01 novembre 2008

CFDT CFTC FO SNPNC SUD Aérien UGICT-CGT UNSA UNAC

 

Le 1er novembre 2008.

 

Les huit syndicats réunis ce jour ont pris la décision unanime de reporter le mouvement de grève prévu les 4, 5, 6, 7 et 8 novembre 2008.

 

Ils prennent acte de certaines avancées sur les amendements proposés cette nuit à l’Assemblée Nationale.

 

La pression syndicale a permis d’obtenir :

 

  • La possibilité d’un reclassement au sol à partir de 55 ans dans des conditions identiques à celles d’aujourd’hui ;

 

  • Pour ceux qui le souhaitent, la possibilité de poursuivre une activité vol au-delà ;

 

L’ensemble de ces mesures serait applicable à compter de janvier 2010. Néanmoins, les huit syndicats considèrent que les négociations entamées avec le gouvernement doivent se prolonger afin d’obtenir le  déblocage des points demeurant inacceptables :

 

  • La limite d’âge de 65 ans qui est inadmissible notamment en termes de sécurité et de pénibilité ;

 

  • L’absence de précision concernant la rupture du contrat de travail qui, dans tous les cas, doit être du fait de l’employeur et non pas assimilée à une démission.

 

Nous serons vigilants sur les engagements pris par le gouvernement et sur l’évolution favorable de l’amendement lors de son passage devant le Sénat mi-novembre et devant la commission mixte paritaire du Parlement début décembre.

 

Les syndicats rappellent leur volonté de voir maintenues les conditions actuelles de pension CRPN.

 

En conséquence, la grève nationale est reportée aux 5, 6, 7, 8 et 9 décembre 2008

REPORT DE LA GREVE

Les huit syndicats de navigants d'Air France qui avaient appelé à la grève pour la semaine prochaine ont décidé samedi de reporter le mouvement au 5, 6, 7, 8 et 9 décembre.

 

"Nous avons décidé d'un report du conflit au date du 5, 6, 7, 8 et 9 décembre", a expliqué à l'AFP Cyril Jouan (CFDT), précisant que "l'ensemble des syndicats (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, Sud aérien, CGT, Unac et Unsa) ne sont pas satisfaits de l'amendement qui a été voté" au cours de la nuit de vendredi à samedi.

 

"Pour la CFDT, l'âge de la cessation d'activité à 65 ans ne nous convient toujours pas". Les syndicats souhaitent "mettre la pression sur les sénateurs", qui doivent désormais se prononcer sur l'amendement, et sur la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée nationale, qui va avoir lieu fin novembre-début décembre.

 

L'Assemblée nationale a rendu possible, dans la nuit de vendredi à samedi, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, la prolongation jusqu'à 65 ans, sur la base du volontariat, de l'activité en vol des pilotes, stewards et hôtesses de l'air.

05 octobre 2008

LETTRE DE L'ADMINISTRATEUR

LETTRE DE L'ADMINISTRATEUR

AIR FRANCE-KLM REPRÉSENTANT

LES SALARIÉS ACTIONNAIRES

Christian MagneAdministrateur 5 octobre 2008

 

 

Mon point de vue sur l'évolution du cours de l'action Air France-KLM

 

Notre action est à 15.075 € vendredi 3 octobre à la clôture.

La moyenne des objectifs de cours des douze principaux analystes est à 17.67 € pour notre action.

Le cours du pétrole est à 93 $.

Le monde des marchés financiers est en ébullition. La crise du subprime continue de faire des ravages et de grandes institutions financières ou para-financières s'écroulent. Chaque jour apporte son lot de catastrophes ou de sauvetages "de justesse". Le gouvernement libéral US nationalise les "mourants", défiant les règles de concurrence loyale qu'il a édictées. Les investisseurs ne savent plus comment réagir et continuent de fuir les marchés actions. Cette crise aura, bien sûr, une fin mais il ne semble pas qu'elle se profile à un horizon visible. Les spécialistes se demandent si le "point bas" des marchés est atteint et beaucoup pensent qu'il ne l'est pas encore.

Les commentaires négatifs des observateurs sur l'activité du transport aérien ne permettent pas d'espérer une remontée significative du cours de notre action, sauf si une baisse sensible et durable du prix du pétrole se confirmait. Aujourd'hui, personne n'est capable de prédire le prix du carburant. Sur le long terme, il sera obligatoirement élevé, mais sous quelques semaines, les évolutions sont imprévisibles.

Une récession aux USA, en Europe et au Japon s'installe en 2008 (récession = deux trimestres successifs de croissance négative). La croissance des pays émergents ralentit (Chine, Inde...).

Quels éléments entrainent une hausse de l'action :

Bons résultats généraux d'Air France-KLM.

Effets à long terme de l'accord UE/USA sur le transatlantique.

Plan triennal d'économies en cours.

Effets favorables sur Air France-KLM de la fusion Delta/Northwest

Quels éléments entrainent une baisse de l'action :

Doutes des analystes financiers sur les perspectives du secteur du transport aérien

Crise de l'immobilier aux USA (effet subprime) et la contamination au secteur financier mondial, dont les marchés actions.

Publication de mauvais résultats ou prévisions économiques.

Tensions géopolitiques.

Événements terroristes ou sanitaires.

Un facteur de hausse ou de baisse sur les marchés actions :

Impact pétrole :

Risques à moyen et long terme :

Résultat des enquêtes sur d'éventuelles ententes tarifaires entre compagnies aériennes sur les lignes Europe/Japon.

Conséquences des démarches de développement durable sur l'économie et le développement du transport aérien.

Effets de la concurrence low cost sur le secteur Moyen-courrier. Développement du hub d'Emirates.

Ces informations indicatives ne constituent en aucune manière une incitation à vendre ou une sollicitation à acheter des actions Air France-KLM.

A bientôt.

Vous pouvez réagir à cette "lettre" ou me poser, par retour, toute question de mon domaine de compétence...

Avertissement : A chaque envoi de cette lettre, plusieurs messages de distribution infructueuse me reviennent. Généralement pour cause de "messagerie pleine".

