05 novembre 2009
Air France céde à ses pilotes... MAIS FÂCHE LES AUTRES SALARIES!!
La direction de la compagnie lance une vaste réforme de la sécurité des vols. Les syndicats de pilote ont également obtenu le départ de Gibert Rovetto, directeur général adjoint Opérations aériennes, c'est-à-dire le numéro 3 de la compagnie et patron de la sécurité des vols.
Les pilotes d'Air France ont remporté un round. Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général de la compagnie leur a adressé mercredi soir une lettre d'engagement. Critiqué en interne pour son immobilisme depuis l'accident du vol AF 447 en juin dernier, le patron de la compagnie a accepté d'entériner les demandes des pilotes en matière de sécurité des vols et de tirer les enseignements du drame du vol Rio-Paris.
«La terrible tragédie du vol AF 447 et l'incertitude sur ses causes, en l'absence des enregistreurs est pour beaucoup dans l'émotion qui s'est manifestée ces derniers jours, écrit-il. (…) Rien ne laisse penser qu'il y ait faute de l'équipage, c'est en tout cas mon intime conviction». Pierre-Henri Gourgeon appelle ses pilotes «à réexaminer sans tabou ni exclusive, tout ce qui fait notre sécurité aérienne dans son organisation et dans ses pratiques».
Cette lettre a été écrite pour apaiser les troupes chez Air France. L'ensemble des syndicats de pilotes se sont regroupés en effet pour une sorte d'union sacrée inédite. Motif ? Peser sur la direction de la compagnie. Ils ont même menacé de se tourner vers l'Élysée s'ils n'étaient pas écoutés. Ils ont également été reçus par Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux transports qui reçoit lui jeudi les familles des victimes de l'AF 447.
Il y avait urgence à discuter. Car Air France a enregistré plusieurs incidents flight ops, c'est-à-dire en vol, ces dernières semaines du fait du non respect des procédures de sécurité par ses pilotes. La rupture de confiance était telle que nos pilotes ne faisaient plus confiance aux instructions de la compagnie», explique un cadre d'Air France.
Dans sa lettre, Pierre-Henri Gourgeon s'engage donc à prendre plusieurs mesures rapidement. Les syndicats de pilotes ont obtenu la création d'une «mission» de suivi de l'audit sur la sécurité que la direction de l'entreprise comptait lancer dans les prochaines semaines. «Cette mission aura un droit de veto sur les personnes qui composeront cet audit, explique Erick Derivry, porte-parole du syndicat national des pilotes de ligne, majoritaire chez Air France. Elle garantira également la transparence et la rigueur de l'audit».
«Rupture de confiance»
Les syndicats de pilote ont également obtenu le départ de Gilbert Rovetto, directeur général adjoint Opérations aériennes, c'est à dire le numéro 3 de la compagnie et patron de la sécurité des vols. Pour pallier son départ, un groupe d'experts, composés de cinq à sept pilotes sera mis en place «dans les prochains jours». Ce comité sera placé directement sous l'autorité de Pierre-Henri Gourgeon et aura pour mission de «prendre toutes les décisions urgentes qui s'imposent pour rétablir un climat de confiance». Le pilote chargé d'animer cette équipe restreinte succédera à Gilbert Rovetto au sein du comité exécutif d'Air France. Aucun nom n'a encore été communiqué.
Officiellement, la direction d'Air France évoque le départ en retraite de Gilbert Rovetto, «programmé depuis le mois de mai». «Mais personne n'est vraiment dupe, commente un cadre de la compagnie. Nous avons constaté une rupture de confiance. Elle devait être symbolisée par le départ des gens qui symbolisent cette rupture».
Selon nos informations, les syndicats de pilotes auraient également demandé le départ de deux autres cadres de la compagnie placés directement sous l'autorité de Gilbert Rovetto: Pierre-Marie Gautron, directeur des opérations aériennes, et Étienne Lichtenberger, directeur de la sécurité de la compagnie. Les deux cadres ont envoyé une lettre fin octobre aux pilotes pour les avertir de cas de non-respect des procédures de sécurité qui auraient entraîné des incidents. Le courrier allait jusqu'à mettre en avant «la surconfiance» des pilotes et «l'impression de bien connaître son avion au point de s'accorder des déviations grossières en pensant maîtriser les risques».
