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Spinetta va prendre du recul, Gourgeon futur DG d'Air France-KLM
(source Reuters) jeudi 25 septembre - Air France-KLM annonce la dissociation des fonctions de président et de directeur général du groupe, Jean-Cyril Spinetta cédant à partir du 1er janvier 2009 la conduite opérationnelle de la première compagnie aérienne européenne à son actuel directeur général exécutif, Pierre-Henri Gourgeon.
A cette date, Jean-Cyril Spinetta conservera seulement la présidence du conseil d'administration de la holding Air France-KLM et celui de la compagnie Air France tandis que Pierre-Henri Gourgeon deviendra directeur général d'Air France-KLM et directeur général d'Air France.
"Après avoir exercé depuis onze ans cette responsabilité exécutive à la tête d Air France, puis d'Air France-KLM, il m'est apparu nécessaire, alors que nous sommes confrontés à une conjoncture difficile, de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance", déclare Jean-Cyril Spinetta dans un communiqué.
Chez KLM, Peter Hartman reste président du directoire de la compagnie.
Pierre-Henri Gourgeon, 62 ans, est entré dans le groupe Air France en 1993 à la tête de la filiale de restauration en vol Servair avant d'être nommé conseiller à la présidence en 1996, puis d'accéder au poste de directeur général délégué en 1998.
DES DÉFIS CONSIDÉRABLES
Jean-Cyril Spinetta restera dans les mémoires comme le chef d'orchestre du rapprochement d'Air France et de KLM en 2004, une fusion jugée très risquée à l'époque.
Le schéma, qui a maintenu l'indépendance des marques Air France et KLM ainsi que leurs hubs (plates-formes de correspondances) de Roissy et Schipol, est aujourd'hui considéré comme un modèle de réussite par ses concurrentes.
Air France-KLM est aujourd'hui la première compagnie européenne, dispose de la flotte la plus jeune du Vieux continent, et dirige l'alliance Skyteam avec son partenaire américain Delta.
Pierre-Henri Gourgeon arrivera néanmoins aux commandes de l'entreprise dans un contexte particulièrement détérioré, au moment où les prix du pétrole se maintiennent à des niveaux préoccupants et où la crise financière fait craindre un ralentissement économique durable. Sur l'exercice 2007-2008, le bénéfice opérationnel de la société a reculé de 16%.
Le nouveau dirigeant a devant lui des défis considérables : maintenir la place d'Air France-KLM dans un jeu européen orchestré par une vague de restructuration manifeste, résister à la flambée des cours du pétrole à l'heure où les systèmes de couvertures sont de moins en moins efficaces et apporter des réponses concrètes à la concurrence du train à grande vitesse.
Air France-KLM, qui a échoué cette année à prendre le contrôle de son partenaire italien Alitalia, voit par ailleurs sa grande concurrente Lufthansa se positionner sur l'ensemble des grands dossiers du fusions-acquisitions du moment dans le secteur.
La compagnie allemande, en passe de prendre le contrôle de la britannique BMI, a été sollicitée pour étudier un rôle dans le redressement d'Alitalia par un consortium d'investisseur privé. Lufthansa a également présenté une proposition financière pour la participation de 43% que détient l'Etat autrichien dans Austrian Airlines, une opération sur laquelle s'est également manifestée Air France-KLM.
Dans une interview au Nouvel Observateur publiée jeudi, Jean-Cyril Spinetta se déclare convaincu que le paysage du transport aérien sera "profondément différent" fin 2009 de ce qu'il est aujourd'hui. Son successeur est prévenu.
Le testament de Spinetta
(source Le Nouvel Observateur, Jean-Gabriel Fredet) jeudi 25 septembre - A 65 ans, le PDG d'Air France-KLM passe la main. Il explique comment la compagnie est devenue un leader mondial. Son successeur devrait être son directeur général, Pierre-Henri Gourgeon
Le Nouvel Observateur. - Vous êtes sur le point de quitter votre poste à la tête d'Air France-KLM... Comment envisagez-vous votre succession ?
Jean-Cyril Spinetta. - Après avoir exercé depuis onze ans les responsabilités exécutives à la tête d'Air France puis d'Air France- KLM, je crois sage de prendre du recul tout en restant disponible pour assurer des responsabilités moins opérationnelles. L'une des raisons du bon parcours d'Air France depuis septembre 1997 est certainement la stabilité de la stratégie et de l'action.