Si vous êtes de ceux qui n'ont pas reçu ces dernières lettres, un "clic" sur les liens ci-après vous permettra de les retrouver...

Lettre N°146 du

9 septembre 2008

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Lettre N°147 du

17 septembre 2008

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Lettre N°148 du

19 septembre 2008

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Leur contenu, selon le sujet, peut "dater" un peu... merci d'en tenir compte

D'autres infos sur le site www.actionnaireAFsalarie.com

 

Idée :

Cette lettre peut intéresser l'un ou l'autre de vos collègues. Faites-la circuler ? Ceux-ci pourront s'y inscrire pour la recevoir directement en m'envoyant un mail à chmagne@actionnaireAFsalarie.com

Idée encore :

Rappel du numéro vert gratuit "actionnariat salarié Air France-KLM" : 0800 04 2000

C'est à ce numéro qu'une aide pourra vous être apportée si vous rencontrez des difficultés dans la gestion de vos actions Air France-KLM ou de votre épargne salariale. La mise en relation avec HSBC et/ou la Société Générale passe par ce numéro.

Vous pourrez encore obtenir de l'aide par le mail : info.ors.esa@airfrance.fr

Je suis, dans tous les cas, à votre disposition au +33 (0)1 41 56 04 95 (répondeur en cas d'absence).

 

Christian Magne

Administrateur Air France-KLM représentant les salariés actionnaires PS et PNC

si un jour, vous changez d'adresse e-mail (ex : départ à la retraite), merci de me la transmettre, sinon vous ne recevrez plus ces lettres.

 

Généralement, la hausse du cours du pétrole pousse l'action AF-KLM à la baisse, et vice-versa.Une décision des banques centrales de hausse des taux directeurs a généralement un effet négatif sur les marchés actions et vice-versa.

Revue de Presse...

Revue de Presse... Revue de Presse...  

Spinetta va prendre du recul, Gourgeon futur DG d'Air France-KLM

 

(source Reuters) jeudi 25 septembre - Air France-KLM annonce la dissociation des fonctions de président et de directeur général du groupe, Jean-Cyril Spinetta cédant à partir du 1er janvier 2009 la conduite opérationnelle de la première compagnie aérienne européenne à son actuel directeur général exécutif, Pierre-Henri Gourgeon.

A cette date, Jean-Cyril Spinetta conservera seulement la présidence du conseil d'administration de la holding Air France-KLM et celui de la compagnie Air France tandis que Pierre-Henri Gourgeon deviendra directeur général d'Air France-KLM et directeur général d'Air France.

"Après avoir exercé depuis onze ans cette responsabilité exécutive à la tête d Air France, puis d'Air France-KLM, il m'est apparu nécessaire, alors que nous sommes confrontés à une conjoncture difficile, de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance", déclare Jean-Cyril Spinetta dans un communiqué.

Chez KLM, Peter Hartman reste président du directoire de la compagnie.

Pierre-Henri Gourgeon, 62 ans, est entré dans le groupe Air France en 1993 à la tête de la filiale de restauration en vol Servair avant d'être nommé conseiller à la présidence en 1996, puis d'accéder au poste de directeur général délégué en 1998.

DES DÉFIS CONSIDÉRABLES

Jean-Cyril Spinetta restera dans les mémoires comme le chef d'orchestre du rapprochement d'Air France et de KLM en 2004, une fusion jugée très risquée à l'époque.

Le schéma, qui a maintenu l'indépendance des marques Air France et KLM ainsi que leurs hubs (plates-formes de correspondances) de Roissy et Schipol, est aujourd'hui considéré comme un modèle de réussite par ses concurrentes.

Air France-KLM est aujourd'hui la première compagnie européenne, dispose de la flotte la plus jeune du Vieux continent, et dirige l'alliance Skyteam avec son partenaire américain Delta.

Pierre-Henri Gourgeon arrivera néanmoins aux commandes de l'entreprise dans un contexte particulièrement détérioré, au moment où les prix du pétrole se maintiennent à des niveaux préoccupants et où la crise financière fait craindre un ralentissement économique durable. Sur l'exercice 2007-2008, le bénéfice opérationnel de la société a reculé de 16%.

Le nouveau dirigeant a devant lui des défis considérables : maintenir la place d'Air France-KLM dans un jeu européen orchestré par une vague de restructuration manifeste, résister à la flambée des cours du pétrole à l'heure où les systèmes de couvertures sont de moins en moins efficaces et apporter des réponses concrètes à la concurrence du train à grande vitesse.

Air France-KLM, qui a échoué cette année à prendre le contrôle de son partenaire italien Alitalia, voit par ailleurs sa grande concurrente Lufthansa se positionner sur l'ensemble des grands dossiers du fusions-acquisitions du moment dans le secteur.

La compagnie allemande, en passe de prendre le contrôle de la britannique BMI, a été sollicitée pour étudier un rôle dans le redressement d'Alitalia par un consortium d'investisseur privé. Lufthansa a également présenté une proposition financière pour la participation de 43% que détient l'Etat autrichien dans Austrian Airlines, une opération sur laquelle s'est également manifestée Air France-KLM.

Dans une interview au Nouvel Observateur publiée jeudi, Jean-Cyril Spinetta se déclare convaincu que le paysage du transport aérien sera "profondément différent" fin 2009 de ce qu'il est aujourd'hui. Son successeur est prévenu.

 

Le testament de Spinetta

 

(source Le Nouvel Observateur, Jean-Gabriel Fredet) jeudi 25 septembre - A 65 ans, le PDG d'Air France-KLM passe la main. Il explique comment la compagnie est devenue un leader mondial. Son successeur devrait être son directeur général, Pierre-Henri Gourgeon

Le Nouvel Observateur. - Vous êtes sur le point de quitter votre poste à la tête d'Air France-KLM... Comment envisagez-vous votre succession ?

Jean-Cyril Spinetta. - Après avoir exercé depuis onze ans les responsabilités exécutives à la tête d'Air France puis d'Air France- KLM, je crois sage de prendre du recul tout en restant disponible pour assurer des responsabilités moins opérationnelles. L'une des raisons du bon parcours d'Air France depuis septembre 1997 est certainement la stabilité de la stratégie et de l'action.

