04 juillet 2008

Air France relève les origines ethniques de certains stewards et hôtesses

Attaquée par SOS Racisme, la compagnie Air France justifie l'utilisation de fiches précisant l'origine ethnique des stewards et hôtesses volontaires pour les "vols spéciaux" comme un outil de promotion de la "diversité", sans lever toutes les interrogations en interne.

L'association antiraciste a déposé plainte le 15 mai 2008 devant le procureur à Pontoise pour "fichage ethnique du personnel" et "discrimination raciale dans les affectations de vols" des personnels navigants commerciaux (PNC, stewards et hôtesses). Le dossier devrait vraisemblablement être transmis au parquet de Bobigny, normalement compétent pour la zone aéroportuaire.

Par la voix de Samuel Thomas, SOS Racisme accuse Air France de faire le "tri" au regard de critères ethniques pour "satisfaire les demandes commerciales de certains passagers".

Pour Air France, les fiches détaillées établies depuis "fin 2003" sur des PNC volontaires sont un "outil d'équité et de diversité" pour composer les équipages de ces vols, souvent de prestige (vols officiels, VIP, inauguraux, avions affrétés par des fédérations sportives, entreprises, vols humanitaires), ainsi que les "manifestations exceptionnelles" (salons, interviews, etc). "Notre personnel est très divers. Nous tenons à le montrer sur les vols spéciaux où c'étaient toujours les mêmes qui partaient auparavant", ajoute un porte-parole, qui précise que 1.000 salariés (sur 16.000 PNC) sont actuellement répertoriés.

fichiers ethniques.jpgPour chaque PNC volontaire, une fiche est remplie par un cadre lors d'un entretien. Après la taille et avant la couleur des cheveux, il est demandé de le classer parmi sept critères ("africain, antillais, asiatique, eurasien, indien, méditerranéen, occidental"). Selon Cyril Jouan, secrétaire national CFDT à Air France, la direction, interpellée à plusieurs reprises par son syndicat et Sud, "a expliqué qu'il s'agit également de répondre au mieux à la demande des clients". Ainsi, dit-il, un affréteur privé indien "a demandé et obtenu un équipage indien sur un vol Paris-Cayenne".

"On s'interroge sur ces motivations économiques et leurs limites", poursuit M. Jouan, qui réclame "des réponses claires et convaincantes" et "la suppression des critères de typologie raciale".

Ces critères sont "illégitimes" et "illégaux", s'indigne SOS Racisme, qui rappelle la décision du Conseil constitutionnel du 15 novembre 2007 d'invalider l'article de la loi sur l'immigration concernant les statistiques ethniques, notamment dans les entreprises. "Le Conseil constitutionnel n'a fait que rappeler la règle", souligne M. Thomas.

Air France répond que son procédé "est déclaré à la Cnil (NDLR: la Commission nationale informatique et libertés) depuis février 2004" et que les renseignements à caractère ethnique "ne sont pas obligatoires" et conservés "avec l'accord" du salarié. Depuis plusieurs années, des associations et directeurs de ressources humaines militent pour des outils de mesure des origines des salariés, pour lutter contre les discriminations dans le monde du travail.

La Cnil elle-même est favorable à une évolution. Accusée d'avoir "autorisé la création d'un outil de discrimination à l'embauche", l'autorité répond à SOS Racisme avoir délivré le 12 février 2004 à Air France un récipissé du dépôt de sa déclaration. "La loi informatique et libertés ne soumettait pas à l'époque la mise en oeuvre de ce type de traitement à une autorisation préalable de la Cnil", écrit son président Alex Türk, dans un courrier consulté par l'AFP, précisant qu'il va "intervenir" néanmoins auprès d'Air France.

Pétrole cher : Air France-KLM se rogne les ailes

Conséquence de la hausse du prix du kérozène : Air France - KLM s'apprête à réduire ses ambitions en matière de capacités dès la prochaine saison d'hiver.