Elle est encore plus nécessaire dans une conjoncture mondiale très difficile qui risque de durer. Je crois donc souhaitable de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance. J'ai toujours pensé qu'il ne fallait pas que mon départ soit une rupture. Il appartiendra au conseil d'administration d'en juger mais il me semble que le choix d'un dirigeant de la maison connaissant tous les enjeux du transport aérien et donc immédiatement opérationnel s'impose.
N. O. - L'Etat a-t-il tenté de vous imposer un candidat ?
J.-C. Spinetta. - Cette époque est révolue. Bien sûr, l'Etat ne peut se désintéresser d'une compagnie nationale, surtout dans un secteur aussi stratégique. Les commentateurs seraient surpris s'ils savaient le temps que passent mes homologues, pourtant à la tête de compagnies 100% privées, avec leur gouvernement
N. O. - Les dirigeants de KLM n'auraient-ils pas souhaité une alternance à la tête du groupe ?
J.-C. Spinetta. - Dans le texte que nous avons signé en 2004, il est clairement indiqué que c'est un dirigeant d'Air France qui doit diriger l'entreprise.
N. O. - Entre le prix du pétrole et le choc financier, vous lâchez le manche en pleines turbulences ?
J.-C. Spinetta. - Nous subissons une triple crise : financière, monétaire, énergétique. La flambée du pétrole représente un défi sans précédent. En juin, l'IATA (association des compagnies aériennes) estimait qu'à 130 dollars le baril la facture supplémentaire serait de 70 milliards d'euros pour les compagnies aériennes ! Depuis le baril a baissé, mais il reste à un niveau supérieur de 40% à celui de l'an passé. Ce n'est pas tout : depuis un an, les conditions de financement ont complètement changé. On trouvait encore du crédit autour de 5% il y a un an, aujourd'hui c'est plutôt entre 7% et 8%. En même temps, la demande ralentit... Quand vous cumulez une augmentation brutale des coûts, une demande qui fléchit avec des tarifs revus à la baisse et des restrictions dans l'accès au crédit, la situation est évidemment difficile. Mais AF-KLM aborde cette crise en excellente santé. Le chiffre d'affaires a été multiplié par trois en dix ans. Notre part de marché en Europe est passée de 13% à 26%. Notre endettement est très faible, et notre situation financière est très bonne.
N. O. - Vous avez hérité d'un groupe restructuré, recapitalisé, et d'une conjoncture plutôt favorable !
J.-C. Spinetta. - Pas du tout ! Entre 1998 et 2003, le secteur a connu des chocs majeurs : crise asiatique en 1998, retournement de cycle américain en 2000, crise de l'après- 11-Septembre, épidémie de sras qui a paralysé toute l'Asie au printemps 2003, guerre en Irak... Mais depuis mon arrivée en 1997 jusqu'à aujourd'hui, la seule compagnie aérienne constamment rentable, c'est Air France ! Toutes les autres, sans exception, ont eu des pertes lourdes. Nous avons été plus réactifs pour redéployer nos moyens, nous avons fait des économies, des réductions de coûts importantes, des gains de productivité de l'ordre de 5% à 6% chaque année. Et nous avons également massivement investi : notre flotte, avec des avions qui ont huit ans d'âge moyen, est jeune et sobre en carburant. Nous avons bâti SkyTeam, l'une des deux grandes alliances au monde, faisant jeu égal avec Star Alliance. Et clairement, Air France-KLM y joue, au même titre que Delta Air Lines, un rôle de leader.
N. O. - Les déboires d'Alitalia marquent-ils les débuts de la restructuration profonde du secteur ?
J.-C. Spinetta. - La consolidation du secteur - par disparitions, rapprochements ou fusions - va être rapide, violente. Mais le transport aérien en a besoin. L'existence de compagnies nationales n'a plus de pertinence depuis que les Etats européens ont décidé de construire un grand marché unique. Il faut des grands acteurs européens. C'est la démarche que nous avons suivie avec KLM en 2003; d'autres vont suivre. Il peut y avoir des réticences politiques ou psychologiques à renoncer à sa compagnie porte-drapeau, elles seront balayées par la crise. Je suis convaincu que le paysage du transport aérien en Europe à la fin 2009 sera profondément différent.