Elle est encore plus nécessaire dans une conjoncture mondiale très difficile qui risque de durer. Je crois donc souhaitable de promouvoir une solution interne assurant la continuité de la gouvernance. J'ai toujours pensé qu'il ne fallait pas que mon départ soit une rupture. Il appartiendra au conseil d'administration d'en juger mais il me semble que le choix d'un dirigeant de la maison connaissant tous les enjeux du transport aérien et donc immédiatement opérationnel s'impose.

N. O. - L'Etat a-t-il tenté de vous imposer un candidat ?

J.-C. Spinetta. - Cette époque est révolue. Bien sûr, l'Etat ne peut se désintéresser d'une compagnie nationale, surtout dans un secteur aussi stratégique. Les commentateurs seraient surpris s'ils savaient le temps que passent mes homologues, pourtant à la tête de compagnies 100% privées, avec leur gouvernement

N. O. - Les dirigeants de KLM n'auraient-ils pas souhaité une alternance à la tête du groupe ?

J.-C. Spinetta. - Dans le texte que nous avons signé en 2004, il est clairement indiqué que c'est un dirigeant d'Air France qui doit diriger l'entreprise.

N. O. - Entre le prix du pétrole et le choc financier, vous lâchez le manche en pleines turbulences ?

J.-C. Spinetta. - Nous subissons une triple crise : financière, monétaire, énergétique. La flambée du pétrole représente un défi sans précédent. En juin, l'IATA (association des compagnies aériennes) estimait qu'à 130 dollars le baril la facture supplémentaire serait de 70 milliards d'euros pour les compagnies aériennes ! Depuis le baril a baissé, mais il reste à un niveau supérieur de 40% à celui de l'an passé. Ce n'est pas tout : depuis un an, les conditions de financement ont complètement changé. On trouvait encore du crédit autour de 5% il y a un an, aujourd'hui c'est plutôt entre 7% et 8%. En même temps, la demande ralentit... Quand vous cumulez une augmentation brutale des coûts, une demande qui fléchit avec des tarifs revus à la baisse et des restrictions dans l'accès au crédit, la situation est évidemment difficile. Mais AF-KLM aborde cette crise en excellente santé. Le chiffre d'affaires a été multiplié par trois en dix ans. Notre part de marché en Europe est passée de 13% à 26%. Notre endettement est très faible, et notre situation financière est très bonne.

N. O. - Vous avez hérité d'un groupe restructuré, recapitalisé, et d'une conjoncture plutôt favorable !

J.-C. Spinetta. - Pas du tout ! Entre 1998 et 2003, le secteur a connu des chocs majeurs : crise asiatique en 1998, retournement de cycle américain en 2000, crise de l'après- 11-Septembre, épidémie de sras qui a paralysé toute l'Asie au printemps 2003, guerre en Irak... Mais depuis mon arrivée en 1997 jusqu'à aujourd'hui, la seule compagnie aérienne constamment rentable, c'est Air France ! Toutes les autres, sans exception, ont eu des pertes lourdes. Nous avons été plus réactifs pour redéployer nos moyens, nous avons fait des économies, des réductions de coûts importantes, des gains de productivité de l'ordre de 5% à 6% chaque année. Et nous avons également massivement investi : notre flotte, avec des avions qui ont huit ans d'âge moyen, est jeune et sobre en carburant. Nous avons bâti SkyTeam, l'une des deux grandes alliances au monde, faisant jeu égal avec Star Alliance. Et clairement, Air France-KLM y joue, au même titre que Delta Air Lines, un rôle de leader.

N. O. - Les déboires d'Alitalia marquent-ils les débuts de la restructuration profonde du secteur ?

J.-C. Spinetta. - La consolidation du secteur - par disparitions, rapprochements ou fusions - va être rapide, violente. Mais le transport aérien en a besoin. L'existence de compagnies nationales n'a plus de pertinence depuis que les Etats européens ont décidé de construire un grand marché unique. Il faut des grands acteurs européens. C'est la démarche que nous avons suivie avec KLM en 2003; d'autres vont suivre. Il peut y avoir des réticences politiques ou psychologiques à renoncer à sa compagnie porte-drapeau, elles seront balayées par la crise. Je suis convaincu que le paysage du transport aérien en Europe à la fin 2009 sera profondément différent.

N. 0. - A quoi va ressembler cette nouvelle carte du ciel ?

J.-C. Spinetta. - L'Europe, c'est 27 pays et encore plus de compagnies aériennes. Elles vont se rapprocher au sein d'une mosaïque qui n'est pas encore complètement dessinée. British Mdland, le troisième opérateur britannique a déjà conclu un accord pour se vendre à Lufthansa. Iberia se rapproche de British Airways. Finnair vient d'annoncer un plan social, SAS a de grandes difficultés et serait en discussion avec Lufthansa. Fin 2009, il restera trois grands groupes, pas forcément de taille égale, au sein desquels coexisteront plusieurs compagnies ayant aligné leurs stratégies et unifié leur résultat économique.

N. 0. - La place d'Air France-KLM ?

J.-C. Spinetta. - Ce sera certainement l'un des piliers de cette consolidation. Nous avons l'avantage d'avoir anticipé le mouvement en fusionnant il y a cinq ans. Les autres ont préféré attendre, ils vont agir dans la précipitation. Nous avons d'ailleurs créé la référence dans le secteur : Air France-KLM est une entreprise fusionnée, mais KLM existe toujours, avec son nom, sa marque, son dynamisme. Ce modèle est rassurant pour les autres compagnies qui voient qu'il est possible de s'adosser à un grand groupe tout en gardant sa culture et son autonomie.

N. 0. - Comment votre modèle fonctionne-t-il ?

J.-C. Spinetta. - Deux règles simples. D'abord, même si c'est Air France qui a racheté KLM, entre nous, pas de dominant ni de dominé, mais un leader européen et mondial. Investissements, flotte, réseaux, tarifs, alliances : toutes les décisions importantes sont prises de manière concertée. Mais il y a aussi une grande décentralisation pour les problèmes opérationnels, comme l'organisation de Roissy ou de Schiphol.