«Par rapport aux années précédentes, on va limiter l'augmentation de l'offre pour le programme hiver 2008-2009, mais il y aura quand même une croissance», a déclaré un porte-parole de la compagnie, ajoutant que «des précisions seront données au plus tard en septembre».

Air France - KLM avait dans un premier temps envisagé d'augmenter ses capacités de 4 %. En définitive, avec le renchérissement du prix du kérozène, les objectifs ont été considérablement revus à la baisse. Le transporteur table désormais sur une quasi-stabilité de ses capacités (+1,1%), selon les chiffres communiqués hier par Jean-Cyril Spinetta, le patron de la compagnie.

«Une question de survie»
Air France prévoit aussi des économies supplémentaires de 100 millions d'euros. «Chaque service a été appelé à retarder ses dépenses», a précisé François Cabrera, le secrétaire général (CFDT) du comité central d'entreprise (CCE) d'Air France. La direction du groupe a annoncé «une maîtrise des embauches renforcée», ce qui signifie en pratique un gel des embauches selon François Cabrera. Air France envisage aussi une sortie anticipée de toute la flotte des Boeing 747-400, trop gourmands en kérosène.

empenage AF.jpgCe plan de rigueur n’est pas vraiment une surprise pour les salariés du groupe. Ces mesures viennent s'ajouter aux 150 millions d'euros d'économies déjà annoncées en mai par Jean-Cyril Spinetta, lors de la conférence de presse-bilan du groupe.

Selon le quotidien Les Echos, Air France examinerait aussi « la possibilité d’un accord de partenariat » avec Veolia Tansport dans la grande vitesse ferroviaire. L’idée sous-jacente est de permettre à la compagnie aérienne d’acheminer ses passagers par rail sur certains axes.

Ces adaptations de l'offre du groupe sont une question de survie, selon le directeur général commercial France, Christian Boireau. «Aujourd'hui notre préoccupation, c'est de savoir comment être encore en vie d'ici à deux ans.»

 

29 juin 2008

La mort des GP : CONTRE, CONTRE et CONTRE

L’URSSAF a adressé à Air France fin 2007 une « lettre de recommandations » sur le traitement de nos facilités de transport exigeant un relevé individuel pour chaque agent, permettant de facturer charges et impôts si l’avantage en nature est avéré (plus de 30% d’écart avec le prix public le plus bas). 

Ce mercredi 19 Juin, la Direction Générale a présenté à l’ensemble des syndicats « sa solution » (pour ne pas avoir à payer les charges qui lui reviendraient) qui consiste à remonter les tarifs des R1 à hauteur de -30% du prix public le plus bas, ce qui représente une augmentation sur le tarif R1 high A/R de 554€ sur PPT, de 29€ sur MRU, en passant par BKK à +179€ et bien d’autres (les tarifs M et L disparaissant au passage dans de nombreux cas).

Ce serait donc aux seuls salariés de financer la totalité des conséquences de l’attaque de l’URSSAF.

Quant au R2 aucune info fiable mais des pistes pour d’éventuels espoirs de traitement différencié, l’URSSAF ne considérant pas pour l’instant que les galères du GP suffisent à différencier un billet R2 d’un produit du marché. Cette épée de Damoclès n’est pas acceptable et nous exigeons la transparence sur les issues pour le R2.

De nombreux personnels vivent comme une injustice insupportable que nos GP ne figurent pas dans le décret de 1983 sur les dérogations URSSAF (RATP, SNCF, …). Quant à la pseudo traque aux niches fiscales, il y avait sans doute plus efficace pour compenser les 15 milliards de cadeaux faits aux riches. Mais il est vrai que les GP suscitent toujours beaucoup de jalousie…

A noter qu’il n’y a eu aucune négociation avec les organisations syndicales ni compromis sur le sujet, et que cette annonce faite dans l’urgence est destinée à une application dès le 1er Septembre !