N. 0. - A quoi va ressembler cette nouvelle carte du ciel ?
J.-C. Spinetta. - L'Europe, c'est 27 pays et encore plus de compagnies aériennes. Elles vont se rapprocher au sein d'une mosaïque qui n'est pas encore complètement dessinée. British Mdland, le troisième opérateur britannique a déjà conclu un accord pour se vendre à Lufthansa. Iberia se rapproche de British Airways. Finnair vient d'annoncer un plan social, SAS a de grandes difficultés et serait en discussion avec Lufthansa. Fin 2009, il restera trois grands groupes, pas forcément de taille égale, au sein desquels coexisteront plusieurs compagnies ayant aligné leurs stratégies et unifié leur résultat économique.
N. 0. - La place d'Air France-KLM ?
J.-C. Spinetta. - Ce sera certainement l'un des piliers de cette consolidation. Nous avons l'avantage d'avoir anticipé le mouvement en fusionnant il y a cinq ans. Les autres ont préféré attendre, ils vont agir dans la précipitation. Nous avons d'ailleurs créé la référence dans le secteur : Air France-KLM est une entreprise fusionnée, mais KLM existe toujours, avec son nom, sa marque, son dynamisme. Ce modèle est rassurant pour les autres compagnies qui voient qu'il est possible de s'adosser à un grand groupe tout en gardant sa culture et son autonomie.
N. 0. - Comment votre modèle fonctionne-t-il ?
J.-C. Spinetta. - Deux règles simples. D'abord, même si c'est Air France qui a racheté KLM, entre nous, pas de dominant ni de dominé, mais un leader européen et mondial. Investissements, flotte, réseaux, tarifs, alliances : toutes les décisions importantes sont prises de manière concertée. Mais il y a aussi une grande décentralisation pour les problèmes opérationnels, comme l'organisation de Roissy ou de Schiphol.
N. 0. - Tandis qu'Air France a peut-être raté Alitalia, Lufthansa rafle toutes les entreprises qui passent.
J.-C. Spinetta. - Jusqu'où faut-il aller pour racheter des actifs ou des entreprises, dans un contexte aussi rude ? Il va y avoir des occasions, des demandes de rapprochement. Mais le jeu de la consolidation n'est pas un Monopoly. Il faudra être prudent et sélectif, construire des regroupements rentables, et regarder la dot de la mariée : importance du marché national, dette de l'entreprise, climat social, âge de la flotte... Il y a des prétendants qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi...
N. 0. - Vous pensez à Alitalia ?
J.-C. Spinetta. - Certainement pas. D'ailleurs, Alitalia ne souhaite pas une fusion, mais des liens commerciaux forts avec un grand acteur. L'idée est de faire émerger une solution nationale avec un groupe d'investisseurs italiens. Pour l'instant, cette solution achoppe. Le dossier Austrian Airlines est très différent. Le gouvernement autrichien veut vendre sa participation, nous avons fait connaître notre intérêt. Entre nous, il y a une vraie logique de réseaux. Une des faiblesses d'Air France- KLM, c'est sa faiblesse en Europe centrale et orientale, une zone en fort développement où Lufthansa a une position dominante. L'Autriche y a bâti un réseau extrêmement dense et puissant... Bien entendu, nous étudions plusieurs dossiers en même temps. Tous ceux qui sont dans les affaires savent que pour réussir une opération, il faut en étudier dix !
N. 0. - Quand le trafic baisse, est-ce le moment d'accroître son périmètre ?
J.-C. Spinetta. - Je ne crois pas à une baisse durable du trafic. Entre 2001 et 2003 déjà, il n'y a eu aucune croissance du transport aérien. Elle a redémarré fortement en 2004. Je pense que l'on va connaître une stagnation identique, qui va durer aussi quelques années et qu'ensuite le transport aérien retrouvera sa pente de croissance, de l'ordre de 5% par an...
N. 0. - Quelle que soit l'évolution du prix du baril ?
J.-C. Spinetta. - Non, évidemment. Mais je le répète, nos gains de productivité sont élevés. Sur une période longue, de cinq à dix ans, ils compensent l'augmentation du prix du pétrole. Les avions sont de plus en plus performants, de moins en moins gourmands... L'idée selon laquelle les gens pourraient ne plus bouger et prendre leurs vacances là où ils habitent, je n'y crois pas. Peut-être dans les pays développés les gens voyageront-ils un peu moins... Mais il y a de tels relais de croissance : 2,5 milliards de clients potentiels dans les pays émergents vont accéder au voyage... Les échanges vont se multiplier entre ces pays et l'Europe. Bref, le transport aérien va continuer de progresser.
