01 novembre 2008

REPORT DE LA GREVE

Les huit syndicats de navigants d'Air France qui avaient appelé à la grève pour la semaine prochaine ont décidé samedi de reporter le mouvement au 5, 6, 7, 8 et 9 décembre.

 

"Nous avons décidé d'un report du conflit au date du 5, 6, 7, 8 et 9 décembre", a expliqué à l'AFP Cyril Jouan (CFDT), précisant que "l'ensemble des syndicats (CFDT, CFTC, FO, SNPNC, Sud aérien, CGT, Unac et Unsa) ne sont pas satisfaits de l'amendement qui a été voté" au cours de la nuit de vendredi à samedi.

 

"Pour la CFDT, l'âge de la cessation d'activité à 65 ans ne nous convient toujours pas". Les syndicats souhaitent "mettre la pression sur les sénateurs", qui doivent désormais se prononcer sur l'amendement, et sur la commission mixte paritaire Sénat-Assemblée nationale, qui va avoir lieu fin novembre-début décembre.

 

L'Assemblée nationale a rendu possible, dans la nuit de vendredi à samedi, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, la prolongation jusqu'à 65 ans, sur la base du volontariat, de l'activité en vol des pilotes, stewards et hôtesses de l'air.

29 juin 2008

La mort des GP : CONTRE, CONTRE et CONTRE

L’URSSAF a adressé à Air France fin 2007 une « lettre de recommandations » sur le traitement de nos facilités de transport exigeant un relevé individuel pour chaque agent, permettant de facturer charges et impôts si l’avantage en nature est avéré (plus de 30% d’écart avec le prix public le plus bas). 

Ce mercredi 19 Juin, la Direction Générale a présenté à l’ensemble des syndicats « sa solution » (pour ne pas avoir à payer les charges qui lui reviendraient) qui consiste à remonter les tarifs des R1 à hauteur de -30% du prix public le plus bas, ce qui représente une augmentation sur le tarif R1 high A/R de 554€ sur PPT, de 29€ sur MRU, en passant par BKK à +179€ et bien d’autres (les tarifs M et L disparaissant au passage dans de nombreux cas).

Ce serait donc aux seuls salariés de financer la totalité des conséquences de l’attaque de l’URSSAF.

Quant au R2 aucune info fiable mais des pistes pour d’éventuels espoirs de traitement différencié, l’URSSAF ne considérant pas pour l’instant que les galères du GP suffisent à différencier un billet R2 d’un produit du marché. Cette épée de Damoclès n’est pas acceptable et nous exigeons la transparence sur les issues pour le R2.

De nombreux personnels vivent comme une injustice insupportable que nos GP ne figurent pas dans le décret de 1983 sur les dérogations URSSAF (RATP, SNCF, …). Quant à la pseudo traque aux niches fiscales, il y avait sans doute plus efficace pour compenser les 15 milliards de cadeaux faits aux riches. Mais il est vrai que les GP suscitent toujours beaucoup de jalousie…

A noter qu’il n’y a eu aucune négociation avec les organisations syndicales ni compromis sur le sujet, et que cette annonce faite dans l’urgence est destinée à une application dès le 1er Septembre !

Au moment où l’entreprise va devoir s’engager dans un tournant essentiel de son histoire pour faire face à la hausse du baril de pétrole, au moment où 24 compagnies aériennes ont mis la clef sous la porte et des milliers d’emplois sont supprimés dans le transport aérien mondial, cette remise en question d’un de nos acquis sociaux essentiels ne facilite pas la cohésion sociale indispensable pour faire face au changement.

Trop de R1 dans les avions pour cause de trop d’ayant droits, coût du pétrole rendant les gentils R1 d’hier indésirables aujourd’hui, ou seule pression de l’URSSAF ? Dans tous les cas la CFDT condamne cette annonce de remise en cause de cet acquis social qui fait partie de notre identité d’entreprise de transport aérien et a pesé pour de nombreux salariés dans leur choix de notre entreprise. Les DRH n’ont ils jamais mis en avant cet avantage pour recruter ? 

Flambée des tarifs R1, menaces sur l’avenir du R2, aucune information sur les billets ZED et RN : la copie est à revoir et la CFDT demande un moratoire ! 

NON à la MORT du GP

18 avril 2008

Négociation pénibilité : le patronat suspend les négociations

 Le chef de file de la délégation patronale a annoncé hier qu’il suspendait la négociation pénibilité pour la reporter à une date à fixer fin mai, début juin.

69978364.jpgCette décision intervient au moment où le patronat se trouve dans l’incapacité d’avancer dans la négociation en mettant sur la table des propositions concrètes et acceptables en matière d’accès et de droits à une cessation anticipée d’activité.

 

Jusqu’au dernier moment la délégation patronale a tenté de reculer sa décision pour ne pas apparaître à l’initiative d’une rupture. Le chef de file a demandé aux organisations syndicales la poursuite des échanges sur les critères de pénibilités au sein d’un groupe technique.

 

Cette proposition a été déclinée par la CFDT comme par l’ensemble des autres organisations syndicales. En effet, sur les critères de pénibilités, se dégage une certaine convergence des positions entre patronat et organisations syndicales. Poursuivre la négociation sur ce seul point précis, au travers d’un groupe technique, apparaissait comme un moyen pour le patronat de gagner du temps dans une négociation qui n’a que trop duré.

 

Le sort de la négociation est incertain. Il est également conditionné par le contenu des mesures que prendra le ministre du travail sur ce sujet dans le cadre de la concertation sur les retraites qu’il annoncera en fin de semaine prochaine.

 

La CFDT considère que son engagement dans cette négociation a permis de faire sortir le patronat de son déni face à la réalité des pénibilités induites par certaines expositions ou formes d’organisations du travail et de faire converger 2094401539.jpgles positions sur les critères de pénibilités à prendre en compte.

 

Le problème posé par la prise en compte de la pénibilité reste entier et resurgira d’une façon ou d’une autre.

 

Sachez que nous rencontrerons Mardi 29 avril, le conseiller social du Ministre, à propos de l'âge de cessation d'activité chez le PNC.