Au moment où l’entreprise va devoir s’engager dans un tournant essentiel de son histoire pour faire face à la hausse du baril de pétrole, au moment où 24 compagnies aériennes ont mis la clef sous la porte et des milliers d’emplois sont supprimés dans le transport aérien mondial, cette remise en question d’un de nos acquis sociaux essentiels ne facilite pas la cohésion sociale indispensable pour faire face au changement.

Trop de R1 dans les avions pour cause de trop d’ayant droits, coût du pétrole rendant les gentils R1 d’hier indésirables aujourd’hui, ou seule pression de l’URSSAF ? Dans tous les cas la CFDT condamne cette annonce de remise en cause de cet acquis social qui fait partie de notre identité d’entreprise de transport aérien et a pesé pour de nombreux salariés dans leur choix de notre entreprise. Les DRH n’ont ils jamais mis en avant cet avantage pour recruter ? 

Flambée des tarifs R1, menaces sur l’avenir du R2, aucune information sur les billets ZED et RN : la copie est à revoir et la CFDT demande un moratoire ! 

NON à la MORT du GP

12 juin 2008

POUR LA DEFENSE DE NOS ACQUIS...

Vous trouverez, grâce au lien suivant, le dernier tract de la CFDT appelant à la manifestation du 17 juin.

 PARCOURS DE LA MANIFESTATION POUR PARIS :

HEURE DE DEPART : 14H30

BASTILLE – PORT ROYAL

08 juin 2008

CRPN: VOTEZ FGTE-CFDT...

Vous avez jusqu'au 24 juin pour voter. Alors que la CFDT travaille sans relache pour faire reconnaitre la pénibilité de notre métier, et pousse
pour une retraite pleine et entière dès 55 ans.
La liste CFTC-SNPNC-SNPNAC/UNSA soutient l'association qui veut voir disparaitre le décret afin de nous obliger à travailler jusqu'à 60 ans.
VOTER CFDT C'est LA GARANTIE DE FAIRE RESPECTER SES DROITS.

18 avril 2008

Négociation pénibilité : le patronat suspend les négociations

 Le chef de file de la délégation patronale a annoncé hier qu’il suspendait la négociation pénibilité pour la reporter à une date à fixer fin mai, début juin.

69978364.jpgCette décision intervient au moment où le patronat se trouve dans l’incapacité d’avancer dans la négociation en mettant sur la table des propositions concrètes et acceptables en matière d’accès et de droits à une cessation anticipée d’activité.

 

Jusqu’au dernier moment la délégation patronale a tenté de reculer sa décision pour ne pas apparaître à l’initiative d’une rupture. Le chef de file a demandé aux organisations syndicales la poursuite des échanges sur les critères de pénibilités au sein d’un groupe technique.

 

Cette proposition a été déclinée par la CFDT comme par l’ensemble des autres organisations syndicales. En effet, sur les critères de pénibilités, se dégage une certaine convergence des positions entre patronat et organisations syndicales. Poursuivre la négociation sur ce seul point précis, au travers d’un groupe technique, apparaissait comme un moyen pour le patronat de gagner du temps dans une négociation qui n’a que trop duré.

 

Le sort de la négociation est incertain. Il est également conditionné par le contenu des mesures que prendra le ministre du travail sur ce sujet dans le cadre de la concertation sur les retraites qu’il annoncera en fin de semaine prochaine.

 

La CFDT considère que son engagement dans cette négociation a permis de faire sortir le patronat de son déni face à la réalité des pénibilités induites par certaines expositions ou formes d’organisations du travail et de faire converger 2094401539.jpgles positions sur les critères de pénibilités à prendre en compte.

 

Le problème posé par la prise en compte de la pénibilité reste entier et resurgira d’une façon ou d’une autre.

 

Sachez que nous rencontrerons Mardi 29 avril, le conseiller social du Ministre, à propos de l'âge de cessation d'activité chez le PNC. 

15 avril 2008

TOUT CA POUR CA!!!

614858573.jpgCe soir l'Intersyndicale sans SUD, devait avoir signé l'accord cadre du prochain accord collectif PNC. Sans revenir sur la genèse nous vous donnons quelques informations qui nous amène à ne pas signer cet accord.