N. 0. - Tandis qu'Air France a peut-être raté Alitalia, Lufthansa rafle toutes les entreprises qui passent.

J.-C. Spinetta. - Jusqu'où faut-il aller pour racheter des actifs ou des entreprises, dans un contexte aussi rude ? Il va y avoir des occasions, des demandes de rapprochement. Mais le jeu de la consolidation n'est pas un Monopoly. Il faudra être prudent et sélectif, construire des regroupements rentables, et regarder la dot de la mariée : importance du marché national, dette de l'entreprise, climat social, âge de la flotte... Il y a des prétendants qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi...

N. 0. - Vous pensez à Alitalia ?

J.-C. Spinetta. - Certainement pas. D'ailleurs, Alitalia ne souhaite pas une fusion, mais des liens commerciaux forts avec un grand acteur. L'idée est de faire émerger une solution nationale avec un groupe d'investisseurs italiens. Pour l'instant, cette solution achoppe. Le dossier Austrian Airlines est très différent. Le gouvernement autrichien veut vendre sa participation, nous avons fait connaître notre intérêt. Entre nous, il y a une vraie logique de réseaux. Une des faiblesses d'Air France- KLM, c'est sa faiblesse en Europe centrale et orientale, une zone en fort développement où Lufthansa a une position dominante. L'Autriche y a bâti un réseau extrêmement dense et puissant... Bien entendu, nous étudions plusieurs dossiers en même temps. Tous ceux qui sont dans les affaires savent que pour réussir une opération, il faut en étudier dix !

N. 0. - Quand le trafic baisse, est-ce le moment d'accroître son périmètre ?

J.-C. Spinetta. - Je ne crois pas à une baisse durable du trafic. Entre 2001 et 2003 déjà, il n'y a eu aucune croissance du transport aérien. Elle a redémarré fortement en 2004. Je pense que l'on va connaître une stagnation identique, qui va durer aussi quelques années et qu'ensuite le transport aérien retrouvera sa pente de croissance, de l'ordre de 5% par an...

N. 0. - Quelle que soit l'évolution du prix du baril ?

J.-C. Spinetta. - Non, évidemment. Mais je le répète, nos gains de productivité sont élevés. Sur une période longue, de cinq à dix ans, ils compensent l'augmentation du prix du pétrole. Les avions sont de plus en plus performants, de moins en moins gourmands... L'idée selon laquelle les gens pourraient ne plus bouger et prendre leurs vacances là où ils habitent, je n'y crois pas. Peut-être dans les pays développés les gens voyageront-ils un peu moins... Mais il y a de tels relais de croissance : 2,5 milliards de clients potentiels dans les pays émergents vont accéder au voyage... Les échanges vont se multiplier entre ces pays et l'Europe. Bref, le transport aérien va continuer de progresser.

N. 0. - Pour quelles raisons vous lancez-vous dans le ferroviaire ?

J.-C. Spinetta. - Le train à grande vitesse nous oblige à fermer un certain nombre de lignes. Or nous voulons garder le contact avec les clients de ces destinations, continuer à pouvoir faire des offres intégrées Air France à l'ensemble de nos clients qui s'intéressent au Paris-Lyon, par exemple. Perdre le contact représenterait une grave menace. La SNCF le sait bien : si son réseau s'ouvre, il y aura forcément de la concurrence. J'ajoute qu'il n'est jamais mauvais pour une entreprise d'avoir un compétiteur déclaré et identifié ! Il vaut mieux que celui-ci connaisse bien les réalités du marché et ne fasse pas n'importe quoi.

Mon commentaire : JC Spinetta, qui devra quitter l'entreprise au plus tard à 70 ans, dans cinq ans, prépare sa succession. Il laisse à PH Gourgeon le pilotage quotidien de la société et reste le président du Conseil d'Administration d'Air France-KLM et d'Air France. Le binôme Spinetta/Gourgeon fonctionnera désormais avec "un centre de gravité" déplacé mais dans une continuité de management. Cette transition, avalisée par le Conseil d'Administration du 25 septembre auquel j'ai participé, réduit les risques liés aux passages de témoin trop rapides.
Il fournit aussi un modèle, au sein de l'entreprise, de renouvellement en douceur de ses dirigeants.

 

Olympic mise aux enchères

 

(source Aerocontact) jeudi 2 octobre - La Grèce tente une nouvelle fois de vendre sa compagnie aérienne. Le gouvernement a lancé un appel d’offres sur Olympic Airlines le 30 septembre. Celui-ci est valable un mois : les candidats potentiels au rachat ont jusqu’au 31 octobre pour manifester leur intérêt.

Les investisseurs auront ensuite accès aux données de la compagnie grecque afin de préparer une offre contraignante. L’Etat espère que le processus de vente s’achèvera d’ici la fin de l’année. Olympic Airlines sera alors dissoute.

Le transporteur grec a été divisé en trois unités : les services aériens, les services au sol et la maintenance. La partie « opérations aériennes » aura le droit d’utiliser le nom et le logo de la compagnie, récupèrera certains de ses slots et aura la possibilité d’acquérir d’autres biens comme les appareils et les systèmes IT.

Le gouvernement grec va à présent se pencher sur le sort des employés. Ceux-ci ont déjà fait grève pour protester contre la privatisation d’Olympic lorsque l’Union Européenne a approuvé le plan présenté par le gouvernement et ont de nouveau manifesté hier.

Mais la privatisation ne va encore une fois pas être facile. Olympic Airlines cumule deux milliards d’euros de dettes et doit toujours 850 millions d’euros à l’UE, en remboursement d’aides illégales perçues du gouvernement. Elle n’est pas non plus la seule compagnie européenne à chercher un repreneur : Austrian Airlines, SAS et Iberia lui font concurrence

 

Air France : coopération renforcée avec Air Mauritius

 

(source CercleFinance.com) vendredi 3 octobre - Air France annonce avoir signé ce vendredi un nouvel accord portant sur une période initiale de cinq ans et visant à renforcer sa coopération avec la compagnie Air Mauritius.

