus susceptible de relancer le trafic aérien de la future Alitalia également à partir de l'aéroport de Milan-Malpensa, contrairement au plan d'Air France-KLM qui ne prévoit d'utiliser comme "hub" que l'aéroport de Rome-Fiumicino.

Alitalia a évité de justesse le pire cette semaine après l'accord donné jeudi par le plus gros syndicat italien, la CGIL, au plan de sauvetage, à la suite d'une relance surprise des négociations.

Les repreneurs, qui avaient retiré leur offre la semaine dernière, face à l'hostilité de la CGIL et des organisations de pilotes, d'hôtesses et de stewards, l'ont remise sur la table après le oui de la CGIL.

La volte-face de la CGIL est due aux concessions de dernière minute de la Cai sur les rémunérations des personnels au sol, les congés ou le sort des salariés précaires.

Soulagé par ce retour des repreneurs, l'autorité de l'aviation civile italienne a assuré vendredi que les avions d'Alitalia ne risquaient plus d'être cloués au sol dans l'immédiat...

 

Alitalia : Air France a transmis un message d'intérêt au gouvernement

 

(source AFP) mercredi 24 septembre - L'ancien patron d'Alitalia et consultant d'Air France-KLM, Francesco Mengozzi, a transmis mercredi au gouvernement italien un "message d'intérêt" du numéro un de la compagnie franco-néerlandaise, Jean-Cyril Spinetta envers Alitalia, ont affirmé les agences italiennes.

 

Alitalia : Lufthansa fait de la surenchère sur Air France-KLM

 

(source Le Figaro, Richard Heuzé) lundi 29 septembre - Rome. Le projet de Lufthansa, qui préserve l’aéroport de Milan, aurait les faveurs de Berlusconi .

 

Le temps d’un week-end, Lufthansa a renforcé ses chances de devenir le partenaire stratégique de la future Alitalia : l’opérateur allemand se livre à une véritable surenchère pour l’emporter sur Air France-KLM.

Très discrète jusqu’à présent, la compagnie allemande a décidé d’entrer en piste. Son administrateur délégué Wolf­gang Mayrhuber a convié vendredi les leaders syndicaux à un petit déjeuner au siège de l’ambassade d’Allemagne à Rome. Puis il s’est rendu au palais Chigi - le Matignon italien - avant de rencontrer les industriels italiens du consortium CAI, qui va reprendre les 49,9 % d’Alitalia vendus par le Trésor.

Lufthansa se dit prête à prendre 20 % de la nouvelle Alitalia - et même 49 % s’il y est autorisé. Cela malgré sa boulimie d’achats qui la projette sur toute la scène européenne.

La partie n’est pas jouée

Au cœur de son projet : le sort de Malpensa, l’aéroport milanais qui a plombé les comptes d’Alitalia. Alors qu’Air France voulait s’en séparer au profit de Roissy, pour faire de Fiumicino sa tête de pont en Italie, Lufthansa se déclare prête à intégrer Malpensa dans son système d’aéroports, au même titre que ses trois autres « hubs », Zurich, Francfort et Munich.

Une perspective qui séduit syndicats et élus de Lombardie. « C’est moi qui ait dit de contacter Lufthansa », a affirmé hier le leader de la Ligue du Nord Umberto Bossi. Silvio Berlus­coni lui-même a fait comprendre, le 15 septembre, que sa préférence allait à Lufthansa. Avant de se reprendre, par crainte d’indisposer Nicolas Sarkozy, en assurant qu’Air France et British Airways avaient aussi leurs chances.

La partie n’est pas jouée pour autant. Le maire de Rome, Gianni Alemanno, et les élus du centre et du sud penchent toujours pour Air France. Face aux spéculations sur un rachat, tôt ou tard, d’Alitalia par un groupe étranger, Silvio Berlusconi a réaffirmé, hier, qu’une « clause » empêchait les actionnaires de céder la majorité du capital pendant au moins cinq ans. Au-delà, l’« italianité » d’Alitalia ne sera plus assurée.

 

AIR FRANCE-KLM : le PDG a rencontré le consortium italien CAI

 

(source AOF) mercredi 1er octobre - Jean-Cyril Spinetta, le patron d'Air France-KLM, a rencontré mercredi le président de CAI, le consortium d'investisseurs italiens qui s'apprête à reprendre la compagnie en péril Alitalia. Air France-KLM, qui n'a jamais caché son intérêt pour une participation minoritaire dans le transporteur transalpin, aurait rencontré le patron de CAI dans ce sens, selon les informations de l'agence Reuters. M. Spinetta aurait accepté de soutenir les décisions du consortium concernant les plates-formes de correspondance et le réseau "tant que l'efficacité et la rentabilité du projet sont garanties".