En tout premier lieu la CFDT-PNC comme les 2 autres syndicats, se sont engagés dans un projet d'accord minoritaire mais souhaitaient que l'ensemble du PNC puisse se positionner. Il n'en est rien pour celui-ci, en effet l'UNSA, le SNPNC, la CFTC et FO sont majoritaire et selon la loi Fillon ne sont pas obligé de présenter leur accord à consultation. Nous en prenons acte.

En second lieu, à l'issue du référendum de mars, et du NON massif, nous nous étions exprimé sur la volonté de conserver notre accord, mais de l'améliorer grâce à une augmentation de l'enveloppe. Il s'avère que cette enveloppe ne sera pas augmentée, par conséquent certains points que nous avions obtenu ne sera pas dans l'accord de l'IS, nous le déplorons.

En définitif ce qui nous amène à ne pas signer cet accord c'est la répartition de l'enveloppe et son montant. On peut toujours souhaiter gagner plus, mais à la CFDT nous ne voulons pas que cela soit au détriment de nos conditions de travail.

Lors du dernier conflit d'octobre, la CFDT-PNC avait à plusieurs reprises exprimé que nous ne souhaitions pas travailler plus pour gagner plus 2014395583.gifmais bien travailler mieux dans de meilleures conditions.

Que certains PNC ne partagent pas cette vision des choses est louable, mais ici nous réaffirmons nos positions et nous les défendrons jusqu'au bout.

Par curiosité ou pour mémoire, vous pouvez lire le tract de l'IS, après le référendum: La Force du NON _tract IS

11 avril 2008

ACCORD COLLECTIF: FIN DES NEGOCIATIONS!!!

Vendredi 11 avril à 15h30 se sont terminées les négociations sur l'accord collectif.

La mise à signature de la trame du nouvel accord collectif débutera Lundi 14 avril 2008 apres-midi pour finir le mercredi 16 avril 2008 en soirée.

L'enveloppe est  similaire, seule la répartition est differente.

Nous vous fournirons une analyse détaillée des modifications apportées dès la semaine prochaine.

 

 

10 avril 2008

Coup d’envoi de la négociation sur le stress professionnel

Dès la première séance, les partenaires sociaux se sont entendus sur la mise en place d’un calendrier de négociation.

1453530709.jpgÀ l’heure où le gouvernement semble enfin prendre la mesure des dangers liés au stress professionnel, les partenaires sociaux ont entamé le 7 avril la négociation sur la transposition en droit français de l’accord-cadre européen sur le stress signé en 2004. Lors de ce premier tour de piste, les négociateurs ont unanimement émis la volonté d’avancer rapidement sur ce dossier pour ne pas tomber dans les travers de la négociation Pénibilité (1). Trois séances sont donc programmées jusqu’en juillet prochain pour « enrichir » l’accord européen existant. De leur côté, les organisations syndicales sont invitées à remettre des propositions d’amendements pour la fin de la semaine.

En formalisant l’existence d’un vrai problème de stress au travail, Bruxelles avait réussi un compromis inédit en matière de 1091744851.jpgsanté au travail. Mais, pour la CFDT, l’approche du texte européen ne suffit pas. « Il faut que soit clairement réaffirmée la responsabilité potentielle de l’organisation du travail comme facteur de stress », précise Jean-Louis Malys, chef de file CFDT de cette négociation. Une démarche jugée indispensable pour « agir le plus en amont possible, tant la question de la prévention passe par la prise en compte des conditions de travail ». Parallèlement, la CFDT entend bien gommer la part individuelle du stress, trop souvent mise en avant par les entreprises pour s’exempter de leurs responsabilités. D’où la nécessité de donner à cette négociation un cadre collectif impliquant l’ensemble des composantes de l’entreprise. Encore faut-il pour cela « créer les conditions d’une réelle possibilité d’expression des salariés sur l’organisation de leur travail, où les instances représentatives du personnel auraient toute leur place », ajoute Jean-Louis Malys.