N. 0. - Pour quelles raisons vous lancez-vous dans le ferroviaire ?
J.-C. Spinetta. - Le train à grande vitesse nous oblige à fermer un certain nombre de lignes. Or nous voulons garder le contact avec les clients de ces destinations, continuer à pouvoir faire des offres intégrées Air France à l'ensemble de nos clients qui s'intéressent au Paris-Lyon, par exemple. Perdre le contact représenterait une grave menace. La SNCF le sait bien : si son réseau s'ouvre, il y aura forcément de la concurrence. J'ajoute qu'il n'est jamais mauvais pour une entreprise d'avoir un compétiteur déclaré et identifié ! Il vaut mieux que celui-ci connaisse bien les réalités du marché et ne fasse pas n'importe quoi.
Mon commentaire : JC Spinetta, qui devra quitter l'entreprise au plus tard à 70 ans, dans cinq ans, prépare sa succession. Il laisse à PH Gourgeon le pilotage quotidien de la société et reste le président du Conseil d'Administration d'Air France-KLM et d'Air France. Le binôme Spinetta/Gourgeon fonctionnera désormais avec "un centre de gravité" déplacé mais dans une continuité de management. Cette transition, avalisée par le Conseil d'Administration du 25 septembre auquel j'ai participé, réduit les risques liés aux passages de témoin trop rapides.
Il fournit aussi un modèle, au sein de l'entreprise, de renouvellement en douceur de ses dirigeants.
Olympic mise aux enchères
(source Aerocontact) jeudi 2 octobre - La Grèce tente une nouvelle fois de vendre sa compagnie aérienne. Le gouvernement a lancé un appel d’offres sur Olympic Airlines le 30 septembre. Celui-ci est valable un mois : les candidats potentiels au rachat ont jusqu’au 31 octobre pour manifester leur intérêt.
Les investisseurs auront ensuite accès aux données de la compagnie grecque afin de préparer une offre contraignante. L’Etat espère que le processus de vente s’achèvera d’ici la fin de l’année. Olympic Airlines sera alors dissoute.
Le transporteur grec a été divisé en trois unités : les services aériens, les services au sol et la maintenance. La partie « opérations aériennes » aura le droit d’utiliser le nom et le logo de la compagnie, récupèrera certains de ses slots et aura la possibilité d’acquérir d’autres biens comme les appareils et les systèmes IT.
Le gouvernement grec va à présent se pencher sur le sort des employés. Ceux-ci ont déjà fait grève pour protester contre la privatisation d’Olympic lorsque l’Union Européenne a approuvé le plan présenté par le gouvernement et ont de nouveau manifesté hier.
Mais la privatisation ne va encore une fois pas être facile. Olympic Airlines cumule deux milliards d’euros de dettes et doit toujours 850 millions d’euros à l’UE, en remboursement d’aides illégales perçues du gouvernement. Elle n’est pas non plus la seule compagnie européenne à chercher un repreneur : Austrian Airlines, SAS et Iberia lui font concurrence
Air France : coopération renforcée avec Air Mauritius
(source CercleFinance.com) vendredi 3 octobre - Air France annonce avoir signé ce vendredi un nouvel accord portant sur une période initiale de cinq ans et visant à renforcer sa coopération avec la compagnie Air Mauritius.
Ce nouvel accord succède à celui conclu le 21 octobre 1998 et qui portait plus particulièrement sur la desserte entre Paris et Maurice, les deux compagnies exploitant ensemble jusqu'à 17 vols hebdomadaires sans escale entre Maurice et Paris.
Depuis le 1er octobre 2008, l'accord s'étend progressivement à de nouvelles destinations desservies par les deux compagnies. Air Mauritius pourra apposer son code sur les vols Air France en correspondance à Paris-CDG vers l'Europe, Israël et l'Afrique du Nord et, réciproquement, Air France pourra ainsi apposer son code sur les vols Air Mauritius en correspondance à Maurice.
Dans son communiqué, Air France indique qu' " en plus des 24 destinations déjà desservies en propre, Air Mauritius est, dans un premier temps, en mesure de proposer à ses clients des vols quotidiens en partage de code via le hub de Paris-CDG entre Maurice et plus de 35 nouvelles destinations en France, Grande Bretagne, Espagne, Allemagne, Russie, Autriche et Italie. Dans un second temps, d'autres destinations viendront étoffer l'offre d'Air Mauritius alors qu'Air France devrait proposer à ses clients des vols via le hub Maurice sur le réseau d'Air Mauritius dans l'Océan Indien ".