Rendu public, ce courrier a été vécu comme un véritable casus belli par les pilotes d'Air France. Pour l'instant, la direction de la compagnie assure que ses deux cadres «sont toujours en poste».
Cette série de décisions prises dans l'urgence pourrait marquer la fin des turbulences qui agitent Air France depuis plusieurs semaines. Elle souligne une nouvelle fois le poids politique des pilotes au sein de la compagnie. En juin dernier, suite à l'accident du vol AF 447, ce sont eux déjà qui avaient poussé la direction à accélérer le changement des sondes Pitot suspectées d'être à l'origine du drame.
22:13 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 novembre 2009
Air France veut désamorcer le malaise avec ses pilotes, mais pas avec le reste du personnel!!!
Mercredi 4 novembre, Gilbert Rovetto, directeur général adjoint chargé des opérations aériennes et de la sécurité des vols chez Air France, doit rencontrer les organisations syndicales de pilotes de la compagnie. Une réunion destinée avant tout à "pacifier" les relations. "Le malaise ne date pas d'aujourd'hui", déplore Christophe Pesenti, responsable du syndicat Alter, l'un des syndicats de pilotes d'Air France, "mais il s'est amplifié depuis l'accident du Paris-Rio", confirme-t-il.
Pis : au cours des dernières semaines, le débat interne s'est déplacé sur la place publique, par le biais de lettres ouvertes ou transmises aux médias. Deux syndicats minoritaires, SPAF et Alter - qui, depuis la catastrophe, ont fait de la sécurité un axe prioritaire et un outil de communication -, ont envoyé un courrier, le 15 octobre, à Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France.
Dans cette lettre, les deux organisations syndicales menacent de faire grève si la direction d'Air France ne prend pas en compte leurs propositions sur la sécurité des vols. "Nous ne comprenons pas, expliquent-elles, pourquoi, au plus haut niveau de l'entreprise, on ne voit pas la réalité de notre situation."
"Notre organisation est déficiente (...). Les hommes en place aujourd'hui n'ont pas su accompagner le développement de notre entreprise", poursuivent-elles.
Cette accusation n'est pas restée longtemps sans réponse. Le 20 octobre, dans un courrier intitulé "Assez de polémiques et de faux débats sur la sécurité des vols", Pierre-Marie Gautron et Etienne Lichtenberger, respectivement directeur des opérations aériennes et directeur de la sécurité, répondaient aux pilotes sur un ton qu'eux-mêmes qualifiaient d'"inhabituel".
Dans cette lettre, les deux auteurs fustigent en effet les "spécialistes autoproclamés "en sécurité des vols" qui ne cessent de se répandre dans les médias et les casiers des PNT (personnels navigants techniques, c'est-à-dire les pilotes) pour donner leur explication de l'accident alors que les éléments sur lesquels ils s'appuient sont partiels, insuffisants voire totalement erronés".
Ils dressent aussi la liste d'une série d'incidents qui n'ont pas eu de conséquences graves mais auraient pu en avoir, comme par exemple une remise de gaz inappropriée ou une interdiction de décollage non respectée...
Dans ce courrier, il y a surtout une phrase qui, sortie de son contexte, semble faire référence à l'accident du Rio-Paris : "La simple application des procédures prévues aurait permis d'éviter l'événement. Il n'y a pas de procédure à corriger, ni de nouvelle procédure à créer", peut-on lire. La direction dément formellement le lien avec l'accident du vol AF 447. Mais pour de nombreux pilotes, c'est la phrase de trop, celle qui les met implicitement en cause.
"C'est une lettre de management et je l'assume, concède Gilbert Rovetto, même si je ne l'aurais pas rédigée dans ces termes." De ce courrier est née une sorte d'union syndicale. Le SNPL, premier syndicat d'Air France, qui était discret sur le dossier de la sécurité et qui n'appelait pas à la grève, a pris une position très ferme sur ce courrier "inacceptable", qui "cristallise la perte de confiance des pilotes dans la direction de leur entreprise".
