24 octobre 2009

Le torchon brûle entre Air France et ses pilotes.

- france2 -

La direction rappelle les pilotes à l'ordre sur procédures de sécurité et polémiques liées au crash du vol AF 447

L'information est révélée samedi matin par La Tribune.


Dans une lettre interne "adressée à tous les pilotes", le directeur  des opérations aériennes et le directeur de la sécurité "font état d'incidents majeurs récents imputables au non-respect des procédures de vols de certains pilotes", écrit le journal, qui s'est procuré la lettre.

Titre du courrier: "Assez de polémiques et de faux débats sur la sécurité des vols".

La direction cite plusieurs exemples récents de "déviations" qui "ont généré du risque", comme par exemple un décollage maintenu malgré une alarme "Config",  synonyme d'"interdit", avant le décollage, rapporte le journal. "Nous pensions que nous maîtrisions ces risques élémentaires (...) que la situation actuelle inciterait chacun à redoubler de vigilance. Force est de constater que ce n'est pas le cas", affirment les auteurs de la lettre. Ils mettent en garde contre la "sur-confiance" et la "volonté de 'trop' bien faire des pilotes".

Le directeur des opérations aériennes, Pierre-Marie Gautron, et le directeur de la sécurité à Air France, Etienne Lichtenberger, abordent le sujet du récent crash de l'Airbus A330 du vol AF 447 Rio-Paris (228 morts le 1er juin). A leurs yeux, les spéculations sur le drame "jettent le trouble dans l'esprit de certains pilotes en les faisant douter de la justesse de notre doctrine, de nos procédures et de celles du constructeur".

"La pression du temps ne peut être une excuse, l'exécution de la mission une raison suffisante pour passer outre", estiment les auteurs du courrier. "La simple application des procédures prévues aurait permis d'éviter l'évènement. Il n'y a pas de procédure à corriger, ni de nouvelle procédure à créer", ajoutent-ils, faisant référence au fait de passer outre cette procédure.

Soulignant d'entrée de jeu une communication à la forme, au ton et au contenu inhabituels, Pierre-Marie Gautron et Etienne Lichtenberger soulignent qu'il n'est pas impossible que les causes du drame ne soient jamais élucidées. "Comme vous, nous ressentons très difficilement le fait de ne pas savoir ce qui s'est passé et de ne pas comprendre les procédures et les pratiques essentielles de notre métier", ajoutent les deux signataires en demandant de "ne pas céder (...) aux voix les plus extrêmes qui s'expriment avec excès".

Interrogée, la compagnie n'a pas souhaité faire de commentaires.

VOIR ARTICLE LA TRIBUNE SOUS LE LIEN SUIVANT:

http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/la-dire...

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