L'accord prévoit également le développement commun et l'harmonisation des différentes gammes de produits et services proposés aux clients des deux compagnies, en vol et au sol, notamment aux aéroports Sir Seewoosagur Ramgoolam - Maurice et de Paris-Charles de Gaulle.
British Airways s'inquiète pour ses résultats annuels
LONDRES (source Reuters) vendredi 3 octobre - British Airways a prévenu vendredi que ses objectif de résultats annuels risquaient d'être mis à mal par une baisse de fréquentation des classes affaires et Première sur ses vols long-courriers en raison du ralentissement économique.
Cette annonce a fait plonger le titre de la compagnie aérienne britannique de 7,13% à 165 pence.
Dans un communiqué, le transporteur a précisé que son trafic long-courrier, dont la liaison Londres-New York, avait diminué depuis le début de l'été et que les réservations pour les vols à venir souffraient des effets du ralentissement économique et de la crise financière.
La compagnie britannique a indiqué qu'elle visait toujours la rentabilité pour l'année qui s'achèvera en mais 2009.
En septembre, le trafic mesuré en passagers-kilomètres a baissé de 4,8% en rythme annuel. Le coefficient d'occupation a quant à lui baissé de 4,3% tombant à 74%.
Alitalia : les pilotes acceptent à leur tour le plan de reprise
(source AFP) samedi 27 septembre - Les pilotes d'Alitalia ont finalement accepté dans la nuit de vendredi à samedi le plan de relance que leur proposaient les repreneurs italiens et le spectre de la faillite de la compagnie aérienne italienne parait désormais conjuré.
Le gouvernement de Silvio Berlusconi qui a pesé de tout son poids sur les négociations a fait part dans un communiqué de sa "pleine satisfaction" pour l'accord obtenu et de sa "gratitude" envers les repreneurs réunis au sein de la Cai (Compagnie Aérienne Italienne).
La CAI, les syndicats confédéraux et les représentants des pilotes (Anpac et Up) ont signé un document en quatre points à l'issue d'une session marathon de négociations de près de quinze heures au siège de la présidence du conseil italien.
Selon cet accord, les 900 commandants de bord d'Alitalia obtiennent d'avoir un contrat de travail de dirigeant, plus avantageux que celui du reste du personnel.
Les pilotes auront le même contrat de travail que les autres catégories de salariés de la nouvelle Alitalia. 1.550 d'entre eux seront employés à plein temps tandis que la Cai a finalement accepté d'en employer 139 autres à temps partiel, ont précisé les syndicats.
L'ancienneté des pilotes leur sera reconnue et les pilotes licenciés (860 au total) seront prioritaires à l'embauche dans la future compagnie.
Seuls désormais les hôtesses et stewards n'ont pas encore accepté les offres des repreneurs mais une réunion avec cette catégorie de personnel est prévue dés lundi.
Après l'accord des pilotes, Alitalia parait quasi-certaine d'être tirée d'affaire.
"Je suis satisfait. C'était le dernier élément important. Finalement la Cai peut démarrer" a commenté Renata Polverini, secrétaire-général de l'UGL, l'un des quatre syndicats confédéraux après la signature de l'accord avec les pilotes.
Parallèlement, les tractations sur une alliance avec une compagnie étrangère ont été également relancées vendredi.
Air France-KLM et sa rivale Lufthansa se livrent à une vive compétition pour entrer dans le capital de la nouvelle compagnie comme actionnaire minoritaire. Le patron de la compagnie aérienne allemande, Wolfgang Mayrhuber, est venu vendredi à Rome à l'invitation du gouvernement italien pour y rencontrer les syndicats.
Lufthansa séduit les entrepreneurs du nord de l'Italie grâce à son organisation en plusieurs "hubs" (plate-forme de transit). Ce type d'organisation leur apparaît comme plus susceptible de relancer le trafic aérien de la future Alitalia également à partir de l'aéroport de Milan-Malpensa, contrairement au plan d'Air France-KLM qui ne prévoit d'utiliser comme "hub" que l'aéroport de Rome-Fiumicino.
Alitalia a évité de justesse le pire cette semaine après l'accord donné jeudi par le plus gros syndicat italien, la CGIL, au plan de sauvetage, à la suite d'une relance surprise des négociations.