Pour Gilbert Rovetto, "l'idéal, lors de cette réunion du 4 novembre, serait de pouvoir calmer le jeu et de ramener le débat en interne".
Commission de veille
La direction s'apprête à faire un certain nombre de propositions, comme la création d'un comité de suivi sur l'audit indépendant sur la sécurité qui devrait bientôt débuter au sein de la compagnie. Cet audit, demandé par le SNPL, devrait commencer dans les semaines qui viennent. Sa durée est estimée à un an.
Mais il n'est pas sûr qu'une telle annonce soit suffisante. Le syndicat Alter, minoritaire chez les pilotes, joue la surenchère et compte bien satisfaire deux revendications prioritaires : la création d'un comité paritaire de réforme chargé de formuler des propositions d'amélioration de la sécurité des vols, ainsi que la création d'une commission permanente et paritaire de veille sur la sécurité des vols.
A la veille de la réunion, ce syndicat affiche son scepticisme. Selon lui, l'annonce de la création d'un comité de suivi sur l'audit est loin de tout régler. "Il y a un problème structurel et culturel dans l'entreprise, affirme M. Pesenti. Un audit convoqué et rémunéré par la direction pourra-t-il arriver à la conclusion que cette direction ne joue pas son rôle, et préconiser un changement ? On en doute fortement."
Suite à cet article de presse la CFDT déplore une nouvelle fois que celà se répande dans la presse, de plus nous n'acceptons plus que TOUTES les organisations syndicales représentants l'ensemble des salariés, ne puissent parler de la sécurité des vols.
Les PNC sont tout autant concernés!!!
Nous rappelons que la CFDT a déjà saisi, sur cette question de la sécurité des vols, le Directeur Général Executif .
21:48 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 novembre 2009
AIR France: Gourgeon pourrait être débarqué
Turbulences à Air France où le directeur général exécutif, Pierre-Henri Gourgeon, pourrait être débarqué. Le dossier est entre les mains de l'Élysée.
Pierre-Henri Gourgeon est seul aux commandes d'Air France KLM depuis janvier 2009. Aujourd'hui, il doit affronter la défiance d'une grande partie de son management et des syndicats de pilotes et du personnel navigant.
Maladresses après le crash Rio-Paris
Pierre-Henri Gourgeon n'est paradoxalement pas critiqué sur les difficultés financières d'Air France KLM (ndlr: plombé par la hausse du pétrole, le groupe aérien franco-néerlandais a publié un bénéfice en chute de 59,4% sur le premier trimestre 2008/2009). Le directeur général n'a pas davantage d'opposition sur l'ensemble des mesures conservatoires et de rationalisation annoncées qui font l'objet d'un consensus technique.
En revanche, le crash de l'Airbus A330 entre Rio et Paris (228morts le 1erjuin dernier) a, en quelque sorte, cristallisé les difficiles rapports entre Pierre-Henri Gourgeon et une partie de la direction de la compagnie aérienne. L'ex-numéro2 de Jean-Cyril Spinetta a voulu assumer seul la communication d'après le drame, s'efforçant notamment de protéger Airbus. Il a multiplié les maladresses à l'encontre de son entourage jusqu'à susciter de très fortes réactions contre une méthode de management et un exercice personnalisé du pouvoir.
L'Élysée tenté de remplacer Gourgeon
Vrai patron exécutif d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon s'est toujours refusé de s'adjoindre un numéro2 depuis le départ de Jean-Cyril Spinetta. Conséquence: en l'absence de «fusible», toutes les difficultés et l'irascibilité qui se font jour dans la compagnie se reportent aujourd'hui uniquement sur Gourgeon. Les Néerlandais de KLM observent cette fragilisation du management français à toutes fins utiles.
En France, le dossier est remonté jusqu'à l'Élysée. Selon nos informations, la Présidence de la République serait très tentée par un remplacement de Gourgeon par un tiers extérieur à la compagnie. Un quitte ou double pour ramener de la sérénité et de l'autorité chez Air France KLM, à l'heure où les compagnies aériennes doivent, à nouveau, affronter une probable hausse du pétrole et ceci sans bénéficier des effets d'une reprise économique qui fait encore question.
