19 décembre 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE...

Alors que plus de 85% des hôtesses et stewards ont participé à la grève du 25 au 29 octobre, déclenchée initialement par la CFDT, les négociations ont abouti à dégrader un peu plus les conditions de travail actuelles.

Il est important de noter que seulement 2/3 des PNC bénéficieront mensuellement d’une amélioration de leur rémunération actuelle, en partie liée à l’abandon de la RTT sur volontariat, alors que des conditions de travail dégradées seront imposées pour tout le monde.

La CFDT-PNC a déclenché le 7 décembre, une veille sociale sur les points qui détériorent nos conditions de travail.

Le 14 décembre lors du point d’étape avec le Président SPINETTA, ces points étaient toujours sur la table, pire, seuls quelques syndicats, dont la CFDT, les ont ouvertement dénoncé.

En conséquence la CFDT-PNC, bien qu’opposée par principe, demande à l’entreprise d’organiser un référendum auprès de tous les salariés PNC, afin qu’ils puissent se positionner clairement sur leur avenir. En effet deux approches syndicales de principe sont en jeu dans le futur accord collectif, même si le Président SPINETTA a tranché en faveur de celui de l’intersyndicale, majoritaire à 60%.

La CFDT à l’écoute du PNC sait que ce projet ne leur correspond pas. Nous estimons qu’il est difficile d’engager le futur des PNC sans leur avis.

La CFDT-PNC, à l’heure actuelle, n’exclut rien sur les suites à donner au conflit qui perdure depuis la suspension de la grève d’octobre 2007.

19 octobre 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE

Air France, cotée au CAC 40, affiche en externe l’image d’une entreprise au dialogue social irréprochable.

La réalité est malheureusement tout autre.

La vie quotidienne des 15 000 Personnels Navigants Commerciaux (PNC hôtesses et stewards) est régie par un accord à durée déterminée qui arrive à échéance le 1er janvier 2008. La Direction aurait dû ouvrir, conformément à ce texte, des négociations depuis le 1er avril.

Il n’en a rien été. Suite à l’annulation des élections professionnelles de mars 2007 (l’entreprise décidant de contester la représentativité de sud aérien contre l’évidence) et après deux réunions préambules les 29 juin et 19 juillet, la Direction a décidé d’attendre le dépouillement du 20 septembre 2007 avant d’entrer dans le vif des négociations.

La CFDT-PNC et l’UGICT CGT PNC ont envoyé de multiples courriers demandant des garanties au cas où la négociation n’aurait pas abouti au 2 janvier et ont décidé, début septembre, de déposer un préavis de grève les 26 et 27 octobre 2007. Il faut noter que la Direction n’a pas daigné y répondre, pire celle-ci agite la menace de dispositions unilatérales en cas d’absence d’accord au 2 janvier. Nous espérions que le délai laissé à l’entreprise Air France amènerait celle-ci à revoir sa position. Il n’en a rien été.

Entre temps, la Direction a construit des négociations sur la base d’un futur accord à coûts constants, amenant l’ensemble des syndicats PNC (CFTC-FO-SNPNC-SUD-UNAC-UNSA) à se joindre à la CFDT-PNC et à l’UGICT CGT-PNC, et à amplifier la grève par un nouveau préavis du 25 au 29 octobre. Les participations historiques aux élections professionnelles de mars 2007 et septembre 2007 (plus de 80%) laissent prévoir une mobilisation de grande ampleur.

Pour la CFDT-PNC et l’UGICT CGT-PNC, ce mouvement sera amené à être reconduit si la Direction ne répond pas favorablement à nos revendications.

23 avril 2007

1er tour de la Présidentielle

Une bonne nouvelle pour la démocratie

Avec un taux de participation exceptionnel, ce premier tour de l’élection présidentielle rompt avec une période de hausse constante et régulière de l’abstention depuis près de vingt ans. Après une campagne qui a  visiblement intéressé les Français, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie. Sans tirer de conclusions trop hâtives, cette mobilisation semble traduire une réconciliation des citoyens avec le débat public.

Ce résultat donne une très forte responsabilité aux deux candidats qualifiés pour le deuxième tour. Il leur revient d’honorer ce sursaut citoyen en précisant de quelle façon ils entendent incarner la fonction présidentielle. Les quinze jours qui viennent doivent être l’occasion  d’un débat clair à partir de leur vision de l’avenir de notre pays, en Europe et dans le monde.

La CFDT, avec sa légitimité d’organisation syndicale, a pris sa place dans cette période en appelant à voter massivement. Elle a souhaité  que les préoccupations des salariés soient prises en compte dans le débat, en particulier à travers le plein emploi, le pouvoir d’achat, la cohésion sociale, la relance de la construction européenne  Elle attend de cette élection la perspective d’un renouvellement de la démocratie politique et sociale.

 

29 décembre 2006

Où va transavia?

Le groupe AF/KLM a décidé de relancer son activité "transports loisirs". La création de sa filiale Transavia parait cohérente avec la stratégie de développement du groupe AF/KLM. Son implantation sur l'aéroport d'Orly semble de nature à redynamiser ce bassin d'emplois, et l'annonce de la création dans les 3 ans de 400 emplois directs et 1600 emplois indirects à terme, participe au projet énoncé par les collectivités territoriales concernées. Mais ses employés bénéficieront-ils de la convention d'entreprise d'Air France ou seulement du Code Aviation Civile?medium_Transavia_B737-700_PH-XRD.jpg

Compagnie hybride, mi-charter mi-low-cost, Transavia bénificiera de l'image et de la puissance du Groupe AF/KLM.

Mais au delà du programme d'activité de lancement, son développement ne sera certainement pas neutre pour les opérateurs charters français, comme pour Air France.

Certes, il n'y aura pas de desserte sur une même destination des 2 compagnies (AF et Transavia), donc AF va commencer par abandonner au profit de Transavia, Naples et une destination d'Afrique du Nord. Et demain? La CFDT restera vigilante sur ces évolutions, et ces transferts de réseaux. En effet une destination qui disparait c'est des emplois PNC en moins aux conditions AF...

Notre Union Fédérale Aérienne (UFA) CFDT réitère sa demande d'organisation d'une table ronde portant sur le thème "Politique et Développement du Transport Aérien Français", afin de pouvoir débattre avec l'ensemble des acteurs de l'avenir du pavillon français.