Les repreneurs, qui avaient retiré leur offre la semaine dernière, face à l'hostilité de la CGIL et des organisations de pilotes, d'hôtesses et de stewards, l'ont remise sur la table après le oui de la CGIL.
La volte-face de la CGIL est due aux concessions de dernière minute de la Cai sur les rémunérations des personnels au sol, les congés ou le sort des salariés précaires.
Soulagé par ce retour des repreneurs, l'autorité de l'aviation civile italienne a assuré vendredi que les avions d'Alitalia ne risquaient plus d'être cloués au sol dans l'immédiat...
Alitalia : Air France a transmis un message d'intérêt au gouvernement
(source AFP) mercredi 24 septembre - L'ancien patron d'Alitalia et consultant d'Air France-KLM, Francesco Mengozzi, a transmis mercredi au gouvernement italien un "message d'intérêt" du numéro un de la compagnie franco-néerlandaise, Jean-Cyril Spinetta envers Alitalia, ont affirmé les agences italiennes.
Alitalia : Lufthansa fait de la surenchère sur Air France-KLM
(source Le Figaro, Richard Heuzé) lundi 29 septembre - Rome. Le projet de Lufthansa, qui préserve l’aéroport de Milan, aurait les faveurs de Berlusconi .
Le temps d’un week-end, Lufthansa a renforcé ses chances de devenir le partenaire stratégique de la future Alitalia : l’opérateur allemand se livre à une véritable surenchère pour l’emporter sur Air France-KLM.
Très discrète jusqu’à présent, la compagnie allemande a décidé d’entrer en piste. Son administrateur délégué Wolfgang Mayrhuber a convié vendredi les leaders syndicaux à un petit déjeuner au siège de l’ambassade d’Allemagne à Rome. Puis il s’est rendu au palais Chigi - le Matignon italien - avant de rencontrer les industriels italiens du consortium CAI, qui va reprendre les 49,9 % d’Alitalia vendus par le Trésor.
Lufthansa se dit prête à prendre 20 % de la nouvelle Alitalia - et même 49 % s’il y est autorisé. Cela malgré sa boulimie d’achats qui la projette sur toute la scène européenne.
La partie n’est pas jouée
Au cœur de son projet : le sort de Malpensa, l’aéroport milanais qui a plombé les comptes d’Alitalia. Alors qu’Air France voulait s’en séparer au profit de Roissy, pour faire de Fiumicino sa tête de pont en Italie, Lufthansa se déclare prête à intégrer Malpensa dans son système d’aéroports, au même titre que ses trois autres « hubs », Zurich, Francfort et Munich.
Une perspective qui séduit syndicats et élus de Lombardie. « C’est moi qui ait dit de contacter Lufthansa », a affirmé hier le leader de la Ligue du Nord Umberto Bossi. Silvio Berlusconi lui-même a fait comprendre, le 15 septembre, que sa préférence allait à Lufthansa. Avant de se reprendre, par crainte d’indisposer Nicolas Sarkozy, en assurant qu’Air France et British Airways avaient aussi leurs chances.
La partie n’est pas jouée pour autant. Le maire de Rome, Gianni Alemanno, et les élus du centre et du sud penchent toujours pour Air France. Face aux spéculations sur un rachat, tôt ou tard, d’Alitalia par un groupe étranger, Silvio Berlusconi a réaffirmé, hier, qu’une « clause » empêchait les actionnaires de céder la majorité du capital pendant au moins cinq ans. Au-delà, l’« italianité » d’Alitalia ne sera plus assurée.
AIR FRANCE-KLM : le PDG a rencontré le consortium italien CAI
(source AOF) mercredi 1er octobre - Jean-Cyril Spinetta, le patron d'Air France-KLM, a rencontré mercredi le président de CAI, le consortium d'investisseurs italiens qui s'apprête à reprendre la compagnie en péril Alitalia. Air France-KLM, qui n'a jamais caché son intérêt pour une participation minoritaire dans le transporteur transalpin, aurait rencontré le patron de CAI dans ce sens, selon les informations de l'agence Reuters. M. Spinetta aurait accepté de soutenir les décisions du consortium concernant les plates-formes de correspondance et le réseau "tant que l'efficacité et la rentabilité du projet sont garanties".