16:42 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 octobre 2009
L’A380 d’Air France sur la piste de décollage

Air France est la première compagnie en Europe à s’offrir un Airbus A380. Cet appareil peut accueillir à bord 538 passagers. Pour la livraison vendredi, une cérémonie très officielle est organisée sur le site Airbus de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne. Le très gros porteur prendra ensuite son envol, direction Roissy Charles-de-Gaulle.
La cérémonie de livraison est à suivre en direct sur le site d’Air France à partir de 11 heures.
La carrière dans les airs de cet A380 débutera par un prestigieux Paris-New York. Un vol qui n’aura lieu que le 20 novembre. Le temps
pour les équipages d’Air France de se familiariser avec l'appareil. Ce premier très gros porteur et les onze autres exemplaires qui doivent encore être livrés assureront aussi des liaisons vers Johannesburg en Afrique du Sud, avant probablement Tokyo au Japon.
Prendre le manche d’un A380, un paquebot volant de deux étages, est aussi une nouveauté pour les pilotes d’Air France qui sont formés pour cela depuis plusieurs semaines. Pas dans un véritable avion mais dans un simulateur de conduite à l’échelle. Neige, pluie, vent, jour ou nuit : toutes les conditions possibles de vol sont recrées.
Il faut plus de 40 heures d’entraînement avant de pouvoir manœuvrer un vrai A380.
09:58 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 octobre 2009
SECURITE DES VOLS...
Deux syndicats minoritaires de pilotes d'Air France, Alter et le syndicat des pilotes d'Air France (SPAF), ont brandi mardi la menace d'une grève si la direction de la compagnie aérienne persistait à ne pas prendre en compte leurs propositions sur la sécurité des vols.
A la suite de l'accident de l'Airbus A330 d'Air France le 1er juin entre Rio et Paris, qui a causé la disparition de 228 personnes, les deux syndicats réclament toute une série de mesures, notamment d'être associés à l'étude des Air Safety Reports, ces rapports écrits par les pilotes à la suite des incidents.«Si l'entreprise ne devait pas entendre cet ultime appel à la raison, nous serions mis dans l'obligation d'appeler les pilotes d'Air France à des arrêts de travail dans les prochaines semaines», écrivent les deux syndicats, dans une lettre datée du 15 octobre et adressée au directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon.
Une rencontre avec la direction laisse les pilotes insatisfaits
Une menace de grève à laquelle se s'associe pas le SNPL, le syndicat majoritaire chez Air France. Son porte-parole, Erick Derivry, a confirmé en revanche une information du Figaro, selon laquelle une cinquantaine de hauts cadres pilotes et instructeurs étaient ressortis très insatisfaits d'une rencontre avec la direction jeudi dernier sur la sécurité aérienne, malgré l'assurance donnée par le directeur général que l'ensemble des sondes Pitot des Airbus A320 allaient être remplacées.
Ils ont eu l'impression que «le comportement du haut management d'Air France n'était pas à la hauteur de l'enjeu lié à la sécurité des vols», s'est plaint Erick Derivry, à propos de cette réunion, où les syndicats et lui-même n'étaient pas présents, mais qui lui a été rapportée.
Nous vous communiquons le lien suivant du blog du mensuel Capital:http://titresdetransport.blog.capital.fr/
08:29 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 juillet 2009
PRE RAPPORT DU BEA
L'Airbus A330 d'Air France qui a disparu dans l'Atlantique le 1er juin avec 228 personnes à bord ne s'est pas disloqué en vol et s'est abîmé entier dans l'océan, a déclaré jeudi le BEA dans son premier rapport d'enquête sur le vol AF447 Rio-Paris.
22:14 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29 mai 2009
ARTICLE de PRESSE
La CGT et la CFDT ont dénoncé le fait que le gouvernement soit prêt à accorder une représentativité syndicale particulière au Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), qui menace d'une grève cet été s'il n'obtient pas un vote du Parlement en sa faveur.
"C'est inadmissible, tant sur la méthode que sur le fond", a jugé la CGT dans un communiqué, en évoquant "une promotion politique du syndicalisme corporatiste".