Ce nouvel accord succède à celui conclu le 21 octobre 1998 et qui portait plus particulièrement sur la desserte entre Paris et Maurice, les deux compagnies exploitant ensemble jusqu'à 17 vols hebdomadaires sans escale entre Maurice et Paris.

Depuis le 1er octobre 2008, l'accord s'étend progressivement à de nouvelles destinations desservies par les deux compagnies. Air Mauritius pourra apposer son code sur les vols Air France en correspondance à Paris-CDG vers l'Europe, Israël et l'Afrique du Nord et, réciproquement, Air France pourra ainsi apposer son code sur les vols Air Mauritius en correspondance à Maurice.

Dans son communiqué, Air France indique qu' " en plus des 24 destinations déjà desservies en propre, Air Mauritius est, dans un premier temps, en mesure de proposer à ses clients des vols quotidiens en partage de code via le hub de Paris-CDG entre Maurice et plus de 35 nouvelles destinations en France, Grande Bretagne, Espagne, Allemagne, Russie, Autriche et Italie. Dans un second temps, d'autres destinations viendront étoffer l'offre d'Air Mauritius alors qu'Air France devrait proposer à ses clients des vols via le hub Maurice sur le réseau d'Air Mauritius dans l'Océan Indien ".

L'accord prévoit également le développement commun et l'harmonisation des différentes gammes de produits et services proposés aux clients des deux compagnies, en vol et au sol, notamment aux aéroports Sir Seewoosagur Ramgoolam - Maurice et de Paris-Charles de Gaulle.

 

British Airways s'inquiète pour ses résultats annuels

 

LONDRES (source Reuters) vendredi 3 octobre - British Airways a prévenu vendredi que ses objectif de résultats annuels risquaient d'être mis à mal par une baisse de fréquentation des classes affaires et Première sur ses vols long-courriers en raison du ralentissement économique.

Cette annonce a fait plonger le titre de la compagnie aérienne britannique de 7,13% à 165 pence.

Dans un communiqué, le transporteur a précisé que son trafic long-courrier, dont la liaison Londres-New York, avait diminué depuis le début de l'été et que les réservations pour les vols à venir souffraient des effets du ralentissement économique et de la crise financière.

La compagnie britannique a indiqué qu'elle visait toujours la rentabilité pour l'année qui s'achèvera en mais 2009.

En septembre, le trafic mesuré en passagers-kilomètres a baissé de 4,8% en rythme annuel. Le coefficient d'occupation a quant à lui baissé de 4,3% tombant à 74%.

 

Alitalia : les pilotes acceptent à leur tour le plan de reprise

(source AFP) samedi 27 septembre - Les pilotes d'Alitalia ont finalement accepté dans la nuit de vendredi à samedi le plan de relance que leur proposaient les repreneurs italiens et le spectre de la faillite de la compagnie aérienne italienne parait désormais conjuré.

Le gouvernement de Silvio Berlusconi qui a pesé de tout son poids sur les négociations a fait part dans un communiqué de sa "pleine satisfaction" pour l'accord obtenu et de sa "gratitude" envers les repreneurs réunis au sein de la Cai (Compagnie Aérienne Italienne).

La CAI, les syndicats confédéraux et les représentants des pilotes (Anpac et Up) ont signé un document en quatre points à l'issue d'une session marathon de négociations de près de quinze heures au siège de la présidence du conseil italien.

Selon cet accord, les 900 commandants de bord d'Alitalia obtiennent d'avoir un contrat de travail de dirigeant, plus avantageux que celui du reste du personnel.

Les pilotes auront le même contrat de travail que les autres catégories de salariés de la nouvelle Alitalia. 1.550 d'entre eux seront employés à plein temps tandis que la Cai a finalement accepté d'en employer 139 autres à temps partiel, ont précisé les syndicats.

L'ancienneté des pilotes leur sera reconnue et les pilotes licenciés (860 au total) seront prioritaires à l'embauche dans la future compagnie.

Seuls désormais les hôtesses et stewards n'ont pas encore accepté les offres des repreneurs mais une réunion avec cette catégorie de personnel est prévue dés lundi.

Après l'accord des pilotes, Alitalia parait quasi-certaine d'être tirée d'affaire.

"Je suis satisfait. C'était le dernier élément important. Finalement la Cai peut démarrer" a commenté Renata Polverini, secrétaire-général de l'UGL, l'un des quatre syndicats confédéraux après la signature de l'accord avec les pilotes.

Parallèlement, les tractations sur une alliance avec une compagnie étrangère ont été également relancées vendredi.

Air France-KLM et sa rivale Lufthansa se livrent à une vive compétition pour entrer dans le capital de la nouvelle compagnie comme actionnaire minoritaire. Le patron de la compagnie aérienne allemande, Wolfgang Mayrhuber, est venu vendredi à Rome à l'invitation du gouvernement italien pour y rencontrer les syndicats.

Lufthansa séduit les entrepreneurs du nord de l'Italie grâce à son organisation en plusieurs "hubs" (plate-forme de transit). Ce type d'organisation leur apparaît comme plus susceptible de relancer le trafic aérien de la future Alitalia également à partir de l'aéroport de Milan-Malpensa, contrairement au plan d'Air France-KLM qui ne prévoit d'utiliser comme "hub" que l'aéroport de Rome-Fiumicino.

Alitalia a évité de justesse le pire cette semaine après l'accord donné jeudi par le plus gros syndicat italien, la CGIL, au plan de sauvetage, à la suite d'une relance surprise des négociations.

Les repreneurs, qui avaient retiré leur offre la semaine dernière, face à l'hostilité de la CGIL et des organisations de pilotes, d'hôtesses et de stewards, l'ont remise sur la table après le oui de la CGIL.

La volte-face de la CGIL est due aux concessions de dernière minute de la Cai sur les rémunérations des personnels au sol, les congés ou le sort des salariés précaires.