Alitalia : le partenaire étranger sera Air France-KLM (maire de Rome)
(source AFP) jeudi 25 septembre - Le partenaire étranger de la nouvelle Alitalia sera le groupe Air France-KLM, a affirmé jeudi à la presse le maire de Rome, Gianni Alemanno.
Mon commentaire : Que d'informations contradictoires sur le futur partenaire de la nouvelle Alitalia. Le gouvernement italien d'une part et le groupement d'investisseurs d'autre part mettent en compétition AF-KLM et Lufthansa pour obtenir les conditions les plus avantageuses. La ville de Rome, quant à elle, fait pression pour obtenir qu'Alitalia reste centrée sur la capitale, d'où son intérêt marqué pour AF-KLM, laquelle avait affiché sa préférence pour Rome. Au détriment de Lufthansa, que Rome suppose davantage attirée par Milan.
Le DG de Lufthansa prône des fusions dans l'aérien en Europe
FRANCFORT (source Reuters) jeudi 25 septembre 21:26 - L'heure est aux fusions dans le secteur européen du transport aérien, a déclaré le directeur général de la Lufthansa Wolfgang Mayrhuber à un magazine allemand.
"L'industrie européenne, trop fragmentée, ne peut pas survivre à long terme dans sa forme actuelle", a-t-il dit à FVW, un magazine allemand spécialisé dans le tourisme et dans le secteur du voyage.
"Il faut une solution européenne à ce défi mondial, et cela passe avant tout par une consolidation de notre industrie", a-t-il déclaré.
Il est désormais impossible de financer des accords à des prix trop élevés dans un secteur ou le marges sont si faibles, a-t-il poursuivi.
De nombreuses compagnies aériennes tentent préserver et d'accroître leurs bénéfices dans un contexte marqué par le prix élevé du pétrole et un ralentissement des économies.
Parmi les transporteurs aériens actuellement en vente, figurent l'autrichien Austrian Airlines, ainsi qu'Alitalia qui cherche une solution de rachat depuis plusieurs mois.
"S'ils parviennent à régler leurs problèmes, un 'nouvel Alitalia', aurait ses chances", a commenté Mayrhuber au magazine FVW.
Lufthansa, qui a déjà dit qu'Alitalia était une cible intéressante, à condition que les conditions de vente soient justes, est également en négociations avec le Scandinave SAS, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier.
Lufthansa figure également sur la liste des acheteurs potentiels d'Austrian Airlines. La compagnie allemande a par ailleurs pris récemment 45% de la société mère de Brussels Airlines, avec pour objectif futur de s'emparer de la totalité du groupe belge.
Ryanair saisit Bruxelles d'une plainte contre le plan de sauvetage d'Alitalia
(source AP) jeudi 2 octobre - Ryanair a porté plainte jeudi auprès de la Commission européenne contre le plan de sauvetage de la compagnie italienne Alitalia.
La compagnie irlandaise à bas coût argue que ce plan équivaut à une aide d'Etat illégale. "C'est le dernier et peut-être le plus flagrant exemple de la façon dont le gouvernement italien fera tout ce qu'il peut pour protéger sa compagnie en déroute", a dénoncé le directeur juridique de Ryanair Jim Callaghan.
Ryanair a accusé la commission européenne de ne pas avoir fait respecter la réglementation sur les aides d'Etat concernant les compagnies Olympic en Grèce, Air France en France et Lufthansa en Allemagne. La compagnie irlandaise menace de saisir les tribunaux européens si Bruxelles donne son feu vert au plan de sauvetage d'Alitalia.
Un groupe d'investisseurs italiens doit reprendre la compagnie nationale dont l'Etat italien détient 49,9% du capital. Le plan prévoit que le groupe injecte un milliard d'euros dans la compagnie, se débarrasse de ses actifs non rentables et la fusionne avec la deuxième compagnie italienne, Air One. Ils recherchent également une alliance avec une compagnie étrangère.
AIR FRANCE-KLM : Capital Research & Management détient 5,08%
PARIS (source Dow Jones) lundi 29 septembre - La société Capital Research and Management Company, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a franchi en hausse les seuils de 5% du capital et des droits de vote de Air France KLM et détient désormais 5,08% du capital et des droits de vote du groupe, selon un avis publié lundi sur le site Internet de l'Autorité des marchés financiers.
Capital Research and Management Company n'était pas mentionnée en tant qu'actionnaire dans le dernier document de référence de Air France KLM.
Fin de la Revue de Presse...