Dans un communiqué séparé, la CFDT a évoqué "une prime à des intérêts catégoriels" et un risque de "dispersion de la représentation des salariés qui est dommageable pour eux".
La CGT estime que "le procédé du gouvernement consiste à créer une dérogation fondamentale au Code du Travail", qui aboutirait à "une situation totalement discriminatoire dans les compagnies aériennes" entre les syndicats confédérés et un syndicat autonome, le SNPL.
La loi sur la représentativité syndicale "permet déjà la reconnaissance de la représentativité du syndicat autonome des pilotes au sein de l'établissement des personnels navigants d'Air France, où se négocient l'essentiel de leurs droits sociaux" et qui pourrait être maintenue, a souligné la CGT. "Le gouvernement veut aussi lui donner le droit de participer à la négociation des normes sociales applicables aux autres salariés, dont il n'est pas représentatif", d'après elle.
"La loi d'août 2008 permet de répondre dans de bonnes conditions, et dans le respect des autres populations concernées (personnels au sol, hôtesses et stewards)" à la question de la représentation de certaines populations "pour peu que chacun accepte de discuter et non de fonctionner par la menace et l'intimidation", a assuré la CGT.
12:46 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 novembre 2008
INFOS DERNIERE MINUTE
Le syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) a décidé, après avoir consulté ses instances, de maintenir son mot d'ordre de grève entamée vendredi matin et qui doit durer jusqu'à lundi minuit, a annoncé son président à l'AFP.
La compagnie aérienne Air France, très affectée par la grève, a fait état samedi de 40% de pilotes grévistes, le SNPL avançant pour sa part un taux de 70%.
Le syndicat, majoritaire, dénonce un amendement d'origine parlementaire au budget de la sécurité sociale portant l'âge limite de cessation d'activité en vol des pilotes de 60 à 65 ans à partir du 1er janvier 2010.
"Le SNPL demande la suppression de l'amendement et l'ouverture de négociations à l'issue de cette suppression", a déclaré M. Smykowski.
Les ministres du Travail Xavier Bertrand et des Transports Dominique Busserau avaient proposé vendredi soir aux pilotes un nouvel amendement modifiant sur la forme, mais pas le fond, celui des parlementaires.
Les 65 membres du Conseil national du syndicat, consultés par courrier électronique, téléphone ou au siège du SNPL, à l'aéroport de Roissy, "ont rejeté massivement la proposition gouvernementale", selon M. Smykowski.
"Elle est largement insuffisante", a-t-il dit, regrettant qu'il "manque des élements sur l'emploi et la sécurité qui n'ont pas été abordés".
Vendredi soir, un des porte-parole du SNPL, Geoffroy Bouvet, avait déclaré à l'AFP: "on est quasiment sûrs de lever la grève" samedi, mais un autre porte-parole, Erick Derivry, s'était quelques minutes auparavant montré plus prudent sur l'issue du vote.
La grève entamée vendredi matin a fortement affecté le trafic d'Air France, qui a dû annuler 40% de ses vols long-courriers vendredi et 30 à 35% samedi (50% pour les courts et moyen-courriers).
14:02 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
GREVE PNT...
La SNCF a annoncé la mobilisation de "130.000 places de TGV supplémentaires" durant tout le week-end et jusqu'à lundi, date à laquelle la grève des pilotes, qui protestent contre le projet de réforme de leur âge de départ à la retraite, doit cesser.
Le trafic aérien restera fortement perturbé à Air France, samedi, en raison de la grève des pilotes contre le projet de réforme de leur âge de
départ à la retraite, avec toutefois une légère amélioration pour le long-courrier, a-t-on appris vendredi 14 novembre. Le mouvement doit durer jusqu'à lundi inclus.
Dans ce contexte, la SNCF a annoncé la mobilisation de "130.000 places de TGV supplémentaires" durant tout le week-end et jusqu'à lundi inclus sur les lignes ferroviaires au départ de Paris en direction de Marseille, Nice, Bordeaux, Toulouse, et Strasbourg.