Soulagé par ce retour des repreneurs, l'autorité de l'aviation civile italienne a assuré vendredi que les avions d'Alitalia ne risquaient plus d'être cloués au sol dans l'immédiat...

 

Alitalia : Air France a transmis un message d'intérêt au gouvernement

 

(source AFP) mercredi 24 septembre - L'ancien patron d'Alitalia et consultant d'Air France-KLM, Francesco Mengozzi, a transmis mercredi au gouvernement italien un "message d'intérêt" du numéro un de la compagnie franco-néerlandaise, Jean-Cyril Spinetta envers Alitalia, ont affirmé les agences italiennes.

 

Alitalia : Lufthansa fait de la surenchère sur Air France-KLM

 

(source Le Figaro, Richard Heuzé) lundi 29 septembre - Rome. Le projet de Lufthansa, qui préserve l’aéroport de Milan, aurait les faveurs de Berlusconi .

 

Le temps d’un week-end, Lufthansa a renforcé ses chances de devenir le partenaire stratégique de la future Alitalia : l’opérateur allemand se livre à une véritable surenchère pour l’emporter sur Air France-KLM.

Très discrète jusqu’à présent, la compagnie allemande a décidé d’entrer en piste. Son administrateur délégué Wolf­gang Mayrhuber a convié vendredi les leaders syndicaux à un petit déjeuner au siège de l’ambassade d’Allemagne à Rome. Puis il s’est rendu au palais Chigi - le Matignon italien - avant de rencontrer les industriels italiens du consortium CAI, qui va reprendre les 49,9 % d’Alitalia vendus par le Trésor.

Lufthansa se dit prête à prendre 20 % de la nouvelle Alitalia - et même 49 % s’il y est autorisé. Cela malgré sa boulimie d’achats qui la projette sur toute la scène européenne.

La partie n’est pas jouée

Au cœur de son projet : le sort de Malpensa, l’aéroport milanais qui a plombé les comptes d’Alitalia. Alors qu’Air France voulait s’en séparer au profit de Roissy, pour faire de Fiumicino sa tête de pont en Italie, Lufthansa se déclare prête à intégrer Malpensa dans son système d’aéroports, au même titre que ses trois autres « hubs », Zurich, Francfort et Munich.

Une perspective qui séduit syndicats et élus de Lombardie. « C’est moi qui ait dit de contacter Lufthansa », a affirmé hier le leader de la Ligue du Nord Umberto Bossi. Silvio Berlus­coni lui-même a fait comprendre, le 15 septembre, que sa préférence allait à Lufthansa. Avant de se reprendre, par crainte d’indisposer Nicolas Sarkozy, en assurant qu’Air France et British Airways avaient aussi leurs chances.

La partie n’est pas jouée pour autant. Le maire de Rome, Gianni Alemanno, et les élus du centre et du sud penchent toujours pour Air France. Face aux spéculations sur un rachat, tôt ou tard, d’Alitalia par un groupe étranger, Silvio Berlusconi a réaffirmé, hier, qu’une « clause » empêchait les actionnaires de céder la majorité du capital pendant au moins cinq ans. Au-delà, l’« italianité » d’Alitalia ne sera plus assurée.

 

AIR FRANCE-KLM : le PDG a rencontré le consortium italien CAI

 

(source AOF) mercredi 1er octobre - Jean-Cyril Spinetta, le patron d'Air France-KLM, a rencontré mercredi le président de CAI, le consortium d'investisseurs italiens qui s'apprête à reprendre la compagnie en péril Alitalia. Air France-KLM, qui n'a jamais caché son intérêt pour une participation minoritaire dans le transporteur transalpin, aurait rencontré le patron de CAI dans ce sens, selon les informations de l'agence Reuters. M. Spinetta aurait accepté de soutenir les décisions du consortium concernant les plates-formes de correspondance et le réseau "tant que l'efficacité et la rentabilité du projet sont garanties".

 

Alitalia : le partenaire étranger sera Air France-KLM (maire de Rome)

 

(source AFP) jeudi 25 septembre - Le partenaire étranger de la nouvelle Alitalia sera le groupe Air France-KLM, a affirmé jeudi à la presse le maire de Rome, Gianni Alemanno.

Mon commentaire : Que d'informations contradictoires sur le futur partenaire de la nouvelle Alitalia. Le gouvernement italien d'une part et le groupement d'investisseurs d'autre part mettent en compétition AF-KLM et Lufthansa pour obtenir les conditions les plus avantageuses. La ville de Rome, quant à elle, fait pression pour obtenir qu'Alitalia reste centrée sur la capitale, d'où son intérêt marqué pour AF-KLM, laquelle avait affiché sa préférence pour Rome. Au détriment de Lufthansa, que Rome suppose davantage attirée par Milan.

 

Le DG de Lufthansa prône des fusions dans l'aérien en Europe

 

FRANCFORT (source Reuters) jeudi 25 septembre 21:26 - L'heure est aux fusions dans le secteur européen du transport aérien, a déclaré le directeur général de la Lufthansa Wolfgang Mayrhuber à un magazine allemand.

"L'industrie européenne, trop fragmentée, ne peut pas survivre à long terme dans sa forme actuelle", a-t-il dit à FVW, un magazine allemand spécialisé dans le tourisme et dans le secteur du voyage.

"Il faut une solution européenne à ce défi mondial, et cela passe avant tout par une consolidation de notre industrie", a-t-il déclaré.

Il est désormais impossible de financer des accords à des prix trop élevés dans un secteur ou le marges sont si faibles, a-t-il poursuivi.

De nombreuses compagnies aériennes tentent préserver et d'accroître leurs bénéfices dans un contexte marqué par le prix élevé du pétrole et un ralentissement des économies.

Parmi les transporteurs aériens actuellement en vente, figurent l'autrichien Austrian Airlines, ainsi qu'Alitalia qui cherche une solution de rachat depuis plusieurs mois.

"S'ils parviennent à régler leurs problèmes, un 'nouvel Alitalia', aurait ses chances", a commenté Mayrhuber au magazine FVW.