 

Alitalia : le partenaire étranger sera Air France-KLM (maire de Rome)

 

(source AFP) jeudi 25 septembre - Le partenaire étranger de la nouvelle Alitalia sera le groupe Air France-KLM, a affirmé jeudi à la presse le maire de Rome, Gianni Alemanno.

Mon commentaire : Que d'informations contradictoires sur le futur partenaire de la nouvelle Alitalia. Le gouvernement italien d'une part et le groupement d'investisseurs d'autre part mettent en compétition AF-KLM et Lufthansa pour obtenir les conditions les plus avantageuses. La ville de Rome, quant à elle, fait pression pour obtenir qu'Alitalia reste centrée sur la capitale, d'où son intérêt marqué pour AF-KLM, laquelle avait affiché sa préférence pour Rome. Au détriment de Lufthansa, que Rome suppose davantage attirée par Milan.

 

Le DG de Lufthansa prône des fusions dans l'aérien en Europe

 

FRANCFORT (source Reuters) jeudi 25 septembre 21:26 - L'heure est aux fusions dans le secteur européen du transport aérien, a déclaré le directeur général de la Lufthansa Wolfgang Mayrhuber à un magazine allemand.

"L'industrie européenne, trop fragmentée, ne peut pas survivre à long terme dans sa forme actuelle", a-t-il dit à FVW, un magazine allemand spécialisé dans le tourisme et dans le secteur du voyage.

"Il faut une solution européenne à ce défi mondial, et cela passe avant tout par une consolidation de notre industrie", a-t-il déclaré.

Il est désormais impossible de financer des accords à des prix trop élevés dans un secteur ou le marges sont si faibles, a-t-il poursuivi.

De nombreuses compagnies aériennes tentent préserver et d'accroître leurs bénéfices dans un contexte marqué par le prix élevé du pétrole et un ralentissement des économies.

Parmi les transporteurs aériens actuellement en vente, figurent l'autrichien Austrian Airlines, ainsi qu'Alitalia qui cherche une solution de rachat depuis plusieurs mois.

"S'ils parviennent à régler leurs problèmes, un 'nouvel Alitalia', aurait ses chances", a commenté Mayrhuber au magazine FVW.

Lufthansa, qui a déjà dit qu'Alitalia était une cible intéressante, à condition que les conditions de vente soient justes, est également en négociations avec le Scandinave SAS, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier.

Lufthansa figure également sur la liste des acheteurs potentiels d'Austrian Airlines. La compagnie allemande a par ailleurs pris récemment 45% de la société mère de Brussels Airlines, avec pour objectif futur de s'emparer de la totalité du groupe belge.

 

Ryanair saisit Bruxelles d'une plainte contre le plan de sauvetage d'Alitalia

 

(source AP) jeudi 2 octobre - Ryanair a porté plainte jeudi auprès de la Commission européenne contre le plan de sauvetage de la compagnie italienne Alitalia.

La compagnie irlandaise à bas coût argue que ce plan équivaut à une aide d'Etat illégale. "C'est le dernier et peut-être le plus flagrant exemple de la façon dont le gouvernement italien fera tout ce qu'il peut pour protéger sa compagnie en déroute", a dénoncé le directeur juridique de Ryanair Jim Callaghan.

Ryanair a accusé la commission européenne de ne pas avoir fait respecter la réglementation sur les aides d'Etat concernant les compagnies Olympic en Grèce, Air France en France et Lufthansa en Allemagne. La compagnie irlandaise menace de saisir les tribunaux européens si Bruxelles donne son feu vert au plan de sauvetage d'Alitalia.

Un groupe d'investisseurs italiens doit reprendre la compagnie nationale dont l'Etat italien détient 49,9% du capital. Le plan prévoit que le groupe injecte un milliard d'euros dans la compagnie, se débarrasse de ses actifs non rentables et la fusionne avec la deuxième compagnie italienne, Air One. Ils recherchent également une alliance avec une compagnie étrangère.

 

AIR FRANCE-KLM : Capital Research & Management détient 5,08%

 

PARIS (source Dow Jones) lundi 29 septembre - La société Capital Research and Management Company, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a franchi en hausse les seuils de 5% du capital et des droits de vote de Air France KLM et détient désormais 5,08% du capital et des droits de vote du groupe, selon un avis publié lundi sur le site Internet de l'Autorité des marchés financiers.

Capital Research and Management Company n'était pas mentionnée en tant qu'actionnaire dans le dernier document de référence de Air France KLM.

 

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