Pour samedi, la direction d'Air France a prévu "d'augmenter le pourcentage de vols long-courriers assurés au départ de Paris à un niveau situé entre 65% et 70%", selon un communiqué, contre en moyenne 60% assurés vendredi. En revanche, "la situation sur le moyen-courrier resterait inchangée, avec la programmation d'un vol sur deux environ".
Des vols annulés à la dernière minute
Vendredi, des vols ont été annulés "à chaud", à la dernière minute, sans que la compagnie ne fournisse de chiffres précis. Selon Aéroports de Paris (ADP), le mouvement n'affecte pas le trafic des autres compagnies en France.
Dans le cadre de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les députés ont adopté le 1er novembre le recul de la limite d'âge à 65 ans pour les personnels navigants à partir de 2010. Les pilotes ou copilotes pourront s'ils le souhaitent prolonger leur activité jusqu'à 65 ans (contre 60 ans aujourd'hui) sur la base du volontariat, à condition que pour chaque vol seul un des pilotes soit âgé de plus de 60 ans, selon le texte de l'amendement adopté.
Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, majoritaire), à l'origine de cette grève avec le Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF) et Alter, estime que la "décision des députés et du gouvernement a été prise sans la concertation promise et prévue et sans étude sur l'ensemble des conséquences en matière de sécurité et de social". Selon le SNPL, le mouvement était suivi vendredi par 80% des pilotes.
Le syndicat "demande au gouvernement de déposer un amendement rétablissant les limites en vigueur pour les pilotes".
"Ceinture et bretelles"
Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a répondu, vendredi sur Europe-1, que ce qui était proposé pour les pilotes l'était sur la base du volontariat. "On a négocié tout le week-end (dernier) y compris le 11 novembre. On a négocié jusqu'à la dernière minute", a par ailleurs assuré Dominique Bussereau. "Ce qu'on leur avait proposé, c'est ceinture et bretelles. On a ouvert les choses comme peu de catégories professionnelles dans notre pays ont de souplesse".
"Je dis (aux pilotes): cette grève est inutile et dangereuse", a-t-il lancé, reprenant les propos tenus la veille sur RTL par le PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta.
Dans un courrier adressé jeudi à l'ensemble des pilotes, Jean-Cyril Spinetta affirme que "chaque pilote décidera, sur la base du seul volontariat, de continuer à exercer son activité après 60 ans ou d'interrompre son activité à 60 ans".
"Ceux qui décideront de cesser leur activité à 60 ans pourront le faire en bénéficiant de la même retraite qu'aujourd'hui et le gouvernement s'est engagé à ce que leur indemnité de départ ne supporte comme aujourd'hui, ni charges sociales, ni charges fiscales", assure-t-il.
De leur côté, les syndicats d'hôtesses et de stewards, qui avaient menacé d'une grève début novembre contre un report de leur âge de cessation d'activité ont repoussé leur menace au 5 décembre "dans l'attente d'une véritable négociation sur la pénibilité des personnels navigants commerciaux (PNC) avec une retraite anticipée", a précisé un porte-parole syndical.
12:16 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 novembre 2008
REPRISE DU TRANSPORT AERIEN EN 2010
Les difficultés rencontrées par le transport aérien européen devraient commencer à s'estomper à partir de 2010 et la reprise ira de pair avec la fin de la crise financière, ont déclaré plusieurs dirigeants, dont le président d'Airbus Thomas Enders.
"Nous maintenons nos perspectives à long terme. Lorsque les effets de la crise financière mondiale seront passés, le trafic aérien doublera tous les 15 à 20 ans", a déclaré Enders lors d'une conférence sectorielle.
Enders a estimé que les annulations de commandes affectant Airbus n'avaient rien de spectaculaires. En 2009, toutefois, le nombre de commandes devrait être sensiblement inférieur à son niveau de 2008.
En échos à ces propos, le président du directoire du gestionnaire d'aéroports Fraport Wilhelm Bender a quant à lui déclaré qu'il pensait que le trafic allait sans doute s'atténuer en 2009 avant de repartir l'année suivante.
En septembre, le trafic aérien mondial a diminué pour la première fois depuis l'épidémie de Sras en 2003, avait observé l'Association internationale du transport aérien (Iata) le mois dernier.
18:59 Publié dans article de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