Lufthansa, qui a déjà dit qu'Alitalia était une cible intéressante, à condition que les conditions de vente soient justes, est également en négociations avec le Scandinave SAS, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier.

Lufthansa figure également sur la liste des acheteurs potentiels d'Austrian Airlines. La compagnie allemande a par ailleurs pris récemment 45% de la société mère de Brussels Airlines, avec pour objectif futur de s'emparer de la totalité du groupe belge.

 

Ryanair saisit Bruxelles d'une plainte contre le plan de sauvetage d'Alitalia

 

(source AP) jeudi 2 octobre - Ryanair a porté plainte jeudi auprès de la Commission européenne contre le plan de sauvetage de la compagnie italienne Alitalia.

La compagnie irlandaise à bas coût argue que ce plan équivaut à une aide d'Etat illégale. "C'est le dernier et peut-être le plus flagrant exemple de la façon dont le gouvernement italien fera tout ce qu'il peut pour protéger sa compagnie en déroute", a dénoncé le directeur juridique de Ryanair Jim Callaghan.

Ryanair a accusé la commission européenne de ne pas avoir fait respecter la réglementation sur les aides d'Etat concernant les compagnies Olympic en Grèce, Air France en France et Lufthansa en Allemagne. La compagnie irlandaise menace de saisir les tribunaux européens si Bruxelles donne son feu vert au plan de sauvetage d'Alitalia.

Un groupe d'investisseurs italiens doit reprendre la compagnie nationale dont l'Etat italien détient 49,9% du capital. Le plan prévoit que le groupe injecte un milliard d'euros dans la compagnie, se débarrasse de ses actifs non rentables et la fusionne avec la deuxième compagnie italienne, Air One. Ils recherchent également une alliance avec une compagnie étrangère.

 

AIR FRANCE-KLM : Capital Research & Management détient 5,08%

 

PARIS (source Dow Jones) lundi 29 septembre - La société Capital Research and Management Company, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a franchi en hausse les seuils de 5% du capital et des droits de vote de Air France KLM et détient désormais 5,08% du capital et des droits de vote du groupe, selon un avis publié lundi sur le site Internet de l'Autorité des marchés financiers.

Capital Research and Management Company n'était pas mentionnée en tant qu'actionnaire dans le dernier document de référence de Air France KLM.

 

Fin de la Revue de Presse...

16 juillet 2008

Lettre intersyndicale adressée aux Ministres

Voici la lettre intersyndicale envoyée aux différents Ministres: CRPN.pdf

04 juillet 2008

Air France relève les origines ethniques de certains stewards et hôtesses

Attaquée par SOS Racisme, la compagnie Air France justifie l'utilisation de fiches précisant l'origine ethnique des stewards et hôtesses volontaires pour les "vols spéciaux" comme un outil de promotion de la "diversité", sans lever toutes les interrogations en interne.

L'association antiraciste a déposé plainte le 15 mai 2008 devant le procureur à Pontoise pour "fichage ethnique du personnel" et "discrimination raciale dans les affectations de vols" des personnels navigants commerciaux (PNC, stewards et hôtesses). Le dossier devrait vraisemblablement être transmis au parquet de Bobigny, normalement compétent pour la zone aéroportuaire.

Par la voix de Samuel Thomas, SOS Racisme accuse Air France de faire le "tri" au regard de critères ethniques pour "satisfaire les demandes commerciales de certains passagers".

Pour Air France, les fiches détaillées établies depuis "fin 2003" sur des PNC volontaires sont un "outil d'équité et de diversité" pour composer les équipages de ces vols, souvent de prestige (vols officiels, VIP, inauguraux, avions affrétés par des fédérations sportives, entreprises, vols humanitaires), ainsi que les "manifestations exceptionnelles" (salons, interviews, etc). "Notre personnel est très divers. Nous tenons à le montrer sur les vols spéciaux où c'étaient toujours les mêmes qui partaient auparavant", ajoute un porte-parole, qui précise que 1.000 salariés (sur 16.000 PNC) sont actuellement répertoriés.

fichiers ethniques.jpgPour chaque PNC volontaire, une fiche est remplie par un cadre lors d'un entretien. Après la taille et avant la couleur des cheveux, il est demandé de le classer parmi sept critères ("africain, antillais, asiatique, eurasien, indien, méditerranéen, occidental"). Selon Cyril Jouan, secrétaire national CFDT à Air France, la direction, interpellée à plusieurs reprises par son syndicat et Sud, "a expliqué qu'il s'agit également de répondre au mieux à la demande des clients". Ainsi, dit-il, un affréteur privé indien "a demandé et obtenu un équipage indien sur un vol Paris-Cayenne".

"On s'interroge sur ces motivations économiques et leurs limites", poursuit M. Jouan, qui réclame "des réponses claires et convaincantes" et "la suppression des critères de typologie raciale".

Ces critères sont "illégitimes" et "illégaux", s'indigne SOS Racisme, qui rappelle la décision du Conseil constitutionnel du 15 novembre 2007 d'invalider l'article de la loi sur l'immigration concernant les statistiques ethniques, notamment dans les entreprises. "Le Conseil constitutionnel n'a fait que rappeler la règle", souligne M. Thomas.

Air France répond que son procédé "est déclaré à la Cnil (NDLR: la Commission nationale informatique et libertés) depuis février 2004" et que les renseignements à caractère ethnique "ne sont pas obligatoires" et conservés "avec l'accord" du salarié. Depuis plusieurs années, des associations et directeurs de ressources humaines militent pour des outils de mesure des origines des salariés, pour lutter contre les discriminations dans le monde du travail.

La Cnil elle-même est favorable à une évolution. Accusée d'avoir "autorisé la création d'un outil de discrimination à l'embauche", l'autorité répond à SOS Racisme avoir délivré le 12 février 2004 à Air France un récipissé du dépôt de sa déclaration. "La loi informatique et libertés ne soumettait pas à l'époque la mise en oeuvre de ce type de traitement à une autorisation préalable de la Cnil", écrit son président Alex Türk, dans un courrier consulté par l'AFP, précisant qu'il va "intervenir" néanmoins auprès d'Air France.

Pétrole cher : Air France-KLM se rogne les ailes

Conséquence de la hausse du prix du kérozène : Air France - KLM s'apprête à réduire ses ambitions en matière de capacités dès la prochaine saison d'hiver.

«Par rapport aux années précédentes, on va limiter l'augmentation de l'offre pour le programme hiver 2008-2009, mais il y aura quand même une croissance», a déclaré un porte-parole de la compagnie, ajoutant que «des précisions seront données au plus tard en septembre».

Air France - KLM avait dans un premier temps envisagé d'augmenter ses capacités de 4 %. En définitive, avec le renchérissement du prix du kérozène, les objectifs ont été considérablement revus à la baisse. Le transporteur table désormais sur une quasi-stabilité de ses capacités (+1,1%), selon les chiffres communiqués hier par Jean-Cyril Spinetta, le patron de la compagnie.

«Une question de survie»
Air France prévoit aussi des économies supplémentaires de 100 millions d'euros. «Chaque service a été appelé à retarder ses dépenses», a précisé François Cabrera, le secrétaire général (CFDT) du comité central d'entreprise (CCE) d'Air France. La direction du groupe a annoncé «une maîtrise des embauches renforcée», ce qui signifie en pratique un gel des embauches selon François Cabrera. Air France envisage aussi une sortie anticipée de toute la flotte des Boeing 747-400, trop gourmands en kérosène.

empenage AF.jpgCe plan de rigueur n’est pas vraiment une surprise pour les salariés du groupe. Ces mesures viennent s'ajouter aux 150 millions d'euros d'économies déjà annoncées en mai par Jean-Cyril Spinetta, lors de la conférence de presse-bilan du groupe.

Selon le quotidien Les Echos, Air France examinerait aussi « la possibilité d’un accord de partenariat » avec Veolia Tansport dans la grande vitesse ferroviaire. L’idée sous-jacente est de permettre à la compagnie aérienne d’acheminer ses passagers par rail sur certains axes.

Ces adaptations de l'offre du groupe sont une question de survie, selon le directeur général commercial France, Christian Boireau. «Aujourd'hui notre préoccupation, c'est de savoir comment être encore en vie d'ici à deux ans.»

 

29 juin 2008

La mort des GP : CONTRE, CONTRE et CONTRE

L’URSSAF a adressé à Air France fin 2007 une « lettre de recommandations » sur le traitement de nos facilités de transport exigeant un relevé individuel pour chaque agent, permettant de facturer charges et impôts si l’avantage en nature est avéré (plus de 30% d’écart avec le prix public le plus bas). 

Ce mercredi 19 Juin, la Direction Générale a présenté à l’ensemble des syndicats « sa solution » (pour ne pas avoir à payer les charges qui lui reviendraient) qui consiste à remonter les tarifs des R1 à hauteur de -30% du prix public le plus bas, ce qui représente une augmentation sur le tarif R1 high A/R de 554€ sur PPT, de 29€ sur MRU, en passant par BKK à +179€ et bien d’autres (les tarifs M et L disparaissant au passage dans de nombreux cas).

Ce serait donc aux seuls salariés de financer la totalité des conséquences de l’attaque de l’URSSAF.

Quant au R2 aucune info fiable mais des pistes pour d’éventuels espoirs de traitement différencié, l’URSSAF ne considérant pas pour l’instant que les galères du GP suffisent à différencier un billet R2 d’un produit du marché. Cette épée de Damoclès n’est pas acceptable et nous exigeons la transparence sur les issues pour le R2.

De nombreux personnels vivent comme une injustice insupportable que nos GP ne figurent pas dans le décret de 1983 sur les dérogations URSSAF (RATP, SNCF, …). Quant à la pseudo traque aux niches fiscales, il y avait sans doute plus efficace pour compenser les 15 milliards de cadeaux faits aux riches. Mais il est vrai que les GP suscitent toujours beaucoup de jalousie…

A noter qu’il n’y a eu aucune négociation avec les organisations syndicales ni compromis sur le sujet, et que cette annonce faite dans l’urgence est destinée à une application dès le 1er Septembre !

Au moment où l’entreprise va devoir s’engager dans un tournant essentiel de son histoire pour faire face à la hausse du baril de pétrole, au moment où 24 compagnies aériennes ont mis la clef sous la porte et des milliers d’emplois sont supprimés dans le transport aérien mondial, cette remise en question d’un de nos acquis sociaux essentiels ne facilite pas la cohésion sociale indispensable pour faire face au changement.

Trop de R1 dans les avions pour cause de trop d’ayant droits, coût du pétrole rendant les gentils R1 d’hier indésirables aujourd’hui, ou seule pression de l’URSSAF ? Dans tous les cas la CFDT condamne cette annonce de remise en cause de cet acquis social qui fait partie de notre identité d’entreprise de transport aérien et a pesé pour de nombreux salariés dans leur choix de notre entreprise. Les DRH n’ont ils jamais mis en avant cet avantage pour recruter ? 

Flambée des tarifs R1, menaces sur l’avenir du R2, aucune information sur les billets ZED et RN : la copie est à revoir et la CFDT demande un moratoire ! 

NON à la MORT du GP

12 juin 2008

POUR LA DEFENSE DE NOS ACQUIS...

Vous trouverez, grâce au lien suivant, le dernier tract de la CFDT appelant à la manifestation du 17 juin.

 PARCOURS DE LA MANIFESTATION POUR PARIS :

HEURE DE DEPART : 14H30

BASTILLE – PORT ROYAL

08 juin 2008

CRPN: VOTEZ FGTE-CFDT...

Vous avez jusqu'au 24 juin pour voter. Alors que la CFDT travaille sans relache pour faire reconnaitre la pénibilité de notre métier, et pousse
pour une retraite pleine et entière dès 55 ans.
La liste CFTC-SNPNC-SNPNAC/UNSA soutient l'association qui veut voir disparaitre le décret afin de nous obliger à travailler jusqu'à 60 ans.
VOTER CFDT C'est LA GARANTIE DE FAIRE RESPECTER SES DROITS.

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